2 machines à distiller : alambics simples à col de cygne

Désignation

Dénomination de l'objet

Machine à distiller (2)

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Alambic simple à col de cygne

Titre courant

2 machines à distiller : alambics simples à col de cygne

Localisation

Localisation

Limousin ; Haute-Vienne (87) ; Limoges ; 52, 54 rue de Belfort ; distillerie Aimé Boulle et fils, puis La Grande Distillerie du Centre

Numéro INSEE de la commune

87085

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Limoges

Canton

Limoges-Carnot

Adresse de l'édifice

Belfort (rue de) 52, 54

Nom de l'édifice

Distillerie Aimé Boulle et fils, puis La Grande Distillerie du Centre

Référence Mérimée de l'édifice

IA87000243

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Dans le laboratoire de la distillerie.

Description

Catégorie technique

Industrie liée à l'alimentation

Structure et typologie

Matériau d'origine végétale (liquide, produit semi-fini)

Matériaux et techniques d'interventions

Cuivre, fonte, brique, céramique, bois

Description matérielle

Ces deux alambics identiques sont en cuivre étamé. Chaque alambic se compose d'une chaudière appelée curcubite qui repose dans le fourneau. Elle est dotée d'une douille avec bouchon pour le remplissage en eau au fur et à mesure de l'évaporation. Dans la curcubite est déposé le bain-marie, élément en cuivre dans lequel est placé le liquide à distiller. Il est coiffé du chapiteau percé en sa partie supérieure d'un orifice destiné à recevoir le col de cygne, tuyau de cuivre reliant l'alambic au condensateur. Le chapiteau est muni aussi d'une douille pour le remplissage du bain-marie. Des cercles collets et des systèmes de fermeture à vis garantissent un assemblage hermétique entre la curcubite, le bain-marie et le chapiteau. La hauteur d'un alambic, de la base de la curcubite (dans le fourneau) au sommet du chapiteau est de 1, 20 m, pour un diamètre maximum de 0, 70 m. Le condenseur, appelé réfrigérant, reçoit par l'intermédiaire du col de cygne les vapeurs alcooliques issues de l'évaporation dans le bain-marie. Mesurant 0, 90 m de haut pour un diamètre de 0, 60 m, il repose sur un trépied en bois. Il est constitué d'un réservoir en cuivre appelé bâche, alimenté en eau froide par un entonnoir placé sous un robinet. Dans le réfrigérant se déploie un tuyau, le serpentin, prolongement du col de cygne, où se condensent les vapeurs. Le réfrigérant est muni de deux robinets à sa base : l'un pour la vidange régulière de l'eau, l'autre, appelé bec à corbin, d'où s'écoule le produit issu de la distillation. Les deux alambics ne diffèrent que dans la hauteur du renflement de la curcubite au niveau de l'appui sur le fourneau. Curcubite, bain-marie et réfrigérant sont munis d'anses. L'inscription concernant le constructeur est gravé sur les alambics, et figurent sur des plaques ovales fixées aux condenseurs. Les deux alambics sont disposés sur un fourneau en fonte (390 x 100 x 83 cm) à quatre foyers à bois ; deux de ces foyers étant destinés aux deux bassines à sirop disposées entre les alambics. Sous chaque foyer est disposé un cendrier. Le fourneau est percé de deux autres portes intercalées entre les foyers destinées certainement à l'entretien. Le fourneau est surmonté sur une hauteur de 60 cm environ de quatre grands carreaux rectangulaires de céramique blanche encadrés de petits carreaux bleus (porcelaine ?), puis de brique rouge. A mi-hauteur sont disposés quatre registres pour le réglage du tirage des foyers. L'ensemble est coiffé d'un faux-manteau en forme de hotte, compartimentée en deux conduits, en brique enduite reposant sur un linteau en fonte orné de carreaux de céramique bleue.

Dimensions normalisées

D = 0,70 m ; h = 1,20 m

État de conservation (normalisé)

En service

Inscription

Inscription concernant le fabricant

Précisions sur l'inscription

Inscription concernant le fabricant : Egrot à Paris.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Egrot (usine)

Lieu de création

Ile-de-France, 75, Paris

Siècle de création

2e moitié 19e siècle

Description historique

Ces alambics et leurs équipements sont probablement ceux mis en place dès 1885 dans cette distillerie. Leur date de construction n'est pas connue. Ils pourraient provenir de la première distillerie fondée par M. Boulle dans les années 1870, où avoir été construits pour celle de la rue de Belfort. Il s'agit d'un modèle très répandu, appelé alambic simple à col de cygne, couramment employé dans les distilleries artisanales, aussi bien chez les distillateurs-liquoristes que les distillateurs de parfums. Les alambics et leur réfrigérant sont l'oeuvre du constructeur parisien Egrot, très importante entreprise de chaudronnerie fondée vers 1780.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (enquête partielle, commune de Limoges)

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Adresse du dossier Inventaire

Région Limousin - Service de l'Inventaire et du Patrimoine culturel 27 boulevard de la Corderie 87031 Limoges Cedex - 05 87 21 20 95 ou 05 87 21 20 90

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2 machines à distiller : alambics simples à col de cygne
2 machines à distiller : alambics simples à col de cygne
© Inventaire général, ADAGP
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