Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Pierre-ès-liens

Désignation

Titre courant

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Pierre-ès-liens

Localisation

Localisation

Aquitaine ; Lot-et-Garonne (47) ; Penne-d'Agenais ; place du 8-Mai-1945 ; église paroissiale Saint-Pierre-ès-liens

Numéro INSEE de la commune

47203

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Penne-d'Agenais

Lieu-dit

Port-de-Penne

Adresse de l'édifice

8-Mai-1945 (place du)

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-Pierre-ès-liens

Référence Mérimée de l'édifice

IA47002783

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Description historique

Un rapport du curé Jean Vernhier (1572) fait état du dénuement de l'église Saint-Pierre après le passage des troupes huguenotes : celles-ci ont 'rompu et bruslé tous les autels, verrières et aultres meubles'. En 1592, l'évêque Nicolas de Villars trouve l'église transformée en fort et 'pleine de hardes et même de bétail' : la totalité du mobilier doit donc être détruite ou perdue. La nomination d'un desservant quelques années après dut entraîner sa reconstitution au moins partielle. En 1668, Claude Joly décrit un mobilier incomplet, mais d'une certaine richesse : au maître-autel, un grand tabernacle en bois doré de 5 pieds est surmonté d'une niche (avec une statue de saint Pierre) et d'un tableau de 3 pieds sur 5 de la Délivrance de saint Pierre (le format en largeur peut être l'indice d'une certaine ancienneté) ; côté Evangile, l'autel anonyme est 'tout nud', mais celui dédié à saint Clair (où est établie une confrérie depuis 1667) possède un grand tableau de 5 pieds ('Saint Clair et saint Jean') ; en revanche, le confessionnal et la chaire manquent, tandis que les fonts baptismaux ne sont pas conformes. L'ensemble est complété au début du 18e siècle : entre 1712 et 1728, le curé Jean-Laurent Soland bâtit un nouvel autel dédié à saint Joseph, où il établit une confrérie de ce nom. Avant 1733, date du passage de Mgr de Saléon, plusieurs changements sont effectués : si le tabernacle du maître-autel semble le même qu'en 1668, le tableau d'autel a été renouvelé ('Christ en croix entre saint Pierre et saint Jean') et l'on a acquis un confessionnal 'à trois places, garni de grilles et d'images dévotes' ainsi qu'une chaire à prêcher en noyer 'avec son dais et sa garniture autour' ; dans le choeur sont placés les bancs de Mme Cantagrel et de MM. Delbret de Croquelardit et Bardet de Lavolvène. Ce mobilier dut toutefois se dégrader assez rapidement, car l'église 'menace ruine' en 1782 lors de la visite de Mgr de Bonnac. Il ne reste rien de cet ensemble antérieur à la Révolution, hormis un petit plat de quête du 17e (?) siècle. Le mobilier actuel date de la 2e moitié du 19e siècle : maître-autel et groupes sculptés par la maison Virebent de Toulouse, buste de Mgr Rumeau par Léon Mories (1923), cloches par le Bordelais Elie Deyres (1858) et la fabrique savoyarde Paccard, etc...

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dénomination du dossier

Présentation du mobilier

Partie constituante non étudiée

Lambris de demi-revêtement, monument aux morts, verrières(6), bénitiers(2), clôture de choeur, meuble de sacristie, dais de procession, chandeliers d'autel(16), croix d'autel(4), vases d'autel(2), burettes(3), plateau à burettes, calice, ciboire, ostensoirs(2), patènes(2), thabors(2), ampoule à huile des catéchumènes, réserve à eau baptismale, encensoir, goupillon, navettes à encens(2), seau à eau bénite, croix de procession(2), baiser de paix, chemins de croix(2), croix, reliquaires(3), chandeliers d'église(2), bourses de corporal(6), voiles de calice(6), chasubles(6), étoles(6), manipules(6), fauteuil, chandeliers(4), éteignoir, groupes sculptés(2), statues(14), estampe, livres(4), cloche, harmonium, horloge

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003