verrières de la chambre de Madame Mouliérat et du cabinet aux grisailles

Désignation

Dénomination de l'objet

Verrière

Titre courant

Verrières de la chambre de Madame Mouliérat et du cabinet aux grisailles

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Prudhomat ; château fort de Castelnau-Bretenoux

Numéro INSEE de la commune

46228

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Bretenoux

Lieu-dit

Castelnau

Nom de l'édifice

Château fort de Castelnau-Bretenoux

Référence Mérimée de l'édifice

IA46100570

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Description

Catégorie technique

Vitrail

Matériaux et techniques d'interventions

Verre (en plusieurs éléments, polychrome, verre transparent) : peint, polychrome, grisaille sur verre, plomb

Description matérielle

Chambre de Mme Moulierat. Inv; 17.6.29 (en haut à droite), panneau d’antiquaire rectangulaire. Grisaille et jaune d’argent. Inv 17.6.30 (en vis-à-vis à gauche) Panneau d’antiquaire rectangulaire. Inv - 17.7.31 (en bas à droite) Panneau d’antiquaire rectangulaire. Fragments du XVe et du XVIe s. Inv 17.7.32 (en vis-à-vis à gauche) Panneau d’antiquaire rectangulaire. Regroupement de pièces des XVe et XVIe s. Inv 17.7.33. Panneau d’antiquaire rectangulaire. Nombreux collages remplaçant des plombs de casse). Inv 17.7.34 (en bas à droite) Panneau d’antiquaire rectangulaire. Inv : 17.7.35 (en bas à gauche) Panneau d’antiquaire rectangulaire composé de neuf pièces du XVe et du XVIe s. Inv 17.7.36 (en haut à gauche) Rondel. scène peinte en grisaille et jaune d’argent entourée de son chapeau de triomphe à motif de tiges feuillues ponctué de quatre pièces de couleur. 1er quart du XVIe s. Un plomb de casse.
Cabinet aux grisailles. Inv 18.1.1 (en haut à droite) Rondel rectangulaire. Grisaille, jaune d’argent, sanguine et émail bleu, début du XVIIe s. Intact à l’exception d’un collage dans l’angle inférieur droit. Inv 18.1.2 (en haut à gauche) Panneau rectangulaire, pièce remontée sur fond bleu. Grisaille et sanguine, traces involontaires de jaune d’argent. Inv 18.1.3 (en bas à droite) Rondel héraldique ovale d’origine flamande. Grisaille, jaune d’argent et émaux. Deux collages. Inv 18.1.4 (en bas à gauche) Rondel héraldique ovale d’origine flamande. grisaille, jaune d’argent et émaux, vers 1650. Collages.

Indexation iconographique normalisée

Décor d'architecture, lys, homme (en buste), draperie, Circoncision du Christ, Christ, Vierge de Pitié, combat, draperie, phylactère, guirlande, Calvaire, saint Matthieu, ange, armoiries

Description de l'iconographie

Chambre de Madame Mouliérat . Inv : 17.6.29 (en haut à droite), assemblage comprenant deux carreaux ornés de créatures fantastiques ou « drôleries » d’une vitrerie civile du XVe s., éléments de dais architecturaux, petite tête fragmentaire.£Inv 17.6.30 (en vis-à-vis à gauche) Assemblage du même type que celles du panneau voisin, et de cinq pièces des XVe et XVIe s., dont un élément de bordure fleurdelisée et un buste d’homme barbu. Inv - 17.7.31 (en bas à droite) Pièce de drapé, motif ornemental, débris d’encadrements architecturaux. Inv 17.7.32 (en vis-à-vis à gauche), fragment de personnage, pièces de fond damassé, motifs de bordures, inscription (LE CUIDER …). Inv 17.7.33. Au centre, la Circoncision, scène provenant du socle d’une niche monumentale ou de l’arrière-plan d’une autre représentation, vers 1480. Au-dessus, la tête du Christ mort, fragment d’une Vierge de pitié, vers 1500. En haut, élément de bordure, 2e moitié du XVIe s., et fragment de combat équestre, fin du XVIe s. En bas, trois fragments des XVe et XVIe s. dont deux pièces de bordures fleurdelisées. Inv 17.7.34 (en bas à droite) : éléments d’architecture, fragment d’inscription relative à la trahison de Judas. Inv 17.7.35 (en bas à gauche), drapés, éléments de bordures végétales, et fragments d’une tunique de sparterie et de phylactères provenant d’une verrière de la vie de saint Jean-Baptiste normande. Inv 17.7.36 (en haut à gauche). Le Calvaire.£Cabinet aux grisailles : Inv 18.1.1. Saint Matthieu à mi-corps écrivant son évangile assisté de l’ange, son symbole (inscription S MATTHEUS). Inv 18.1.2. Tête d’un personnage extraite d’une verrière monumentale, Inv 18.1.3 (en bas à droite) Écu armorié mi-parti tenu par un ange, fond de paysage ; bordant la partie inférieure, un phylactère porte la date de 1648 et la devise MORS ET AB ARBORE VITA. Inv 18.1.4 (en bas à gauche) Ecu armorié tenu par un ange, fond de paysage, panneau semblable au précédent mais d’une autre facture.

Dimensions normalisées

Inv 17.6.29 (en haut à droite), Inv 17.6.30 (en vis-à-vis à gauche) : h = 34 cm ; la = 21 cm. Inv 17.7.31 (en bas à droite), 17.7.32 (en bas à droite) h = 28 cm ; la = 18 cm. Inv 17.7.33. h = 48 cm; la = 32 cm. Inv 17.7.34 (en bas à droite), Inv 17.7.35 (en bas à gauche) : h = 40 cm ; la = 21 cm. Inv 17.7.36 d = 22 cm. Inv 18.1.1 (en haut à droite) h = 17 cm ; la = 14 cm. Inv 18.1.2 (en haut à gauche) h = 20 cm ; la = 14 cm. Inv18.1.3 (en bas à droite) h = 24 m ; la = 20 cm.

État de conservation (normalisé)

Remontage, oeuvre restaurée

Inscription

Inscription (peint, sur l'oeuvre), date (peint, sur l'oeuvre)

Précisions sur l'inscription

Inv 17.7.32, inscription (LE CUIDER …). Inv 17.7.34 (en bas à droite) : fragment d’inscription relative à la trahison de Judas. Inv 18.1.1. (inscription S MATTHEUS). Inv 18.1.2. un phylactère porte la date de 1648 et la devise MORS ET AB ARBORE VITA.

Historique

Siècle de création

1er quart 16e siècle

Description historique

Propriété de la famille de Castelnau depuis le Moyen Âge, le château passa par héritage aux Clermont-Lodève, puis en 1715 aux Luynes, qui s’en défirent en 1830. Il servit ensuite de carrière de pierre et, en 1851, un incendie détruisit en grande partie l’aile sud-ouest bâtie au XVIIe siècle. Ce monument que Prosper Mérimée jugeait difficile à restaurer changea encore plusieurs fois de mains, appartenant notamment en 1873 à l’abbé Selves, curé de Prudhomat. L’artiste lyrique parisien Jean Mouliérat (1853-1932), originaire de Vers près de Cahors, acquit le château en 1896 et entreprit sa remise en état en 1898. Il y rassembla des meubles médiévaux participant d’une reconstitution d’ambiance avec des tapisseries, des tableaux, des sculptures et des vitraux, collection éclectique qui fit de Castelnau « le plus beau château-musée qui existe en France » (article nécrologique, Le Figaro, 22 avril 1932). Soucieux d’en assurer la conservation, le ténor le légua à l’État deux jours avant son décès. Les centaines d’objets d’art répertoriés dans l’inventaire de sa donation sont principalement répartis dans les appartements du premier étage de l’aile ouest.
En plus de quelques panneaux civils acquis dans le marché d’art, les vitraux remontés dans les fenêtres du château sont essentiellement des « panneaux d’antiquaire » composés de petits fragments de verrières d’époques diverses, sans doute glanés dans des réserves d’ateliers. Parmi ces fragments pour la plupart réunis en panneaux-macédoine à visée purement décorative se distinguent quelques pièces significatives, entre autres normandes. Toute information manque sur le ou les peintres verriers qu’employa Jean Mouliérat pour agencer ces pièces dans les vantaux des différentes fenêtres closes de losanges ou de vitreries à bornes. L’œuvre majeure de la collection est la verrière axiale de l’abside de la cathédrale de Quimper placée dans l’oratoire aménagé dans l’ancienne salle des gardes au-dessus de la tour d’entrée. Jean Lafond reconnut vers 1960 la provenance de ce Calvaire monumental à partir des dessins publiés en 1896 par Ottin (Lafond, 1962), et le cheminement de ce vitrail réalisé vers 1415 aux frais du duc Jean V de Bretagne est depuis en partie précisé : une création lui avait été substituée en 1857, bientôt remplacée pour des raisons esthétiques par une reproduction de la verrière originale remisée dans un dépôt. Celle-ci aboutit ainsi en 1869 dans l’atelier parisien d’Antoine Lusson, chargé d’en exécuter la copie, et y demeura probablement emmagasinée jusqu’à la disparition de l’entreprise en 1905 (Gatouillat, 2007, 2013). Réinstallée vers 1918 à Castelnau-Bretenoux, la verrière fut complétée et adaptée à son nouveau cadre, une baie en arc brisé sans meneaux percée pour elle.
Confiée à l’atelier d’Anne-Hélène Bras et Benoît Girault à Figeac, et à Anne Pinto pour la verrière quimpéroise, une campagne de restauration de l’ensemble des vitraux du château a débuté en 2007, chacun étant allégé des plombs de casse qui en altéraient la lecture. Les cotes administratives qui les désignent dans la succession des salles servent de fil conducteur au présent inventaire ; les mesures relevées excluent les filets d’encadrement modernes.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Date et typologie de la protection

1862 / classé au titre immeuble.

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement du vitrail

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2017

Date de rédaction de la notice

2020