Fonts baptismaux

Désignation

Dénomination de l'objet

Fonts baptismaux

Numéro artificiel de différenciation de l'objet

3

Titre courant

Fonts baptismaux

Localisation

Localisation

Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Champdieu ; Église prieurale et paroissiale Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Numéro INSEE de la commune

42046

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montbrison

Lieu-dit

Bourg (le)

Nom de l'édifice

Église prieurale et paroissiale Saint-Sébastien et Saint-Domnin

Référence Mérimée de l'édifice

IA42001486

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Collatéral nord, 1ère travée

Description

Catégorie technique

Sculpture, menuiserie

Structure et typologie

D'applique

Matériaux et techniques d'interventions

Bois : décor en bas-relief, peint, doré à la feuille

Description matérielle

Fonts baptismaux en bois feuillu, formés d'un pied en tronc de pyramide octogonale, d'un couvercle cylindrique à quatre panneaux rectangulaires cintrés séparés par des montants cannelés et rudentés soutenant une corniche à cavet et tore, et d'un motif d'amortissement formé de quatre volutes soutenant une croix. La structure est peinte, en vert foncé pour le pied et l'amortissement, en faux marbre beige-vert pour la partie cylindrique. Trois des panneaux ont un décor sculpté en bas-relief doré à la feuille, le panneau central servant de vantail à une porte permettant d'accéder à l'intérieur du couvercle ; le quatrième panneau, côté mur, est sans décor. Les ajouts intérieurs sont en bois résineux. L'ensemble est posé sur un dé de pierre. Un conduit d'évacuation est bâti à côté (donnant directement dans le sol, pour l'eau bénite ?).

Indexation iconographique normalisée

Tentation d'Adam et Eve, Adam et Eve chassés du Paradis terrestre

Description de l'iconographie

Le panneau servant de vantail représente Eve donnant la pomme à Adam : l'arbre de la connaissance est au centre de la scène, avec un gros serpent (sa tête ressemble à une tête de chien terminée en pointe, sa queue s'achève en pique) enroulé sur le tronc. Eve est debout à gauche, sa main droite (perdue) tenait peut-être la pomme que le serpent venait de lui donner, sa main gauche tend le fruit à Adam assis à droite. Un phylactère dont les extrémités sont fendues en deux pointes surmonte la scène. Le panneau situé à gauche de la porte représente la découverte de la faute d'Adam et Eve par Dieu le père : Adam et Eve sont cachés derrière un bosquet d'arbres (un palmier et un feuillu : figuier ?) ; ils sont désormais conscients de leur nudité, Adam porte un pagne de feuilles et Eve masque sa poitrine de sa main ; ils tournent leur visage vers Dieu le père, représenté comme un vieil homme (sans nimbe ni tiare) qui les appelle. Un phylactère aux extrémités enroulées sur elles-mêmes est placé au oblique au-dessus de la scène. Le 3e panneau représente Adam et Eve, vêtus de pagnes de feuilles, fuyant devant un ange qui brandit contre eux un glaive à lame ondulée. Eve semble courir, et Adam cache son visage dans ses mains. La scène est placée sour un phylactère identique à celui du panneau central.

Dimensions normalisées

H = 286 ; d = 77 ; panneaux sculptés : h = 55,5 ; la = 35,5

État de conservation (normalisé)

Oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

L'oeuvre a été restaurée par l'entreprise Restaurateurs sans frontières, d'Avignon, entre octobre 2001 et juin 2004.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Duval (sculpteur)

Siècle de création

1er quart 17e siècle

Année de création

1720

Description historique

Le registre de dépenses tenu par les curés de Champdieu entre 1705 et 1793 (Inventaire sommaire...) mentionne au 2 décembre 1725 (p. 2b) : 'L'année 1720, le sieur Duval fit les fonts baptismaux au prix de 100 '. Le tout a été payé par André Roche (alors décédé) et le curé de Montmain. Plusieurs sculpteurs du nom de Duval sont connus à Montbrison entre la fin du 17e siècle et la 1ère moitié du 18e : Guillaume (qui réaliste en 1712 la chaire de l'église des visitandines), et Pierre (ou Henry), cité en 1732. Le nom de Duval est cité plusieurs fois pour des oeuvres réalisées pour l'église de Champdieu (retables de saint Sébastien et de saint Vincent, disparus). Il n'y a pas d'inscription visible sur les phylactères, soit qu'elles n'aient jamais été gravées, soit qu'elles aient été peintes et se soient totalement effacées. Sur les photographies prises par Félix Thiollier, donc avant 1914, aucune inscription n'est visible et la main d'Eve manque déjà sur le panneau central. La restauration de 2001-2002 a identifié trois couches de polychromie : la polychromie originale était beige-vert, avec des filets vert plus foncé, la seconde présentait un fond vert sapin, des cadres rouges-roses et une corniche vert clair, la dernière un faux marbre beige : cette polychromie, en bon état, a été conservée, avec une patine verte pour la rapprocher encore de la couleur originale. Les dorures ont été nettoyées (avec quelques comblements de lacunes).

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1906/12/29 : classé MH

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2010

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Rhône-Alpes - Service chargé de l'inventaire 6, Quai Saint-Vincent - 69001 Lyon - 04.72.00.43.70

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Fonts baptismaux (n°3)
Fonts baptismaux (n°3)
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes
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