Ensemble des verrières de l'église

Désignation

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Verrière historiée, verrière héraldique, verrière à personnages, verrière allégorique, verrière décorative, verrière archéologique

Titre courant

Ensemble des verrières de l'église

Localisation

Localisation

Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Montbrison ; Église paroissiale Saint-Pierre

Numéro INSEE de la commune

42147

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montbrison

Canton

Montbrison

Adresse de l'édifice

Saint-Pierre (place)

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-Pierre

Référence Mérimée de l'édifice

IA42001401

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Description

Catégorie technique

Vitrail

Matériaux et techniques d'interventions

Verre : polychrome, grisaille

Historique

Personnalités liées à l'histoire de l'objet

Ollagnier Louis-Charles (commanditaire)

Siècle de création

Milieu 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Année de création

1886

Description historique

Le chanoine Ollagnier, commanditaire de la nouvelle église paroissiale Saint-Pierre, a souhaité que l'édifice soit entièrement pourvu de vitraux exécutés en une seule campagne de travaux. Une souscription est alors lancée auprès des paroissiens, qui en 15 jours couvrent les deux tiers de la dépense. Ollagnier précise alors dans son recueil de souvenirs : <<I>> (...) Pour répondre à [la] générosité de mes paroissiens, et faire une oeuvre plus parfaite, je me mis à faire le tour de France et visiter les grandes églises : Limoges, Poitiers, Tours, Chartres, le Mans, Paris, Orléans, Bourges, Moulins etc. Parmi les peintres verriers que je vis, je citerai : Bégule, Lobin, Lorrain, Champigneulle, partout je fus très bien reçu. Mais à tous je disais que je ne venais pas pour conclure, mais seulement pour voir, et savoir sur quoi je pouvais compter lorsque mon choix serait fait. Quand je vis les oeuvres de Mr Claudius Lavergne, je les trouvai si supérieures que mon choix fut aussitôt fixé. Je lui fis part des ressources que nous avions, qu'avec ces ressources nous pouvions obtenir une oeuvre complète, et que nous l'en chargerions s'il ne nous faisait pas payer sa réputation. Claudius Lavergne était réputé le premier peintre verrier de cette époque : Vous me trouverez peut-être un peu cher, me dit-il ; mais il faut bien payer le travail pour ce qu'il vaut (...) <</I>>. En réalité lors de la commande, les fils Lavergne accordent une réduction tarifaire à chaque verrière. Parmi les trente-deux verrières étudiées, sept sont signées des célèbres verriers parisiens Claudius Lavergne et ses fils (celles du choeur et des chapelles latérales), une seule est signée de Claudius Lavergne (fonts baptismaux). Cinq verrières, de moindre intérêt (non étudiées), se situent dans les parties masquées de l'édifice, telle une verrière décorative sur la façade principale occultée par le buffet d'orgue ou des verres teintés dans les quatre oculi des sacristies hautes. L'iconographie des verrières historiées, choisie avec zèle par ce curé bâtisseur, reprend les modèles classiques liés à la restauration de la foi catholique à cette époque. Pour ce travail, l'entreprise familiale Lavergne réalise une production de série qui répète les poncifs vendus sur catalogue, avec cependant une modification des fonds et des nuances de couleurs à la demande du commanditaire. Ainsi la baie 5 de l'Enfance du Christ présente deux groupes de personnages, Jésus et ses parents et deux anges portant un modello d'église, que l'on retrouve aussi dans la verrière de la chapelle Saint-Joseph de l'église Saint-Nizier à Lyon (Ollagnier fut vicaire de cette paroisse au début de son ministère pastoral). Quant aux verrières à personnages qui ornent les bas-côtés de la nef, elles se rapprochent de la statuaire saint sulpicienne et de l'imagerie pieuse d'alors. Parallèlement à cette oeuvre de création, L-C Ollagnier demande au maître verrier de Saint-Galmier, Alexandre Mauvernay, de remployer quelques vitraux de l'ancienne église, qu'il tient à conserver. Ces cinq verrières, sorties de l'atelier clermontois Emile Thibaud et Etienne Thévenot vers 1845, occupent discrètement la 1ère travée de la nef (baies 17, 18 et 20) et les fenêtres hautes du transept (baies 109 et 110). L'ensemble des verrières est installé dans l'édifice entre 1885 et 1886. L'inventaire des biens de la fabrique, dressé en 1906, fait apparaître les vitraux dans le chapitre Biens de la commune dont la fabrique n'a que la jouissance.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Verrière

Références des parties constituantes étudiées

IM42001746, IM42001745, IM42001744, IM42001743, IM42001742, IM42001741, IM42001740, IM42001739, IM42001738

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2009

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Rhône-Alpes - Service chargé de l'inventaire 6, Quai Saint-Vincent - 69001 Lyon - 04.72.00.43.70

1/6
Ensemble des verrières de l'église ; Chaire à prêcher
Ensemble des verrières de l'église ; Chaire à prêcher
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes
Voir la notice image