le mobilier du cimetière

Désignation

Titre courant

Le mobilier du cimetière

Localisation

Localisation

Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez ; 10 allée du 3 Septembre ; cimetière

Numéro INSEE de la commune

39368

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Morez

Adresse de l'édifice

3 Septembre (allée du) 10

Nom de l'édifice

Cimetière

Référence Mérimée de l'édifice

IA39000668

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Description

Matériaux et techniques d'interventions

Calcaire, marbre, acier, fonte de fer

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Belloni A. (sculpteur) ; Guy Maurice (sculpteur)

Siècle de création

19e siècle, 20e siècle

Description historique

Depuis son ouverture en 1814 et jusqu'aux travaux de reprise de la décennie 2000, le cimetière de Morez témoigne de deux siècles d'évolution des mentalités et des goûts dans le domaine funéraire, particulièrement sensible à travers l'ornementation des tombeaux et des chapelles funéraires (étudiés en tant qu'architecture, dans la base Mérimée, ou qu'objets, dans Palissy). Outre le souvenir des personnes inhumées, il perpétue le nom des auteurs de ces monuments (qui signent certaines de leurs oeuvres) : auteurs locaux - tels Belloni (exploitant la carrière de Saint-Romain, commune de Pratz), Maurice Guy (qui lui succède), la maison lédonienne Dumalanède Frères, etc. - ou établis dans d'autres régions - tel le Dijonnais Bourgeois. Il reflète aussi le milieu industriel environnant : le recours au métal n'est pas rare, dans une région où les fonderies sont nombreuses (si les tombeaux fabriqués dans l'usine de Baudin - commune de Toulouse-le-Château - pour la famille Jobez ont disparu, un échantillon de fonte d'art de la maison bisontine Saint-Eve Frères et Maillard-Salin est toujours visible). Un objet est particulièrement présent : la plaque funéraire en forme de coeur en tôle émaillée, spécialité de la ville (d'où son nom de ' coeur de Morez '), née dans les émailleries créées pour l'industrie horlogère et diffusée à la France entière. La plaque peut aussi être ornée d'une photographie émaillée du défunt : Albin Perrad (1857-1916) est localement réputé être l'inventeur de cette technique, notamment mise en oeuvre par la fabrique morézienne Perrad - Bergoënd. Le vocabulaire symbolique reprend les poncifs du genre : choix des espèces végétales (rose, lierre, pavot, immortelles, olivier, chêne, saule pleureur, etc.), de leur mode de représentation (bouquet, couronne, arbre étêté, etc.), des figures (Vierge, ange, etc.) et autres symboles (croix, agneau mystique, chrisme, urne voilée, chandelier, etc.). Le motif des mains enlacées est assez fréquent : reconnaissables par les manches des vêtements, ces mains sont celles d'un homme et d'une femme ; elles composent le motif appelé ' alliance ' par les marbriers, symbolisant ' la certitude que le couple se recomposera avec la mort du survivant ou avec la Résurrection '.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dénomination du dossier

Présentation du mobilier

Partie constituante non étudiée

Clôtures de monument funéraire, croix funéraires, plaques funéraires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2009

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 8, avenue Denfert-Rochereau 25000 Besançon - 03.63.64.20.00

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© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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