9 consoles d'architecture du monument funéraire d'Amé de Chalon

Désignation

Dénomination de l'objet

Console d'architecture (9)

Titre courant

9 consoles d'architecture du monument funéraire d'Amé de Chalon

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Baume-les-Messieurs ; abbaye Saint-Pierre, église paroissiale Saint-Pierre

Numéro INSEE de la commune

39041

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Voiteur

Canton

Voiteur

Nom de l'édifice

Abbaye Saint-Pierre, église paroissiale Saint-Pierre

Référence Mérimée de l'édifice

IA00015389, PA00101814

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Sur chaque piédroit de l'arche, au niveau de la retombée (4) ; sur la paroi occidentale de l'arche (2) ; sur la paroi orientale de l'arche (1) ; sur le parement nord du mur nord de la 1ère travée de choeur, de part et d'autre de l'arche (2)

Description

Catégorie technique

Sculpture

Matériaux et techniques d'interventions

Calcaire : décor en haut-relief

Description matérielle

Chaque console des piédroits se compose d'un couple d'anges scutiphores. Les deux consoles de part et d'autre de l'arche sont décorées d'un unique ange scutiphore. La petite console fixée au centre de la partie supérieure de la paroi orientale représente une main tenant un bouquet de feuillage. Deux grandes consoles feuillagées, placées en vis-à-vis au niveau de la partie inférieure des parois, occupent toute la largeur de l'arche ; au centre de chacune d'elles, prend place un ange scutiphore. Celle à l'ouest est peuplée de lapins et à chacune de ses extrémités, se tient un chien ; celui de droite a attrapé entre ses crocs un lapin. La grande console occidentale est ornée à chaque angle d'un vieillard barbu. Sur les écus tenus par les anges, on trouve tour à tour les armoiries de l'abbé ou l'initiale de son prénom (A).

Indexation iconographique normalisée

Groupe de figures (ange, homme : vieux, barbe, feuilles), scène (chien, lapin : garde, chasse, ange, feuilles), main (bouquet), ange

Description de l'iconographie

La présence des lapins, symbole de lâcheté, de luxure et d'incontinence, s'explique par le fait que la console qu'ils ornent soutenait la créature infernale tuée par saint Michel.

Dimensions normalisées

Les 2 grandes consoles (est et ouest) : l = 120 ; la = 30 ; h = 24 ; la petite console occidentale (main + bouquet feuillagé) : h = 35 ; la = 24 ; pr = 24 ; les 4 consoles des piédroits : l = 39 ; la = 38 ; h = 30 ; les 2 consoles septentrionales, de part et d'autre de l'arche : l = 28 ; la = 26 ; h = 27.

État de conservation (normalisé)

Oeuvre mutilée, oeuvre restaurée

Précisions sur l'état de conservation

Tous les écus ont été brisés ce qui a entraîné la destruction plus ou moins importante des anges qui les tenaient. Ils ont été rétablis lors de la campagnes de restauration 1875-1877 ainsi que quelques anges. Seule la console située à l'est de l'arche sur le parement nord est entièrement d'origine et en bon état de conservation. Pour l'ensemble des consoles, il subsiste encore de nombreuses traces de polychromie et de dorure.

Inscription

Armoiries, initiale

Précisions sur l'inscription

Armoiries d'Amé de Chalon : de gueules à la bande d'or accompagnée de deux roses de même. Initiale : A.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Werve Claus de (?, atelier de, sculpteur)

Personnalités liées à l'histoire de l'objet

Chalon Amé de, abbé de Baume-les-Messieurs (commanditaire)

Siècle de création

2e quart 15e siècle

Description historique

Cet ensemble de consoles appartient au monument funéraire d'Amé de Chalon, abbé de Baume-les-Messieurs (1389-1432). Chaque élément soutenait une ou plusieurs statues. Les deux consoles fixées de part et d'autre de l'arche, sur le parement nord, servaient également à l'ornementation de la chapelle privée abbatiale, érigée dans la travée immédiatement au nord du tombeau. Lors de la Révolution, les écus furent brisés ce qui entraîna la destruction de presque tous les anges. Les consoles mutilées ont été restaurées en 1875-1877 par le sculpteur Charles Robelin. Pour exécuter ce travail, il s'est appuyé sur la seule console intacte (située contre le parement nord, à l'est de l'arche funéraire) ; elle avait été épargnée car depuis l'époque moderne, elle se trouvait incluse dans un mur qui fut abattu peu avant 1875.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1862 : classé au titre immeuble

Références documentaires

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Dénomination du dossier

Sous-dossier

Intitulé de l'ensemble

Monument funéraire d'Amé de Chalon

Référence des l'ensemble

IM39001900

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1973

Date de rédaction de la notice

2006

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10