Tableaux commémoratifs (2) des morts de la guerre de 1914-1919 (estampe) et cadre.

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau commémoratif des morts

Appelation d'usage

De la guerre de 1914-1918

Titre courant

Tableaux commémoratifs (2) des morts de la guerre de 1914-1919 (estampe) et cadre.

Localisation

Localisation

Occitanie ; 31 ; Saint-Sulpice-sur-Lèze ; André Maurette (esplanade) ; église paroissiale Saint-Sulpice

Numéro INSEE de la commune

31517

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Haute-Garonne

Canton

Auterive

Adresse de l'édifice

André Maurette (esplanade)

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-Sulpice

Référence Mérimée de l'édifice

IA31011476

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Chapelle sud dans la première travée.

Description

Catégorie technique

Estampe ; menuiserie ; tissu ; photographie

Structure et typologie

Rectangulaire vertical

Matériaux et techniques d'interventions

Papier : imprimé, peint, polychrome ; bois (en plusieurs éléments, vernis, peint, doré) ; plâtre ; verre ; photographie en décor

Description matérielle

Les deux tableaux commémoratifs sont posés au sol, de part et d'autre de l'autel de la chapelle sud dans la première travée de l'église Saint-Sulpice. Le tableau commémoratif de la paroisse dédié aux soldats de la commune morts pour la France en 1914-1918 est composé d'une feuille de papier imprimée, de plan rectangulaire vertical, encadrée et mise sous verre. L'estampe entourée d'un tissu bleu-blanc-rouge, présente une guirlande végétale formant un cadre de format vertical divisé en deux parties. Celle supérieure présente la scène de Jésus en Croix, la tête tournée vers la gauche, vers la Vierge, en pied et, derrière elle, sainte Marie-Madeleine agenouillée qui prie. Sur sa droite, un soldat en uniforme, les yeux clos, est allongé sur le sol, le drapeau bleu-blanc-rouge contre sa poitrine. Le haut de son corps repose contre les jambes d'une femme agenouillée et habillée de noir, portant le deuil. A l'arrière-plan, apparaît une ville en partie détruite et en feu. Au-dessous de ces représentations, des inscriptions sont portées au milieu ainsi que sur la partie droite. La deuxième partie située sous la première, comporte un fond blanc sur lequel sont collées 21 photographies, de forme ronde, de militaires et de civils avec le nom de la personne situé sous chacune d'elles. Le tableau présente un encadrement en bois, en plusieurs éléments, et plâtre, ensemble doré, surmonté d'une partie sculptée dans le bois comprenant deux palmes de laurier reliées par un ruban, quatre drapeaux croisés par leurs hampes reliés sous un blason portant les dates "1914 = / = 1919" et , au-dessus d'une croix latine. Le même encadrement est utilisé pour l'autre tableau commémoratif, celui de la commune. Le deuxième tableau commémoratif, communal, également dédié aux soldats de la commune morts pour la France en 1914-1919, est composé d'une feuille de papier imprimée, de plan rectangulaire vertical, encadrée et mise sous verre, estampe entourée d'un tissu bleu-blanc-rouge. Elle est composée d'un animal et de trois personnages devant un décor architectural. Le décor est constitué de deux piliers encadrant une arcade en plein cintre surmontée d'un lion placé entre deux couronnes mortuaires. Sur le pilier de gauche, un espace porte des inscriptions et, au même niveau, sur celui de droite, une couronne de lauriers est représentée. Une femme, la France victorieuse, est debout sur le piédestal situé devant la colonne de gauche et, habillée d'une robe, la tête couronnée de palmes de lauriers, écrit, à l'aide d'un porte-plumes, les noms sous les 22 photographies, de forme ronde, de civils et militaires en buste, collées à l'intérieur de l'arcade. Sur le piédestal situé devant le pilier de droite, un militaire, sergent-chef ou maréchal des logis chef, en uniforme, équipé d'un casque et d'un fusil, avec fourragères et médailles militaires, est au repos. Entre les deux piédestaux, une femme assise devant des palmes de lauriers et deux drapeaux, habillée d'une robe et portant le voile, pleure, un mouchoir dans sa main droite. Des inscriptions imprimées rappellent les valeurs républicaines. Au dos du tableau communal un papier dactylographié indique l'identité "Gve Guy" de l'entreprise toulousaine qui a réalisé l'encadrement et chacun des tableaux porte en haut à gauche la même inscription manuscrite "1 NUM 70 / M. BARDY» probablement l'immatriculation lors d'un inventaire.

Indexation iconographique normalisée

Soldat : uniforme, mort, drapeau ; femme : agenouillé, deuil ; ville : église, incendie, destruction, ruines ; figure biblique (Christ en croix, Vierge, femme, en pied, agenouillé) ; fleur, feuille, laurier ; figure (soldat, en pied, casque, fusil, uniforme, médaille, drapeau) ; figure ( femme, France, couronne, laurier) ; représentation animalière (lion), représentation humaine (femme, assis, voile, pleurant) ; vue d'architecture (arc de triomphe, chapiteau, colonne)

Description de l'iconographie

Dans le tableau paroissial, le soldat serrant le drapeau français contre sa poitrine paraît être mort, et la femme implorant le Christ en croix porte le deuil. La scène de crucifixion du Christ associe la Vierge et sainte Marie-Madeleine. Les palmes de laurier sur l'arc et dans la partie supérieure de l'encadrement symbolisent le succès à venir puisque à l'arrière-plan les destructions continuent. Dans le tableau communal, le soldat est un sous-officier (trois chevrons sur la manche gauche de son manteau) décoré de trois médailles, la légion d'honneur, la médaille militaire et la croix de guerre. La femme debout est la France victorieuse puisque son front est ceint de la couronne des vainqueurs composée de lauriers, et la femme agenouillée est une des nombreuses veuves, conséquence de la guerre. Le lion représente la force et symbolise la résistance à l’ennemi car il rappelle le lion de Belfort.

Dimensions normalisées

Dimensions de chaque tableau, paroissial, communal : h = 106, la = 57, pr = 3.

État de conservation (normalisé)

Altération biologique du support ; oeuvre mutilée

Précisions sur l'état de conservation

Infesté par des insectes xylophages sur les encadrements, le tableau communal est attaqué par l'humidité, manques dans la partie supérieure des tableaux et dans les plâtres de l'encadrement.

Inscription

Inscription concernant l'iconographie ; inscription concernant l'auteur ; date (imprimé, sur partie rapportée) ; signature

Précisions sur l'inscription

De nombreuses inscriptions, concernant l'auteur, le commanditaire, la date et la signature sont portées sur les estampes et les encadrements et seuls sont manuscrits les noms sous les photographies. Sur l’estampe paroissiale, au-dessus du Christ en croix sont imprimés "I. N. R. I." et sous le dessin "QUE PAR LA MISERICORDE DE DIEU, ILS REPOSENT EN PAIX". Les initiales de l'auteur du dessin "AV" sont imprimées sur le côté droit en bas du dessin. Sous la guirlande végétale, sous le tissu tricolore, l'éditeur est identifié "MAISON DE LA BONNE PRESSE, 5, RUE BAYARD, PARIS". Les dates "1914 = / = 1919" sont peintes en rouge et noir dans la partie supérieure des deux encadrements dorés. L’estampe communale comporte de nombreuses inscriptions patriotiques : "SACRIFICE" et "DEVOIR" sont inscrits dans les deux couronnes végétales de part et d'autre du lion qui est sur le tableau comportant "TOUTE LA FRANCE DEBOUT / POUR LA VICTOIRE DU DROIT". Près de la main gauche de La France est inscrit "A CEUX / DONT LE SACRIFICE / NOUS A DONNE / LA VICTOIRE" et "MORTS / POUR LA PATRIE / 1914 --1919" est sous l'arcade et au-dessus des photographies identifiées. "LIBERTE" et "2 AOUT 1914" sont sur le piédestal de gauche, "DROIT" et "28 JUIN 1919" sur celui de droite, au milieu sont les inscriptions "RF". "J CORABOEUF / INVt & DELt 1919" est sous la couronne, sous la main droite de la veuve en pleurs, qui porte les inscriptions « POUR LA PATRIE ». Le drapeau situé à l’arrière de la veuve porte "HONNEUR / PATRIE". Sous le dessin, cachés sous le ruban tricolore, sont portés à gauche "LANG, BLANCHON & Cie Imprimeurs PARIS" et au-dessous et centré, est indiqué le donateur "Offert par l’UNION DES GRANDES ASSOCIATIONS FRANCAISES A toutes les Communes de France".

Historique

Lieu de création

Lieu d'exécution : Île-de-France, 75, Paris ; lieu d'exécution : Occitanie, 31, Toulouse

Siècle de création

1er quart 20e siècle

Année de création

1919

Description historique

Les deux tableaux commémoratifs aux morts de la Grande Guerre, posés au sol, de part et d’autre de l’autel situé dans la chapelle sud de la première travée de l’église Saint-Sulpice, à Saint-Sulpice-sur-Lèze, poursuivent le même objectif, la propagande, porté par deux structures différentes, une entreprise religieuse et une union d’associations laïques. Le tableau comportant l’estampe avec une représentation religieuse provient de "La Maison de la Bonne Presse". Fondée en juillet 1873, cette maison publie son premier titre, "Le Pèlerin" puis, en 1883, le quotidien "La Croix". Editeur ayant comme objectif d'affirmer et de développer la présence catholique, il propose cette estampe à la paroisse de Saint-Sulpice-sur-Lèze, probablement en 1919 comme il a été relevé dans de nombreux autres cas en Ariège. De plus, la date portée sur l'encadrement précise cette date de "1919". Oeuvre sérielle, signée "AV", cette estampe est diffusée en France en 1919 et alors complétée à Saint-Sulpice-sur-Lèze par les photographies collées des morts identifiés. En 1970, la Maison de la Bonne Presse change de nom pour s'appeler "Bayard Presse". L’autre tableau commémoratif aux représentations laïques est diffusé par l'"Union des grandes associations françaises" qui offre, la Grande Guerre terminée, cet imprimé signé Coraboeuf à toutes les communes de France. Cette union d'associations a pour but de combattre la propagande ennemie en éditant par exemple des affiches appelant à souscrire aux emprunts "pour la Victoire" ou ranimant le patriotisme pendant la guerre ou bien en organisant des fêtes de reconnaissance aux poilus après ce conflit. Cette estampe est recensée dans de nombreuses mairies en Ariège et les noms sont alors inscrits à la place des photographies collées sur celle de Saint-Sulpice-sur-Lèze. Le peintre auteur du dessin imprimé sur l’estampe, Jean Coraboeuf, né le 6 novembre 1870 à Pouillé-les Côteaux (Loire-Atlantique), débute professionnellement comme clerc de notaire à Ancenis. Inscrit à l'école des Beaux-Arts à Paris, élève de Gerome et de Jules Jacquet, il est prix de Rome en 1898. Comme peintre, il obtient une mention honorable en 1896 et une médaille de troisième classe en 1908 et comme graveur, une mention honorable en 1895. Il devient portraitiste de nombreuses personnalités dont Aristide Briand et réalise ensuite le diplôme aux morts pour la patrie, cette gravure présente dans nombre de communes de France. Chevalier de la Légion d'honneur en 1933, il meurt à Paris le 6 février 1947. Les deux tableaux forment un ensemble car les informations concernent 44 morts différents. De plus, cet ensemble est cohérent car les estampes sont encadrées par le même tissu tricolore, portent les mêmes formats de photographies et sont, sous verre, dans les mêmes encadrements réalisés par "Gve Guy" demeurant 2 rue des arts à Toulouse, entrepreneur "encadrements tous genres". Enfin, les deux tableaux portent le même numéro qui est probablement un numéro d’inventaire. Mairie et église ont mené ensemble ce même projet en 1919.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Cadre de l'étude

Opération ponctuelle

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2020

Date de rédaction de la notice

2020

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47