horloge (régulateur astronomique Fénon n° 30)

Désignation

Dénomination de l'objet

Horloge

Précision sur la typologie de l'objet - hors lexique

Régulateur astronomique

Titre courant

Horloge (régulateur astronomique Fénon n° 30)

Localisation

Localisation

Franche-Comté ; Doubs (25) ; Besançon ; 34 avenue de l'Observatoire ; abri d'instrument méridien dit pavillon de la méridienne

Numéro INSEE de la commune

25056

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Besançon

Canton

Besançon nord-ouest

Lieu-dit

Bouloie (la)

Adresse de l'édifice

Observatoire (avenue de l') 34

Nom de l'édifice

Abri d'instrument méridien dit pavillon de la méridienne

Référence Mérimée de l'édifice

IA25000380

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Salle de la méridienne

Description

Catégorie technique

Astronomie

Structure et typologie

Instrument spécialisé

Matériaux et techniques d'interventions

Laiton, verre, bois, acier, argent, aluminium

Description matérielle

Cette horloge temps sidéral est fixée sur un pilier en pierre qui, comme ceux du cercle méridien, est établi sur le rocher à 9 m de profondeur. Elle possède un cadran circulaire en laiton argenté, sur lequel les heures sont indiquées en chiffres romains. L'aiguille du cadran des secondes (à midi) est en acier bleui, celles des heures et des minutes sont en laiton. Le balancier en acier (?) a deux réglages, l'un pour le niveau de la fourche, l'autre en dessous pour le poids. Ce dernier, de forme cylindrique, est en laiton. A l'extrémité du pendule, une pointe curseur permet de lire l'amplitude d'oscillation devant une règle graduée en aluminium, qui n'est pas d'origine. L'horloge, qui a conservé sa clé de remontage, est équipée de contacts électriques pour le chronographe. En acajou, vitré, son coffre s'ouvre devant sur toute la hauteur et est muni de deux poignées de transport en laiton.

Dimensions normalisées

Coffre : h = 142, la = 35, pr = 18,5. Cadran : d = 20 à l'intérieur.

Inscription

Inscription concernant le fabricant (gravée, sur l'oeuvre), numéro de série (gravé, sur l'oeuvre), inscription technique (gravée, sur l'oeuvre), graduations (gravées, sur l'oeuvre)

Précisions sur l'inscription

Inscription gravée sur le cadran : FENON n° 30. Inscriptions sur le cadran : I à XII en chiffres romains pour les heures, en chiffres arabes de 10 en 10 pour les secondes. Inscription sur l'échelle d'amplitude : 2 1 0 1 2, avec graduations à l'unité tous les 0, 2 gravés sur plaque métallique.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

Fénon Auguste (horloger)

Lieu de création

Lieu d'exécution : Ile-de-France, 75, Paris

Siècle de création

4e quart 19e siècle

Année de création

1885

Description historique

Le directeur de l'observatoire, Louis-Jules Gruey, mentionne dans un document d'archives daté de 1892 une pendule astronomique construite par Auguste Fénon, avec parleur électrique et condensateur. Il la cite également dans un dossier sans date intitulé ' Description et étude expérimentale du synchronisme des pendules Fénon '. D'après Gruey, la n° 30 a obtenu le premier prix dans le concours ouvert en 1878 par la ville de Paris, pour l'unification de l'heure dans toute l'étendue de la capitale. La ville n'ayant pas donné suite à ses projets, Fénon disposa de sa pendule et la céda à l'observatoire de Besançon (dans sa nécrologie de Fénon, F. Porier donne une version différente : la pendule qui a gagné le prix aurait été donnée à l'observatoire de Paris). A l'origine, la n° 30 n'était pas synchronisée car Fénon envisage de le faire dans une lettre à Gruey le 15 juillet 1885. Cette horloge semble avoir été objet de litige entre les deux hommes. Elle est encore mentionnée dans les archives après 1908 comme pendule astronomique donnant le temps sidéral, laissée en marche libre dans la salle méridienne mais susceptible d'être utilisée comme pendule mère en remplacement de l'horloge Fénon n° 45, ceci jusqu'à l'acquisition de la Fénon n° 46 en 1919. Apprenti chez son père (horloger) dès l'âge de 11 ans, Auguste Fénon (1843-1913) est ensuite l'élève de Winnerl, horloger attitré de l'observatoire de Paris, chez lequel il dirige la fabrication des chronomètres de marine. Distingué par sa pendule de précision en 1878, il construit ensuite des horloges astronomiques pour les observatoires de Bordeaux, Toulouse, Nice, Besançon, Marseille, La Plata, etc. Il devient en 1892 directeur de l'école d'horlogerie de Besançon, nationalisée l'année précédente.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Observations

Comme tous les régulateurs à pendule de l'observatoire, c'est une pièce unique de très grande qualité.

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement du patrimoine astronomique

Dénomination du dossier

Sous-dossier

Intitulé de l'ensemble

Ensemble de la lunette méridienne et de ses accessoires

Référence des l'ensemble

IM25001809

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2008

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 8, avenue Denfert-Rochereau 25000 Besançon - 03.63.64.20.00

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horloge (régulateur astronomique Fénon n° 30)
horloge (régulateur astronomique Fénon n° 30)
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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