ensemble de 9 verrières de style néo-gothique

Désignation

Dénomination de l'objet

Verrière

Appelation d'usage

Style néo-gothique

Titre courant

Ensemble de 9 verrières de style néo-gothique

Localisation

Localisation

Occitanie ; Aveyron (12) ; Villefranche-de-Rouergue ; Valadier (rue) ; couvent d'ermites de saint Augustin puis église paroissiale Saint-Augustin

Numéro INSEE de la commune

12300

Adresse de l'édifice

Valadier (rue)

Nom de l'édifice

Couvent d'ermites de saint Augustin puis église paroissiale Saint-Augustin

Référence Mérimée de l'édifice

IA12000036

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Choeur, bas-côtés nord et sud

Historique

Personnalités liées à l'histoire de l'objet

Rouziès-Labastide Mme (donateur)

Lieu de création

Auvergne, 63, Clermont-Ferrand ; Aquitaine, 33, Bordeaux

Siècle de création

2e quart 19e siècle

Année de création

1847, 1855

Description historique

Cette série de verrières est composée de 2 ensembles exécutés par 2 maîtres verriers et à l'occasion de deux campagnes successives. Lorsque l'église Saint-Augustin est rendue au culte, en 1822, les trois fenêtres du choeur sont garnies de verre blanc. En 1846, il est fait mention que Mme Rouziès-Labastide se propose d'offrir 3 nouvelles verrières figurées devant remplacer les fenêtres du choeur. Le maître verrier Emile Thibaud, de Clermont-Ferrand, est chargé de cette première commande pour près de 30000 francs. Il s'agit des baies 0 à 2 (IM12000384). En 1847, cette même bienfaitrice, Mme Rouziès-Labastide, fait placer les vitraux dans la chapelle dite des Pomairols (baie 6). Bien que non signés, ils sont très vraisemblablement également l'oeuvre de Thibaud, en raison en particulier de leur ressemblance stylistique et technique. Cette campagne s'échelonne de 1847 à 1850, date portée sur la baie 5, qui semble être la dernière verrière livrée par Emile Thibaud. Une deuxième campagne de mise en place de verrières a lieu, semble-t-il après cette date, et s'achève en 1855 (IM12000452). Cet ensemble correspond aux baies 3, 4 et 7. Il s'agit des verrières exécutées par le maître verrier Joseph Villiet. Il est possible que cette commande soit également liée aux libéralités de Mme Rouziès-Labastide, le don qu'elle avait fait à la fabrique paroissiale en 1847 ayant peut-être été encore utilisé. L'église comporte également 9 autres verrières géométriques et ornementales qui reprennent, pour certaines, un décor végétal de style néo-gothique. Ces verrières de la nef et au revers de la façade occidentale (baies 8, 12, 101 à 106 et 108) ne comportent pas de signature ni de date. Elles pourraient être l'oeuvre de Villiet. Cet ensemble de 9 verrières est particulièrement remarquable pour plusieurs raisons. Sa datation précoce, à la fin des années 1840, correspond, en France, aux premières campagnes de réinstallation de vitraux dans les édifices religieux et au retour aux techniques ancestrales. Il permet également d'entrevoir les circulations des modèles et des techniques au sein des ateliers de maîtres verriers, et de poser la question de la transmission des savoir-faire. Les 2 maîtres verriers, Emile Thibaud et Joseph Villiet, sont en effet professionnellement liés. Jean-Pierre Thibaud-Dallet dit Emile Thibaud (1810-1896), actif de 1835 à 1870, s'installe dans son premier atelier à Clermont-Ferrand au 4, rue du Poids de la ville. Avec E.H.Thevenot (1797-1862), 1er Inspecteur des Monuments historiques du Puy-de-Dôme, il s'engage dans la restauration des vitraux du 13e siècle de la basilique de Saint-Denis détériorés par un ouragan en 1835. Il expose ensuite à l'Exposition universelle de Londres en 1851, puis à celle de Paris en 1867. A Clermont-Ferrand, Emile Thibaud enseigne l'art du vitrail à Joseph Villiet (1823-1877). Ce dernier reste son élève jusqu'en 1852. En 1853, il s'installe alors à Bordeaux dans son premier atelier 66, rue Saint-Jacques. Il est actif de 1852 à 1877. La mise en place de ces verrières correspond donc au moment où Villiet honore ses premières commandes individuelles et prend son indépendance commerciale, tout en restant très influencé par le style de son maître. Cette cohérence iconographique explique l'apparente homogénéité de ces verrières qui ont cependant été réalisées lors de 2 campagnes distinctes. C'est ce lien qui a sans doute présidé au choix de Villiet pour succéder à Thibaud.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Opération ponctuelle

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Verrière

Références des parties constituantes étudiées

IM12000384, IM12000452

Partie constituante non étudiée

Verrière

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2004