ensemble des peintures monumentales du bras sud du transept : scènes religieuses et hagiographiques

Désignation

Titre courant

Ensemble des peintures monumentales du bras sud du transept : scènes religieuses et hagiographiques

Localisation

Localisation

Picardie ; Aisne (02) ; Lhuys ; église paroissiale Saint-Médard et Saint-Gildard (non étudiée)

Numéro INSEE de la commune

02247

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Braine

Canton

Braine

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-Médard et Saint-Gildard (non étudiée)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Bas-côté sud du transept, au droit de la chapelle orientée

Historique

Description historique

Le mur oriental du transept sud de l'église de Lhuys semble avoir été l'objet d'une campagne de décoration homogène sur chacun des pans qui encadrent la chapelle orientée. Si aujourd'hui les peintures du pan sud, à droite de la chapelle, sont les seules mises au jour, des traces de polychromie évoquant une forme d'encadrement similaire à celui du décor découvert, sont visibles sur le pan nord, encore badigeonné. La peinture murale mise au jour est composée en trompe-l'oeil, de manière à imiter un polyptyque mobile à cinq panneaux. Elle était peut-être destinée à remplir le rôle de retable, car elle est située à une hauteur suffisante pour laisser la place à un autel dessous. En toute logique, un pendant, également constitué d'un autel et d'un retable peint à même la paroi, devait exister sur la partie nord de ce même mur, à gauche de la chapelle orientée. Une telle composition avait peut-être une fonction liée à un pèlerinage. Et de fait, l'iconographie de ces peintures murales semble en grande partie consacrée à un ou plusieurs saints évêques. Cependant, en dépit du nombre important de saints représentés dans le programme peint, il ne semble pas que l'iconographie soit consacrée exclusivement à un récit hagiographique. L'ensemble du programme pourrait également recouvrir des intentions didactiques concernant les sacrements liturgiques les plus importants, la prééminence de l'hostie et le rôle dispensateur du clergé. Cette iconographie devait peut-être recouvrir également une signification symbolique qui faisait le lien entre le sacrement de la communion et la dimension eucharistique du sacrifice du Christ. Tous les sacrements n'étant pas représentés sur le pan sud, on peut formuler une hypothèse selon laquelle le programme iconographique du décor du pan nord pouvait compléter celui du pan sud et représenter certains sacrements liés plus exclusivement aux laïcs, comme le mariage par exemple. Le style des peintures murales s'apparente à l'art parisien de la seconde moitié du 14e siècle. Le compartimentage et la miniaturisation des scènes dérivent à la fois de l'enluminure et de la peinture sur panneau. Ce type d'influence ne s'affirme, dans la peinture murale médiévale, qu'à partir de la fin du 13e siècle chez les peintres les plus doués et les plus précoces. L'artiste qui a peint le décor de Lhuys avait certaines qualités : il a su rendre une certaine souplesse du trait et des gestes et il a modulé le dessin des plissés. Le dessin des visages est délicat, mais il n'y a pas de modelé. D'une manière générale, les personnages sont élégants et les objets et attributs sont bien observés. Toutefois il a une technique curieuse pour représenter ces objets : le trait de contour semble avoir été posé à posteriori sur une forme colorée approximative qui déborde parfois des limites de l'objet dessiné. De même, il y a de nombreuses imperfections dans la représentation des membres qui sont souvent disproportionnés. Par ailleurs, il n'y a pas de recherche d'individualisation des personnages et aucun effort de perspective. Même si le style de la peinture est d'une certaine qualité, les nombreux repentirs de l'artiste par rapport à la couche préparatoire tendent à démontrer que c'était un artiste provincial, inspiré par l'art de la capitale. Ces divers éléments tendent à faire abaisser la date d'exécution plutôt haute suggérée par l'originalité de la composition. Les peintures ont été badigeonnées à une époque inconnue et la date de leur mise au jour est également inconnue. A la fin de l'année 1984, un devis de sondage et de fixation d'urgence a été établi par un restaurateur. Les peintures sont en cours de restauration depuis le printemps 2001. Monsieur Brigand est chargé de cette tâche.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1913/02/10 : classé au titre immeuble

Observations

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement des peintures murales ; dossier ponctuel

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Peinture monumentale

Références des parties constituantes étudiées

IM02003029, IM02003030

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2001

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57