peintures monumentales du bras sud du transept, partie basse : Calvaire, saint évêque, dernier sacrement (?), baptême par immersion (?)

Désignation

Dénomination de l'objet

Peinture monumentale

Titre courant

Peintures monumentales du bras sud du transept, partie basse : Calvaire, saint évêque, dernier sacrement (?), baptême par immersion (?)

Localisation

Localisation

Picardie ; Aisne (02) ; Lhuys ; église paroissiale Saint-Médard et Saint-Gildard (non étudiée)

Numéro INSEE de la commune

02247

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Braine

Canton

Braine

Nom de l'édifice

Église paroissiale Saint-Médard et Saint-Gildard (non étudiée)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Transept sud, mur est, au droit de la chapelle orientée, partie basse

Description

Catégorie technique

Peinture murale

Structure et typologie

Rectangulaire vertical

Matériaux et techniques d'interventions

Enduit (support) : peinture à la chaux (?), peint au pochoir, polychrome

Description matérielle

Les peintures murales sont situées sur le mur oriental du transept sud, à droite de l'entrée de la chapelle. Elles s'étendent sur toute la largeur du pan de mur jusqu'aux colonnes engagées qui constituent les éléments de support de retombée des voûtes, contre le mur de fond du transept et sont situées à une hauteur suffisante pour qu'un autel puisse être placé sous le décor peint. La couche picturale, vraisemblablement exécutée à la détrempe, est posée sur un enduit de fine épaisseur. L'ensemble de la surface peinte, de forme rectangulaire verticale, est scindé en deux horizontalement (environ à mi hauteur) par une corniche moulurée en tore, terminée, à ses extrémités gauches et droites par deux consoles très saillantes. C'est la partie située sous cette corniche qui est étudiée ici. La surface peinte est divisée en deux registres superposés, compartimentés en sept tableautins de tailles différentes, délimités par un ruban ocre jaune cerné d'un filet ocre brun. Le registre inférieur est découpé en trois tableaux de même largeur. Le registre supérieur est divisé en quatre tableaux de largeur différente. Chacun des tableaux contient une scène, excepté le premier tableau (en bas à gauche) qui en contient deux. La composition de cette partie basse répond à la composition de la partie haute avec laquelle elle forme un ensemble homogène.

Indexation iconographique normalisée

Calvaire scène : homme, femme, prière scène : ange, en vol scène : ecclésiastique, prière, agenouillé, nuée scène : personnage, agonie (?), lit, hostie, nuée figure : évêque, auréole scène : ecclésiastique, prière, à mi corps, bassin (?), baptême d'adulte (?), nuée

Description de l'iconographie

Au registre inférieur, la scène de la Crucifixion, dans laquelle la Vierge et saint Jean sont présents est entourée de part et d'autre par deux scènes. Sur la gauche, deux laïcs sont représentés à mi-corps, l'un d'eux est une femme, reconnaissable à sa coiffe. Cette dernière a les mains jointes en signe de prière. A côté de ces deux personnages, un ange surgit des nuées. A droite de la Crucifixion, trois personnages tonsurés, sont agenouillés en direction de la croix, les mains jointes et les visages levés vers le ciel, figuré par des ondulations. Au registre supérieur, dans la première scène à gauche, se trouve un lit dans lequel on devine un personnage couché. Au second plan trois personnages debout, qui sont peut-être tonsurés, se tiennent auprès du lit. L'un d'eux tient une hostie qu'il semble proposer à la personne alitée. Tourné vers la gauche, en direction de la scène précédente, un évêque, mitré et revêtu de l'habit sacerdotal se trouve à côté de ce qui semble être un étroit bâtiment architecturé. Dans la scène suivante, on voit un autre évêque mitré et revêtu de l'habit sacerdotal. Il est tourné vers la droite et lève la main comme pour faire un geste de bénédiction vers les personnages de la scène suivante. Sous des nuées ondulantes, trois personnages nus et tonsurés semblent immergés dans une sorte de baquet. Ils ont les mains jointes en signe de prière et sont dirigés vers l'évêque du tableau précédent.

Dimensions normalisées

La=150 ; h=109 (Dimensions de la partie basse)

État de conservation (normalisé)

Manque, mauvais état

Précisions sur l'état de conservation

Dans toutes les scènes on remarque une oxydation du blanc de plomb : de nombreux visages et parties du corps sont devenus noirs. Les peintures sont en cours de restauration.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

auteur inconnu

Siècle de création

2e moitié 14e siècle

Description historique

Bien que le décor soit constitué d'une succession de scènes non narratives isolées les unes des autres à l'intérieur d'un cadre, il semble exister dans chacun des deux registres, un lien entre les scènes, induit par l'orientation des personnages. Au registre inférieur, les deux groupes de priants, sont manifestement tournés vers l'image centrale de la Crucifixion. Leur attitude évoquant celle des représentations de donateurs, on peut supposer que l'oeuvre a été offerte par des laïcs et par des ecclésiastiques. Au registre supérieur, les deux évêques placés au centre, dirigés vers la gauche et la droite semblent participer aux scènes des extrémités, tantôt comme observateur - pour l'évêque de gauche - tantôt comme agissant - l'évêque de droite semble bénir les personnages vers lesquels il se tourne. Dans la scène la plus à gauche, la présence de l'hostie évoque peut-être une représentation du dernier sacrement. Sur la droite, la scène extrême est peut-être une représentation du sacrement du baptême par immersion (?), ordonné par l'évêque. Il existe peut-être même un rapport symbolique entre les deux registres superposés, concentré autour de la double signification de la Crucifixion - la mort et la renaissance - et évoqué par les sacrements du baptême et de l'extrême onction. Cependant, il faut rester extrêmement prudent quant aux spéculations iconographiques. Le style des peintures murales s'apparente à l'art parisien de la seconde moitié du 14e siècle. La corniche torique semble être contemporaine du décor figuré car la peinture tient compte de cette limite structurelle. A la fin de l'année 1984, un devis de sondage et de fixation d'urgence à été établi par un restaurateur, mais il semble être resté sans suites. Les peintures sont en cours de restauration depuis le printemps 2001.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1913/02/10 : classé au titre immeuble

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement des peintures murales ; dossier ponctuel

Dénomination du dossier

Sous-dossier

Intitulé de l'ensemble

Ensemble des peintures monumentales du bras sud du transept

Référence des l'ensemble

IM02003045

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2001

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57