ensemble des peintures monumentales de la nef

Désignation

Titre courant

Ensemble des peintures monumentales de la nef

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Berzy-le-Sec ; collégiale puis église paroissiale Saint-Quentin (non étudiée)

Numéro INSEE de la commune

02077

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Picardie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Soissons

Canton

Soissons

Nom de l'édifice

Collégiale puis église paroissiale Saint-Quentin (non étudiée)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Nef

Historique

Siècle de création

Limite 12e siècle 13e siècle (?)

Description historique

Les peintures murales de la nef de l'église de Berzy-le-Sec forment un ensemble iconographique et stylistique homogène de la fin de la période romane. Fait remarquable, les parements des murs de la nef sont suffisamment soignés, lisses et réguliers pour que le peintre se soit abstenu de poser un enduit de support pour les peintures. La couche picturale est donc posée à même la pierre, peut-être sur un apprêt blanc pour les personnages dont la couleur de fond est nettement blanche. L'essentiel de la peinture semble avoir été effectué au trait, seules les chevelures des personnages et le corps de la bête empalée par saint Michel (?) ont été remplies de couleur. Aujourd'hui, les peintures sont situées sur les parties hautes des murs, à partir du sommet des arcs des grandes arcades jusqu'à la naissance de la charpente. A l'origine, les peintures s'étendaient en frise sur toute la longueur des murs et étaient divisées en deux registres historiés superposés, séparés par une bande décorative. Cette bande décorative est constituée d'un motif bicolore blanc et ocre brun, imitant des losanges en perspective, formés par la superposition de deux guirlandes de papiers pliés. Ce motif est très courant dans la peinture murale romane. Sur chacun des deux murs, le registre supérieur représentait environ un tiers de la hauteur totale du décor, tandis que le registre inférieur occupait environ deux tiers de la surface peinte. Le programme décoratif devait également se développer sur les écoinçons des grandes arcades : un seul de ces écoinçons, côté sud conserve encore ses peintures aujourd'hui. L'église Berzy-le-Sec est datée de la fin du 12e siècle et du début du 13e siècle. Pourtant, en dépit de la présence de certains éléments architecturaux gothiques (dans le choeur surtout), les peintures murales doivent être rattachées à la fin de la période romane. L'iconographie, consacrée exclusivement à l'Ancien Testament est le premier argument probant. La grande taille des scènes et des personnages, l'aridité décorative du fond, la gestuelle très statique, le manque d'expressivité dramatique et d'individualisation des personnages sont des arguments supplémentaires en faveur de cette datation. De même, la composition de la narration obéissant à des données plus symboliques que chronologiques reflète un esprit typiquement roman. Enfin, le fait que les registres peints se déroulent sans éléments de coupure et d'individualisation des scènes et ne laissent ainsi aucune place à l'idée de tableau empruntée par la peinture murale à l'enluminure au cours du 13e siècle, incite à penser que le décor est antérieur à la seconde moitié du 13e siècle. Le style naïf et populaire de ces peintures, l'absence de modelé et de modulation du trait, les erreurs d'observation (l'oeil vu de face alors que le personnage est de profil) caractéristiques de la peinture romane, poussent à croire que l'artiste qui a peint l'église de Berzy-le-Sec était un peintre provincial. En revanche, l'originalité du programme iconographique (en particulier pour les registres supérieurs) et de la composition lui attribuent de grandes qualités d'invention. Il est en outre vraisemblable que les commanditaires de ce programme (laïcs et religieux) étaient très cultivés. Lors de la Première Guerre mondiale, la nef a subi d'importantes destructions : le mur sud est resté à peu près intact, mais au nord, les deux dernières travées ont été presque entièrement détruites. L'église fut reconstruite à l'identique après la guerre. Les peintures ont été découvertes en 1934 et probablement restaurées à cette époque (?). Une seconde restauration a été effectuée au cours de l'hiver 2000, par monsieur Brigand.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Date et typologie de la protection

1974/03/02 : inscrit au titre objet

Précisions sur la protection

Intitulé de l'arrêté de protection : peintures murales de la nef, 13e siècle

Intérêt de l'objet

À signaler

Références documentaires

Cadre de l'étude

Recensement des peintures murales ; dossier ponctuel

Dénomination du dossier

Dossier avec sous-dossier

Partie constituante

Peinture monumentale

Références des parties constituantes étudiées

IM02003027, IM02003028

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2001

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel
21 mail Albert-Ier 80000 Amiens