tableau d'autel (?) et son cadre : Mariage mystique de sainte Catherine d'Alexandrie

Désignation

Dénomination de l'objet

Tableau d'autel (?), cadre

Titre courant

Tableau d'autel (?) et son cadre : Mariage mystique de sainte Catherine d'Alexandrie

Localisation

Localisation

Picardie ; Aisne (02) ; Rozoy-sur-Serre ; collégiale Saint-Laurent, actuellement église paroissiale de l'Assomption (non étudiée)

Numéro INSEE de la commune

02666

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Aisne

Canton

Rozoy-sur-Serre

Nom de l'édifice

Collégiale Saint-Laurent, actuellement église paroissiale de l'Assomption (non étudiée)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Emplacement de l’œuvre dans l’édifice

Dans la nef, élévation nord

Description

Catégorie technique

Peinture, menuiserie

Structure et typologie

Rectangulaire vertical

Matériaux et techniques d'interventions

Toile (en plusieurs lés, support) : peinture à l'huile, bois (en plusieurs éléments) : taillé, mouluré, peint, noir, doré

Description matérielle

Le tableau est une peinture à l'huile. La toile paraît être composée de plusieurs lés. Le cadre, en bois taillé et mouluré, est peint en noir et doré.

Indexation iconographique normalisée

Scène (sainte Catherine d'Alexandrie, apparition, Vierge, Enfant Jésus, mariage religieux : symbole, anneau, draperie), fond de paysage

Description de l'iconographie

Sainte Catherine d'Alexandrie, figurée sous les traits d'une jeune fille aux longs cheveux déliés dans le dos, est figurée agenouillée, de profil en train de prendre la main de l'Enfant Jésus qui lui passe l'anneau nuptial. Celui-ci, assis sur les genoux de la Vierge se retourne vers Elle. Elle est assise sous un dais recouvert d'une peinture. Aux pieds des personnages, le sol est parsemé de fleurs de lys et de roses. A l'arrière-plan se découpe un paysage

Dimensions normalisées

Dimensions non prises.

État de conservation (normalisé)

Oeuvre menacée, mauvais état

Précisions sur l'état de conservation

La toile est couverte d'un chancis généralisé, très importants réseaux de craquelures. La toile présente en outre de nombreux plis et une perte d'adhérence de la matière picturale par endroits, une déchirure dans la partie supérieure gauche. Certaines parties paraissent avoir été restaurées sommairement.

Historique

Auteur de l'œuvre ou créateur de l'objet

auteur inconnu

Personne morale créatrice de l'objet

France (école)

Lieu de provenance

Picardie, 02, Laon, église paroissiale de Saint-Marcel-sous-Laon

Siècle de création

Milieu 17e siècle

Description historique

Ce tableau de grandes dimensions, était peut-être un tableau d'autel. Ses caractéristiques formelles incitent à y voir une oeuvre relevant de l'école française du milieu du 17e siècle. Si l'oeuvre dénote une connaissance de la peinture italienne, en particulier dans la gamme chromatique riche en coloris assourdis, le type de la Vierge et surtout de l'Enfant Jésus, évoquent les créations parisiennes de ces peintres autour de Simon Vouet. On retrouve le motif de la Vierge à l'Enfant se découpant sous un dais architecturé, partiellement recouvert d'une lourde tenture, avec un fond de paysage à l'arrière-plan. Le tableau est cependant empreint d'un certain archaïsme et non exempt de maladresses, notamment dans le rendu des mains et l'articulation de la figure de sainte Catherine et du groupe de la Vierge et de son Fils. De même, le traitement des plis des vêtements est quelque peu mécanique. La composition ne semble pas se rapporter ou s'inspirer d'un modèle précisement identifiable, il faut y voir une création probablement originale de la part d'un peintre provincial actif peut-être dans le diocèse de Laon au 17e siècle. Certaines parties témoignent par ailleurs d'une inventivité plastique intéressante, par exemple le tapis de fleurs dans la partie inférieure, la tête de la Vierge ou encore la figure délicate de sainte Catherine, aux longs cheveux et au cou orné d'un collier de perles. Le cadre n'est pas contemporain de la toile, il est identique à celui du tableau de l'Annonciation qui forme un faux pendant, puisque ce dernier est peint au début des années 1860. Le Mariage mystique a probablement été réencadré lors de l'installation de celui-ci dans l'église. Selon les sources historiques locales du 19e siècle, l'oeuvre provient de l'ancienne église paroissiale de Saint-Marcel-sous-Laon, détruite à la Révolution. L'ancien curé desservant de cette paroisse, Jean-Baptiste Delvincourt, natif de Rozoy aurait sauvé, au moment de la Révolution, ce tableau. C'est la soeur de ce prêtre, habitante de Rozoy, qui le cache alors dans son grenier. Elle en fait don au prêtre desservant de la collégiale Saint-Laurent, le curé Bertrand, après la fin des persécutions réligieuses, probablement lors du Concordat. Le tableau fait l'objet d'une notice succincte dans l'ouvrage publié en 1865 de Isidore P. Mien sur le canton de Rozoy-sur-Serre. Le Journal de l'Aisne, dans son édition du 26-27 décembre 1894, mentionne ce tableau en reprenant cette historique. Le tableau, assombri, paraît avoir été par endroits restauré sommairement.

Statut juridique et protection

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Photographies liées au dossier de protection

OUI

Références documentaires

Cadre de l'étude

Dossier ponctuel

Dénomination du dossier

Dossier individuel

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1999

Date de rédaction de la notice

2000

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57