Présentation de la commune de Sainte-Marie

Désignation

Titre courant

Présentation de la commune de Sainte-Marie

Localisation

Localisation

Martinique 972 Sainte-Marie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Martinique nord

Historique

Description historique

La commune de Sainte-Marie naquit officiellement par décret le 12 juin 1837. Cependant son histoire débute avec les premiers habitants Arawak puis Caraïbes. Durant les premiers temps de la colonisation française, son territoire faisait partie de la Capesterre (partie orientale de l'île) habitée par les Caraïbes. Suivra une phase expansionniste, marquée en 1658 par une guerre déclenchée sous les auspices d'un "Conseil général des officiers" (source documentaire) en représailles à l'assassinat de 3 colons par des caraïbes de Saint-Vincent (selon les affirmations de caraïbes venus en délégation à Saint-Pierre). Sous la bénédiction des serviteurs de Sa Majesté Très Chrétienne, à savoir le R.P. Bonin (supérieur des jésuites) , le R.P. De Boulogne (supérieur des Dominicains) et le père Du Tertre, la guerre se solda par le massacre de nombres d'amérindiens et la prise de possession de la Capesterre. Une paix générale aux îles d'Amérique fut signée deux ans plus tard entre français, anglais et chefs caraïbes. Elle attribuait les îles de Saint Vincent et de la Dominique aux seuls caraïbes. Sur le territoire de l'actuel Sainte-Marie, la veuve du gouverneur Du Parquet attribua au père Boulogne et ses dominicains une vaste propriété sur laquelle fut édifiée une chapelle en l'honneur du saint patron dominicain et de Jacques Du Parquet. Cette chapelle donna son nom à l'habitation Fond-Saint-Jacques autour de laquelle se développa initialement le coeur de Sainte-Marie. Un second foyer de peuplement, plus restreint, prit également naissance en face de l'îlet Sainte-Marie. Il accueillera plus tard l'église, les commerçants et leurs magasins, première esquisse du bourg actuel. L'église paroissiale fut construite sur les terres du sieur Laquan à l'emplacement de l'actuel marché. Elle fut transférée au lieu actuel dans la seconde moitié du 18e siècle. La commune de Sainte-Marie connue la même structure évolutive que les autres communes de Martinique. Elle fut cependant un haut lieu de crises et de luttes sociales au tournant des 19e siècle 20e siècle : grève de 1882, en réponse une baisse (nouvelle qui s'avérera fausse) du prix de la journée de travail des ouvriers agricoles, durant laquelle le gérant de l'habitation la Camille, M. Gouyer, blesse avec un revolver des manifestants ; grève marchante de 1900, partit de l'habitation Saint-Jacques avec pour mot d'ordre une augmentation du prix de la tâche et qui culminera au François avec sa dizaine de mortet sa douzaine de blessés ; grève de 1910 à l'usine Lagrange ; grève de 1923 partit de Bezaudin qui fera deux morts sur l'habitation Bassignac. Sainte-Marie est aussi le lieu de naissance d'un samaritain célèbre de l'histoire martiniquaise : Joseph Lagrossillière, dit "Lagro". Né en 1872, ce petit fils d'esclave, élève de l'Ecole coloniale et juriste de formation, fonde en 1897 le groupe socialiste des Antilles, et devient de maire de la commune de 1910 à 1937. Commune agricole fertile avec une usine en troisième plus importante productrice de Martinique en 1935, Sainte-Marie subira le déclin de la seconde moitié du 20e siècle pour ne maintenir la culture de la canne qu'autour de l'usine Saint-James, autrefois usine de Sainte-Marie. La commune est aussi un vivier de l'art et des traditions populaires de la région, tel la vannerie héritée des Caraïbes ou encore la musique "bèlè" d'essence africaine et qui prit naissance sur l'Habitation. Elle possède également un îlet qui servi de fort et de port, durant tout le XVIIè Siècle, et sur lequel un chemin de fer était installé afin d'acheminer depuis les habitations, les tonneaux de rhum et de sirop, jusqu'aux navires ancrés dans la baie de Sainte-Marie. Il est le lieu d'un phénomène rare dans le monde le "Tombolo", bande de sable de 400 mètres de long séparant la mer en deux pendant quelques mois, et créant ainsi un passage reliant la terre ferme à l'îlet.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Sainte-Marie est une commune d'une superficie de 4455 ha avec une population d'environ 20000 habitants, située sur la côte Atlantique de la Martinique. Elle est limitée au sud par la Petite Rivière Salée, frontière d'avec la commune de Trinité, au nord par la rivière Charpentier qui la sépare de la commune Marigot, à l'est par les bois de la commune Gros-Morne adossés aux pitons du Carbet, et à l'ouest par l'océan. Son relief est montagneux et descend en pentes douces jusqu'a une plateau bordant la façade maritime. Trois îlets (îlet Pain de sucre, îlet Sainte-Marie et îlet Saint-Aubin) protège celle-ci des assauts d'une houle mouvementée. L'îlet Sainte-Marie fut relié autrefois à la terre par un quai avec voie ferrée par laquelle étaient débarquées les marchandises que l'on transportait vers le bourg.

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ursulet Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Présentation de la commune

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Martinique - Service chargé de l'Inventaire 54, rue Professeur Raymond Garcin 97200 Fort-de-France - 05.96.63.18.61

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Paysage
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© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil régional Martinique
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