Demeure dite habitation Moulin l'Etang

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Appelation d'usage

Habitation Moulin l'Etang

Titre courant

Demeure dite habitation Moulin l'Etang

Localisation

Localisation

Martinique 972 Basse-Pointe

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Martinique nord

Lieu-dit

Habitation Moulin l'Etang

Références cadastrales

1973 E 155, 157

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Jardin, étang, maison, hangar agricole, atelier de réparation

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 18e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

A l'origine la parcelle qui verra croître l'habitation Moulin l'Etang appartenait vers 1671 à M. Phillipe Adenet, ancien membre de l'évêché de Reims et officier de milice en Capesterre. Habitation du premier étage, c'est à dire proche de la mer, elle était d'assez faible surface : 200 pas de large et 1500 pas de haut, soit une surface d'environ 38 hectares. A l'époque on y cultivait des vivres et du pétun sur 400 pas. Quand Phillipe Adenet mourut en 1672, sa femme Françoise Blondeau se remaria la même année à Michel de Traversier qui prit ainsi possession de l'habitation. Son héritier vendit la propriété, fin 17e siècle, à un sucrier de Basse-Pointe : André François Courtois, également propriétaire de l'habitation La Capot. Cette dernière, munie d'installation industrielle, fut alors alimentée en canne par Moulin l'Etang. Ce n'est qu'après le 2e quart 18e siècle qu'une sucrerie avec moulin à bêtes ainsi qu'un étang seront installés sur celle-ci par les descendants Courtois, d'où le nom de Moulin l'Etang. L'étang y faisait office de réservoir d'eau pour les bêtes, mais aussi pour les usages domestiques. Quand par le biais de mariage familiaux la propriété devint celle des Levassor de Latouche Longpré, durant le dernier quart 18e siècle, l'habitation se modernisa (présence d'un moulin hydraulique) et cultiva en sus de la canne, un peu de cacao, de café ainsi que du manioc. Prospère, elle comportait quelque 43 bâtiments. En 1825, elle passa des mains des Levassor de Latouche, à celle du Duc de Fitz-James qui avait épousé une Levassor de Latouche Longpré. Sa famille, résidant en France, délégua la gestion de l'habitation à différents alliés de la famille habitant la Martinique : les Ainé, Loubere, Pougainville, furent ainsi en charge du domaine durant le 19e siècle. Quand vint la crise de 1884, surproduction et effondrement des prix du sucre touchèrent, comme beaucoup d'autres, l'habitation Moulin l'Etang. Les Fitz-James la louèrent alors pour dix ans (1888-1898) à des preneurs : Tiburce Plissoneau, Edgard de Courmont, Octave Hayot, Adré Prévoteau Duclary, Fernand Clerc, Alfred Dormoy, Charles et Emile Ariès. Avec les Gradis, ils créèrent dès 1889 une Société anonyme par actions de l'usine de Basse-Pointe qui prit toutes les cannes du domaine. A l'époque, il avait une superficie d'un peu moins de 108 hectares et possédait une annexe dans la commune d'Ajoupa Bouillon, dite "Trianon". Il fut finalement acquit par Edgard de Courmont et Alfred Dormoy en 1898, puis par les Hervé et enfin les Depaz durant la première moitié du 20e siècle. Sa superficie était, vers 1927, de 129 hectares plantés en cannes et comportait une maison de maître avec cuisine, remise, écurie, piscine, un pavillon servant de logement à l'économe, trois magasins, un parc à moutons, un parc à boeufs, un parc à mulets, des cases à travailleurs, 6 mulets, 2 cabrouets, 2 charrues, 15 barres à mines, 7 fourchettes à cannes, un tracteur Bercland, mais plus de bâtiments industriels. C'est à partir de 1963 que la culture de la banane y supplanta jusqu'a aujourd'hui l'exploitation de la canne.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, ciment, pierre, moellon, moellon sans chaîne en pierre de taille, enduit, pan de métal

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique

Commentaire descriptif de l'édifice

L'habitation Moulin l'Etang se situe en bordure de la R.N.1, à près de 2 kilomètres du bourg de la Basse-Pointe. Elle se trouve sur un plateau suivit d'une pente se terminant dans la rivière Pocquet. A L'entrée se trouve l'étang avec son îlet au saule pleureur. D'anciennes maisons en moellon sans chaîne et en pierre se trouvent sur l'ancien site de la sucrerie. La maison principale en moellon sans chaîne couvert d'enduit et les bureaux se trouvent au nord-est et sont précédés de bâtiments agricoles, d'un atelier d'entretien et de réparation, d'un hangar de conditionnement de la banane. Les logements des cadres et dans employés, de construction récente, se trouvent au sud de la maison principale.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une société privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ursulet Laurent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Martinique - Service chargé de l'Inventaire 54, rue Professeur Raymond Garcin 97200 Fort-de-France - 05.96.63.18.61