Cimetière communal dit Ramousse

Désignation

Dénomination de l'édifice

Cimetière

Appelation d'usage

Cimetière Ramousse

Titre courant

Cimetière communal dit Ramousse

Localisation

Localisation

Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Basse-Terre ; avenue du Gouverneur-Du-Lion

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Basse-Terre (commune)

Adresse de l'édifice

Gouverneur-Du-Lion (avenue du)

Références cadastrales

2001 AS 123, 124

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

19e siècle, 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Au XVIIIe siècle, Basse-Terre compte deux cimetières paroissiaux, celui rattaché à l'église Notre-Dame du Mont-Carmel, attesté dès 1671 et celui de l'église Saint-François, créé dans les années 1690. Lorsqu'en 1772 les carmes s'installent dans l'église des jésuites, le cimetière paroissial de Notre-Dame du Mont-Carmel est déplacé. Il est représenté le long du flanc sud de l'église. Il n'est plus indiqué sur la carte de l'ingénieur militaire Labbé de Talcy de 1780. Une décision royale de 1769 est à l'origine du transfert de ce cimetière à l'est de la ville, il est alors appelé cimetière du Fromager. Le 24 juillet 1784, le gouverneur de Clugny prend un arrêté pour interdire l'inhumation à l'intérieur des villes mais il est sans effet. Le décret impérial du 23 prairial an XII (1er février 1804) interdisant les inhumations à l'intérieur des villes pour des raisons d'hygiène n'est promulgué en Guadeloupe que le 6 octobre 1856. Le 17 décembre 1807, un arrêté pour la création d'un cimetière public à Basse-Terre est pris. Le préfet colonial souligne la difficile mise en place de ce projet. En 1810, le gouverneur anglais Beckwith est encore obligé d'interdire les inhumations dans le cimetière du Fromager ; il rappelle que le seul cimetière autorisé et fonctionnant dans la ville est celui de l'église de Saint-François. Les inhumations de ce cimetière semblent avoir cessé dans les années 1820. Les textes mentionnent un cimetière des enfants et un pour les gens de couleur (libres et esclaves) , mitoyen à celui des Blancs et clos par un mur. Le plan de Bury de 1749 montre le cimetière au nord-ouest de l'église. Les informations sur la mise en place de ce cimetière communal sont lacunaires. Il a dû commencer à être utilise vers 1820 mais il est probable que le transfert a été progressif. Sur les terrains, vendus par la famille Chaulet, on trouve les premières concessions à perpétuité. Cette zone regroupe les sépultures de la bourgeoisie et est communément appelée cimetière des riches. Une ravine séparait le cimetière en deux, délimitant une seconde zone, dénommée Le Doublon où se trouvent les sépultures plus modestes ; on peut encore y voir de nos jours de nombreuses tombes en conques de lambi, caractéristiques des Antilles. Dès 1845, la municipalité étudie la possibilité d'agrandir le cimetière particulier, prévu pour 1100 tombes, chiffre déjà dépassé. En 1864, la ville acquiert deux nouvelles portions de terre appartenant aux familles Chaulet et Bogaers. En 1898, elle est à nouveau confrontée au manque de place et demande la cession du fort Ramousse à l'administration militaire.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre

Commentaire descriptif de l'édifice

Il occupe un morne à l'entrée nord de la ville, face à la mer. Le haut du cimetière, une des parties les plus anciennement occupées, conserve une série de sépultures en déshérence, présentant des tombeaux en maçonnerie à faux couvercle bombé, modèle que l'on retrouve dans plusieurs cimetières d'habitation. Les monuments funéraires en place, datant de la 2e moitié du XIXe et de la 1ère moitié du XXe siècle, ne présentent pas de différences significatives avec ceux des cimetières de métropole. Appartenant à la bourgeoisie, l'architecture des tombes et des chapelles funéraires fait largement appel au style néoclassique. En revanche, le cimetière ne compte pas, comme ceux des grandes villes, d'éléments architecturaux ou décoratifs originaux, ni de sculpture d'artiste. Seule exception : le buste du docteur Cabre en bronze, réalisé par le sculpteur Antoine Etex (1809-1888) offert par la population de la ville. En revanche, on retrouve le mobilier en fonte de fer largement diffusé par des établissements spécialisés dans la fabrication de mobilier religieux comme l'Institut catholique de Vaucouleurs (Meuse) : croix, anges, couronnes. Depuis les années 1970, on a pris l'habitude en Guadeloupe de recouvrir les tombes de carreaux de céramique et ce type de réalisation est largement représenté dans ce cimetière.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Desmoulins Marie-Emmanuelle

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49

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cimetière communal dit Ramousse
cimetière communal dit Ramousse
© Archives départementales de la Guadeloupe
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