Maison, actuellement école maternelle

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Destination actuelle de l'édifice

École maternelle

Titre courant

Maison, actuellement école maternelle

Localisation

Localisation

Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Basse-Terre ; 6 place des Carmes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Basse-Terre (commune)

Adresse de l'édifice

Carmes (place des) 6

Références cadastrales

2001 AH 17, 217

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, école

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle, 1er quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La première vente actuellement connue de cette propriété date de 1785 mais l'acte notarié est perdu, nous ne disposons donc pas de description. La vente de 1805 signale que les bâtiments ont été détruits par un incendie en 1794. Lors des affrontements qui opposent les patriotes et les royalistes quelques jours avant la prise de la ville par les Anglais, un violent incendie détruit un grand nombre de maisons dans le quartier du fort, le 22 avril 1794 ; l'actuelle rue Paul Ganot s'appelait encore sur le plan de 1818 rue Brûlée. Pierre Dominique Cambriels (1767- ?) , colonel du 66e régiment, rachète en 1805 le terrain et les ruines puis d'autres parcelles en 1807. Il réalise d'importants travaux de reconstructions ; il est possible que la maison principale ait conservé, en dépit de l'incendie, ses murs-gouttereaux et pignons car la forme des baies, des appuis de baies, des pilastres d'angle et les proportions d'ensemble évoquent une maison de la 2e moitié du 18e siècle, plus qu'une construction du début du 19e siècle. Il revend la propriété et la maison nouvellement construite avec ses meubles et ustensiles en 1809 au couple Jusselin pour 40 000 francs tournois. En 1836, la maison en maçonnerie se compose alors de 2 étages dont un étage de comble avec un toit brisé, couvert en essentes. La façade sur la place est précédée d'un perron, celles sur la cour sont bordées d'une galerie en rez-de-chaussée. Le rez-de-chaussée est divisé en un salon planchéié en acajou et une salle à manger carrelée en marbre. L'étage comptait 3 chambres, 3 cabinets et un couloir. La cour et le jardin abritaient les dépendances habituelles : cuisine, magasin, chambres de domestique, salle de bain. Il s'agissait d'une maison importante. Les Jusselin la louent à l'administration coloniale pour loger les préfets apostoliques. La municipalité songe vers 1850 à y installer son futur hospice mais les Jusselin s'y opposent, la maison étant réservée au nouvel évêque. La tradition orale rapporte que lors de l'épidémie de choléra de 1865, elle a servi de morgue. En 1884 et 1885, l'abbé Frédéric Gourgaud, prêtre de la paroisse de Notre-Dame du Mont-Carmel de 1842 à 1887 acquiert 2/3 de cette propriété, le dernier tiers restant aux mains d'une héritière Jusselin. La maison est en mauvais état. Gourgaud la revend en 1886 après avoir entrepris des démolitions et d'importants travaux de reconstruction. Selon le père Balivet, l'abbé Gourgaud souhaitait y installer une école ; il rapporte aussi que l'on pouvait y voir un escalier remarquable. La rénovation actuelle a supprimé cet escalier à retours avec jour, en bois à rampe d'appui en bois à décor néogothique. Elle a été acquise par la commune pour la transformer en école dans les années 1930 ; cette maison avait déjà servi d'école vers 1900. L'étage de comble a été surélevé et modifié en 1955, la charpente en bois du nord a été déposée, retaillée et remontée. Une galerie en béton a été ajoutée. Des bâtiments ont été construits à l'arrière pour accueillir les salles de classe. La maison est en cours de rénovation avec suppression d'une partie de la galerie béton.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre, moellon, enduit partiel, béton

Matériaux de la couverture

Tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Cette imposante maison à un étage carré et étage de comble se trouve sur l'ancienne place d'Armes. Elle occupe une parcelle comprise entre deux rues. Elle est construite en maçonnerie de moellons enduits. Les encadrements de baies sont segmentaires, les chaînages d'angle, la corniche et le bandeau sont en pierre de taille. Le brisis du toit a été surélevé mais la charpente conservait jusqu'en 2002 des pièces de bois anciennes. La distribution intérieure a été modifiée lors de l'installation des salles de classe. Des anneaux permettant d'accrocher des vélums sont encore en place sous les baies du premier étage. Ce bâtiment était l'un des plus élégants de la ville.

État de conservation (normalisé)

Remanié

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Desmoulins Marie-Emmanuelle

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49

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maison actuellement école maternelle
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© Inventaire général, ADAGP ; © commune de Basse-Terre
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