usine de petite métallurgie (usine d'hameçons VMC Pêche)

Désignation

Dénomination

usine de petite métallurgie

Précision sur la dénomination

usine d'hameçons

Appellation et titre

Usine d'hameçons VMC Pêche

Titre courant

usine de petite métallurgie (usine d'hameçons VMC Pêche)

Localisation

Localisation

Franche-Comté 90 Morvillars

Aire d'étude

Territoire de Belfort

Canton

Grandvillars

Adresse

Charles de Gaulle (rue) 12

Référence cadastrale

1823 D 59 à 62, 1984 A 84, 86, 88, 104, 153

Milieu d'implantation

en village

Cours d'eau

dérivation de l'Allaine

Parties non étud

bureau d'entreprise, bureau d'études, atelier de fabrication, atelier de conditionnement, cantine, logement, bief de dérivation

Edifice de conservation

ensemble de transformation des métaux et de petite métallurgie Viellard-Migeon et Cie

Référence de l'édifice de conservation

IA90000046

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 19e siècle (détruit), 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Datation en années

1899, 1905, 1978, 1990

Justification de la datation

porte la date, daté par tradition orale, daté par travaux historiques

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

En 1844, au moment de la restructuration des forges dites de Morvillars, à Méziré (90) , la société Migeon Dominé (future société Viellard-Migeon et Cie) aménage une fabrique de vis à bois dans le moulin de Morvillars. La matrice cadastrale mentionne la démolition du moulin en 1865 et la construction de la fabrique de vis en 1866. Si l'édification d'un bâtiment d'électricité est mentionnée peu avant 1899, l'usine est entièrement reconstruite en 1905-1906. Elle s'oriente à partir de 1910 vers la production d'hameçons, pour laquelle une société propre est fondée en 1938. Deux logements ouvriers, situés au n°7 rue de la Fontaine et aux n°14 et 16 rue Charles de Gaulle, ont été édifiés en 1899 et 1906 (dates portées). En 1958, la production mensuelle atteint 10 millions d'hameçons. En difficulté pendant la décennie 1960, l'usine est redressée à partir de 1971 sous l'impulsion de Christophe Viellard. La société décide de se positionner sur le marché de l'hameçon triple, modernise son parc de machines et fait construire un atelier de finition en 1978 et un bureau d'études, prolongé d'un atelier de fabrication de trempe, en 1990. L'usine VMC Pêche est aujourd'hui le 3e fabricant mondial d'hameçons (le premier pour les hameçons triples) avec une production mensuelle de 40 à 50 millions de pièces, en acier ou inox, allant de la taille 30 à 16/0. Une usine à gaz pour l'éclairage des ateliers est construite en 1862, et une machine à vapeur de 30 ch et une turbine installées en 1863. Présence de 33 machines à emboutir les têtes à partir du fil coupé, de trois machines à emboutir et de 15 balanciers pour travail à chaud en 1907. 125 personnes en 1960, 70 vers 1970, 130 en 2000. Existence d'un fonds d'archives privées.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, moellon, pierre de taille, enduit, brique, béton, parpaing de béton

Matériau de la couverture

tuile mécanique

Vaisseau et étage

1 étage carré, étage en surcroît, étage de comble

Type de la couverture

toit à longs pans, terrasse

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, achetée, produite à distance

Commentaire description

Le bâtiment de l'usine est en pierre de taille et brique (pour le rez-de-chaussée et l'étage carré) et moellon de calcaire enduit (pour l'étage en surcroît et l'étage de comble). Le rez-de-chaussée accueille des bureaux, des ateliers de fabrication (trempe, revenu, polissage et finition) et de conditionnement. L'étage carré abrite la production d'hameçons simples et des gros hameçons (fabrication main) , l'atelier de conception des machines et un bureau d'études. L'étage en surcroît accueille la production d'hameçons triples et l'étage de comble la cantine. Les extensions de 1978 et 1990 sont en parpaing de béton enduit et parement de brique, toit à longs pans et terrasse. Les maisons ouvrières (à quatre logements) sont en moellon de calcaire enduit, avec sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et étage carré, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2000

Crédits

© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Date de rédaction de la notice

2000

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Favereaux Raphaël

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

sous-dossier