usine de transformation des métaux et aciérie dites forges de Morvillars

Désignation

Dénomination

Usine de transformation des métaux, aciérie

Appellation et titre

Forges de Morvillars

Destinations successives et actuelle

Atelier de conditionnement ; immeuble de bureaux

Titre courant

Usine de transformation des métaux et aciérie dites forges de Morvillars

Localisation

Localisation

Franche-Comté 90 Méziré

Précision sur la localisation

Oeuvre située en partie sur la commune : Morvillars

Aire d'étude

Territoire de Belfort

Canton

Grandvillars

Adresse

Canal (rue du)

Référence cadastrale

1823 C 1, 2, 4, 8 à 26, 1984 C 539, 540

Milieu d'implantation

En écart

Cours d'eau

Dérivation de l'Allaine

Parties non étud

Conciergerie, bureau d'entreprise, pièce de stockage du combustible

Edifice de conservation

Ensemble de transformation des métaux et de petite métallurgie Viellard-Migeon et Cie

Référence de l'édifice de conservation

IA90000046

Historique

Datation des campagnes principales de construction

19e siècle

Justification de la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Une tréfilerie, édifiée au début du 18e siècle par Pierre de la Basinière, comprend une renardière, un martinet et une tirerie ; elle produit du fil de fer et du fer en tôle. F.B. Noblat acquiert la seigneurie et, vers 1768, fait reconstruire et agrandir l'usine, improprement appelée forges de Morvillars. Il obtient, par autorisation royale du 23 juin 1772, le droit de fabriquer de l'acier de cémentation. En 1785, la production atteint 200 tonnes de fer (fil, clous, chaînes). L'usine est concédée pour un bail de 9 ans à J.B. Migeon et J.B. Dominé en l'an V, puis acquise en 1807 par la société Migeon Dominé et Cie. Propriétaires des forges voisines de Grandvillars (90) , ces industriels décident de regrouper les activités de forgeage (affineries et martinets) à Méziré pour concentrer le tréfilage (fil de fer et dérivés) à Grandvillars. Ils s'associent également avec L.F. Japy - industriel voisin et néanmoins concurrent, installé à Beaucourt - pour exploiter une nouvelle machine à tirer le fil d'acier, et investissent le marché de la visserie, jusqu'alors inexploité en France. En 1812, outre une consommation annuelle de 28 000 stères de bois et 10 000 quintaux de houille, les forges utilisent 800 tonnes de fonte (provenant de Haute-Saône) pour une production de 600 tonnes de fer en barreaux (destinées en totalité à la tréfilerie de Grandvillars). La société en nom collectif Migeon et Dominé, fondée en 1813, est remplacée par la société en commandite Viellard-Migeon et Cie en 1856. Des travaux de réorganisation sont entrepris en 1844-1845 : transfert de l'étirage dans le local du martinet afin d'utiliser la chaleur des feux d'affinerie voisins, installation d'un nouveau cylindre, réaménagement des infrastructures hydrauliques. En 1857 est mis en service un marteau-pilon, mû par la vapeur et dont le générateur utilise les gaz des feux d'affinerie. La construction d'un four Martin en 1886, alimenté par des gazogènes, entraîne l'extinction du dernier feu de forge en 1891. Après la Première Guerre mondiale, l'obsolescence des équipements amène la société à décider la construction, au lieu-dit Breuil, d'une nouvelle forge comprenant une aciérie Martin (2 fours de 25 tonnes) et un laminoir continu avec 2 trains finisseurs. En 1928, la forge de Méziré est alimentée en électricité par la centrale hydroélectrique de Saint-Hippolyte (25) , propriété de la société. La production d'acier cesse en 1935 (arrêt du four Martin et du train trio de forge) pour être concentrée à Grandvillars. La société passe en SARL en 1948 et en SA en 1951. Après l'arrêt du laminoir en 1954, les bâtiments sont désaffectés et progressivement rasés dans les années 1960-1970. L'activité de la société a été regroupée dans les usines de Grandvillars et Morvillars, au sein de la Générale de Forgeage et Décolletage (GFD) en 1968, puis de la Générale Fixation Industrie (GFI) en 1977. Les bâtiments subsistants servent de bureaux à la société VMC Europe et de magasins industriels à VMC Pêche, dont l'usine est située à Morvillars (étudiée : voir le dossier IA90000055). L'ancienne halle à charbon, vraisemblablement édifiée au début du 19e siècle, a été réhabilitée vers 1996 et convertie en magasin de stockage et atelier de conditionnement. L'usine compte 6 tenailles en 1712, 16 en 1728, 30 en 1732 et 50 en 1793. Présence de 4 feux de forge, 4 marteaux et 4 feux de martinet en 1772, puis de 4 feux d'affinerie servis par 3 marteaux, 2 martinets, 4 laminoirs, 1 four à chauffer les fers et 4 grosses tenailles en 1812. Installation d'un martinet en 1813. Mise en service d'une machine soufflante à vapeur en 1826. Existence d'une machine à vapeur de 12 ch en 1858, remplacée en 1861 par une autre de 30 ch, et servant de moteur auxiliaire à une roue hydraulique. Présence d'une usine à gaz en 1888 et de deux fours Siemens en 1897. 15 ouvriers à la tirerie (tréfilerie) en 1732. 75 ouvriers à la tirerie, 20 à la forge, 8 au martinet, 4 à la chaînerie e t 10 à la clouterie en 1773. 48 personnes en 1793 et 60 en 1812. 42 employés au laminoir en 1951. Création d'une compagnie libre des sapeurs-pompiers en 1864, d'une fanfare en 1867. Existence d'un fonds d'archives privées.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Calcaire, moellon, pierre de taille, enduit

Matériau de la couverture

Tuile mécanique, tuile plate, tuile en écaille, fer en couverture

Vaisseau et étage

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré

Type de la couverture

Toit à longs pans, demi-croupe, terrasse, toit en pavillon

Source de l'énergie

Énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite à distance

Commentaire description

L'atelier de conditionnement et magasin industriel (ancienne halle à charbon) est en moellon de calcaire enduit, couvert d'un toit à longs pans et demi-croupe en tuile plate. Le bâtiment des bureaux (anciens logements ?) a un étage de soubassement en pierre de taille calcaire, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré en moellon de calcaire enduit, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Un bâtiment couvert d'un toit en pavillon et tuile en écaille sert de magasin industriel.

Etat de conservation

Vestiges

Statut juridique

Statut de la propriété

Propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2000

Crédits

© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Date de rédaction de la notice

2000

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Favereaux Raphaël

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Dossier

Sous-dossier