Ferme

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ferme

Titre courant

Ferme

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Parisot

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Lisle-sur-Tarn

Lieu-dit

Nicouleau

Références cadastrales

1832 B 1044, 1046, 1048, 1049, 2012 ZM 21

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Cuvage, pressoir à vin, étable à vaches, grange, logement, hangar, pigeonnier, poulailler, remise agricole, toit à porcs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

17e siècle, 18e siècle, 2e quart 19e siècle, 2e moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1845

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Description historique

Selon un diplôme de médaille du comice agricole de l'arrondissement de Gaillac remis au propriétaire de la ferme, Emile Bounhiol, en 1927, la famille Bounhiol serait arrivée à Nicouleau dans la première moitié du 17e siècle, en 1632. Le propriétaire actuel témoigne que les Bounhiol sont restés à la tête du domaine jusque dans les années 1980. Le corps de bâtiment accolé au nord de la maison d'habitation conserve en effet quelques éléments anciens qui pourraient appartenir aux 17e et 18e siècles (baies d'encadrement en pierre de taille avec chanfreins et fenêtres avec ébrasements se poursuivant au niveau de l'allège). Le four à pain construit en terre massive pourrait lui aussi dater d'une période assez ancienne ; ce type de mise en oeuvre, pour les environs de Gaillac, peut être daté entre le 15e siècle et le 18e siècle. Mais la ferme a connu une reconstruction importante en 1845 et au cours du demi-siècle suivant. Les matrices du cadastre signalent que la maison située sur la parcelle 1046 est détruite en 1843 et qu'une nouvelle est reconstruite deux ans plus tard. C'est plus précisément la maison d'habitation, la grange-étable et les deux pigeonniers qui sont élevés à ce moment, en reprenant l'emprise de l'ancien bâtiment. Cette reconstruction est attribuée à Jacques Bounhiol, qui est dit cultivateur dans la matrice du cadastre. Dans les années 1840-1850, Jacques Bounhiol agrandit aussi son domaine par l'acquisition de terres, de bois et de vignes.
Dans la seconde moitié du 19e siècle, et probablement antérieurement à la crise du phylloxéra intervenue à la fin des années 1870, le chai, le logement du maître-valet et la remise agricole sont élevés. Leur construction pourrait être attribuée au fils de Jacques Bounhiol, Jacques Valentin, qui hérite du domaine en 1875 (A.D.T. 3 P 1595).
L'extension nord-ouest de la maison d'habitation a été rajoutée au tout début du 20e siècle, probablement en 1912 selon les informations données par les matrices cadastrales des propriétés bâties qui signalent un bâtiment en augmentation de construction pour cette année-là (A.D.T., 3 P 1598). Le type de mise en oeuvre, et en particulier les chaînes d'angle en brique qui décrivent un motif harpé, vient corroborer cette datation.
A partir des données du cadastre, on peut établir qu'en 1880, le domaine de Jacques Valentin Bounhiol recouvrait une cinquantaine d'hectares, dont 7 à 8 plantés en vigne et qui recouvraient quatre grandes parcelles seulement.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, brique crue, pisé, brique creuse, calcaire, molasse

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à un pan, croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Le corps de bâtiment principal qui abrite la maison d'habitation et la grange-étable est encadré par deux pigeonniers formant tour qui confèrent à la façade côté cour un aspect solennel. Une attention particulière a été apportée à la façade ordonnancée : mise en oeuvre soignée (encadrement des ouvertures en brique, porte d'entrée surmontée d'un larmier, corniche en terre cuite) et décors d'enduits (façades des pigeonniers dont les angles sont soulignés d'un bandeau blanc). Outre l'habitation, ce corps principal abrite aussi la grange-étable dans le prolongement, à l'est, et une remise agricole couverte par un toit à un pan. Les pigeonniers sont, quant à eux, couverts par un toit dit en pas de mulet. Des quatre niveaux qui les composent, seul le rez-de-chaussée n'était pas dévolu aux pigeons ; celui de l'ouest comporte une petite étable à cheval. Aux étages, des paniers en osiers étaient utilisés pour les nichoirs.
Les maçonneries sont faites de matériaux différenciés en fonction de l'orientation : le mur nord de la maison est constitué de moellons bruts de molasse qui alternent avec de la brique, mise en oeuvre qui caractérise aussi les murs les plus anciens de la ferme. Côté cour, la brique de terre crue a été préférée.
Sur l'arrière de la maison d'habitation, est conservé un puits alimenté par une citerne. L'eau était amenée au moyen de tuyau en terre cuite jusque dans la cuisine.
En retour du corps principal, au nord, un second corps de bâtiment couvert par un toit à longs pans et une croupe abrite quelques annexes de la maison parmi lesquels la cuisine, la buanderie et la cave à bouteilles. Toute la partie nord du bâtiment abrite le chai. Celui-ci est élevé principalement en brique de terre crue.
Au sud, on compte encore un logement, de domestique, élevé lui aussi en brique de terre crue auquel est accolé sur le pignon est un petit abri pour la forge. En face de ce logement, de l'autre côté de la cour, se trouve un petit corps de bâtiment agricole peu profond qui renferment les toits à cochons surmontés du poulailler et des lapinières. Située à l'entrée de la cour, la niche du chien de la ferme a été construite avec un soin inhabituel pour ce genre d'édicule : maçonnerie de brique, pierre gravée portant l'année de la construction (1926), et frise sur les rampants du toit.
A l'arrière de la maison se trouvait le potager fermé par un mur de clôture. Au devant de la cour, des grands arbres (cèdres, platanes) marquent l'entrée, à l'extrémité d'une allée qui relie le domaine à la route de Parisot à Montans.

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM81010014

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2012

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Servant Sonia

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

ferme
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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