Ferme, domaine viticole

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ferme

Titre courant

Ferme, domaine viticole

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Loupiac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Rabastens

Lieu-dit

Pélégrys Hauts (les)

Références cadastrales

1836 B 71, 72, 75, 2010 B 568

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier, écurie, chai, cuvage, toit à porcs, grange

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Moyen Age (?), 2e quart 18e siècle (?), 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1742, 1904, 1905

Commentaires concernant la datation

Porte la date, porte la date, porte la date

Description historique

Un encadrement de porte en brique couvert par un arc brisé et dont l'angle est abattu par un chanfrein étroit pourrait dater du Moyen Age. Il appartenait à la cave à vin qui s'étendait dans le prolongement de la maison, à l'ouest. Mais l'essentiel des bâtiments du corps de ferme qui s'organisait sur un plan en U sur le cadastre de 1836 présente des formes datables du 18e siècle. La cheminée en brique ornée conservée à l'étage porte la date de 1742 qui pourrait constituer le terminus ante quem de la construction de la maison. Le style et la qualité de la construction ainsi que l'organisation rationnelle des bâtiments permettent d'interpréter l'ensemble comme un domaine de viticulture et de polyculture du 18e siècle.§En 1836, l'ensemble appartient encore à un membre de la famille Pélégry, Etienne, qui est désigné comme cultivateur (A. D. T., 3 P 1221). En 1880, la propriété appartient à Eulalie Pélégry, épouse de Joseph Paulin, lui-même propriétaire d'une maison de maître à la tête du domaine agricole des Arnaudins, sur la même commune. Quelques années plus tard, en 1888, les propriétaires des Pélégrys Hauts sont Apolline Paulin, probablement l'héritière des précédents, et un certain Lugan. Enfin, en 1897, c'est leur fils, Eliezer Lugan qui en est propriétaire. C'est donc lui qui fait construire le chai au tout début du 20e siècle : la date de 1904 est inscrite sur la clef de l'arc couvrant le portail de la façade sud et celle de 1905 est portée sur les deux vantaux du même portail. Ses initiales sont inscrites sur les vantaux du portail sud ainsi que sur ceux du portail nord, tourné en direction du Tarn. Elles sont associées aux initiales de son épouse, A. P. Il s'agissait probablement d'une cousine, issue de la famille de sa mère, puisque les matrices du cadastre présentent Eliezer comme "gendre Paulin" (3 P 1222). Eliezer et son épouse ont fait installer le même type de portes avec leurs initiales dans les écuries qu'ils ont faites construire dans les mêmes années sur leur propriété des Arnaudins. A ce moment, les Pélégrys Hauts devait loger le maître de chai et la demeure principale du domaine se trouvait aux Arnaudins.
La destruction récente de la cave à l'ouest a retiré au bâtiment son organisation initiale en U.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, brique crue, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile mécanique

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon

Commentaire descriptif de l'édifice

La ferme est implantée à quelques dizaines de mètres seulement des berges du Tarn. La maison d'habitation se situe en fond de cour et sa façade ouvre au sud. L'aile orientale était occupée par une écurie et à l'extrémité sud se trouve encore le pigeonnier. De l'aile ouest, en grande partie détruite, ne subsiste qu'un bâtiment agricole caractérisé par des maçonneries de brique de terre crue et percé côté cour par une arcade en plein cintre en brique et une porte également en brique et couverte par un arc surbaissé. De la cave à vin qui s'étendait à l'angle nord-ouest, dans le prolongement de l'habitation, il ne reste que des soubassements de murs en brique et galet et le sol recouvert de carreaux de terre cuite.
La maison s'élève sur un seul étage et les encadrements des ouvertures en brique sont couverts par des arcs surbaissés. La corniche moulurée et le cordon qui sépare les deux niveaux sont en brique. A l'intérieur, deux cheminées également en brique sont conservées sur le pignon est de la maison. Celle du rez-de-chaussée relativement simple est couverte par un arc surbaissé et chanfreiné qui repose sur deux pseudo-corbeaux également pourvus d'un chanfrein. La clef de l'arc est ornée d'un motif en terre cuite de cuir roulé au centre duquel se trouve un motif en coeur. La cheminée du premier étage présente un décor autrement plus développé qui semble indiquer que la salle principale de l'habitation se trouvait à cet endroit. Les piédroits sont ornés de décors géométriques en relief. L'arc au tracé surbaissé présente une clef ornée d'une fleur de lys (?). La brique portant la date de 1742 s'inscrit à l'extrémité d'une frise composée de briques moulées et ornées également de décors géométriques. La partie haute de la cheminée a fait l'objet d'un remontage (l'arc et toute la partie supérieure de la hotte) ce dont témoignent les morceaux de brique et de tuile de calage. La pierre de foyer probablement d'origine est conservée.
Le pigeonnier est construit en brique de terre crue qui alterne avec des moellons de grès. Il se présente sous la forme d'une tour couverte par un toit en pavillon à égout retroussé et qui se prolonge en partie basse par un corps de bâtiment rectangulaire. Au-dessus de la randière en brique moulurée s'ouvrent les entrées de pigeons qui s'inscrivaient dans des baies couvertes par des arcs en plein cintre.
La cour était fermée au sud par un mur de clôture en brique et galet et un portail dont il reste un des piédroits ménageait un accès central.
Le chai ajouté à l'est mesure environ 35 m de long sur 12 m de large. Il s'élève sur deux niveaux : au rez-de-chaussée se trouvent encore quelques foudres en bois et la cuve de fermentation dans laquelle on déchargeait le raisin depuis l'étage grâce à une rampe, actuellement détruite, qui avait été aménagée sur le côté est du bâtiment. Les façades sur pignon sont particulièrement soignées. Au sud les encadrements des ouvertures qui forment travées sont en grès. Les portes en métal sont ornées de pampres de vigne qui entourent le chiffre des propriétaires. L'avant-toit, largement débordant, est supporté par des jambes de force ouvragées et la rive de toit est marquée par de la tuile plate ornée de festons. Les maçonneries du chai sont en brique qui alterne régulièrement avec des galets et les murs gouttereaux sont en parpaings au-delà du soubassement.

Technique du décor des immeubles par nature

Fonderie

Indexation iconographique normalisée

Raisin ; vigne

Description de l'iconographie

Le chiffre des propriétaires est entouré de couronnes de pampres de vigne.

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM81010002

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Servant Sonia

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

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ferme, domaine viticole
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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