Ferme, domaine viticole

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ferme

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Domaine viticole

Titre courant

Ferme, domaine viticole

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Loupiac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Rabastens

Lieu-dit

Avignon

Références cadastrales

1836 A 35, 36, 37, 2010 A 13 à 17

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Étable, grange, logement, pigeonnier, toit à porcs, puits, hangar

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle (?), 3e quart 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle, 1ère moitié 20e siècle

Description historique

En 1836, lorsque le premier cadastre est dressé, Avignon appartenait à Jean-Jacques Rey (ADT, 3 P 1221), propriétaire du château voisin de Saint-Géry à Rabastens, situé sur l'autre rive du Tarn, à moins d'1,5 km à vol d'oiseau. La "tuilerie d'Avignon" et "la Mouline" établie sur La ferme s'organisait alors sur le même plan qu'aujourd'hui : une grande maison en fond de cour et deux corps de bâtiments agricoles parallèles, non attenants à la demeure. Ce plan régulier est celui de la maison rustique en vogue au 18e siècle et dans les premières décennies du 19e siècle. C'est probablement du tout début du 19e siècle qu'il faut dater la construction de la demeure et des bâtiments agricoles d'Avignon.§En 1878 et jusqu'en 1895, le propriétaire est Jacques Henri de Marliave de Rabastens (ADT, 3 P 1223). En 1895, Avignon est acheté par Charles Eugène Jules Debros, qui est désigné comme négociant à Gaillac (ADT, 3 P 1223), probablement négociant en vin, et auquel il faut très certainement attribuer la construction du chai dans les années qui suivent l'acquisition. C'est probablement lui qui fait aussi surélever le corps de bâtiment agricole ouest, permettant ainsi l'établissement d'un véritable étage là où s'élevait simplement un niveau de comble auparavant. Les toits installés côté cour contre le corps de bâtiment agricole oriental doivent aussi dater de la toute fin du 19e siècle.§Dans les années 1920, Avignon, devenu un domaine viticole, passe aux mains de trois propriétaires différents (ADT, 3 P 1224) : Pierre Marly (dont on ne sait rien) entre 1922 et 1925, Charles Héber, directeur de la Société générale alsacienne et domicilié 20 boulevard de l'Orangerie à Strasbourg, entre 1925 et 1927, puis, Louis de Subras de Saint-Martin, domicilié 10 rue Croix-Baragnon à Toulouse. C'est probablement lui qui ajoute à la demeure la terrasse couverte et l'auvent du même style sur la façade nord. Il fait encore très certainement aménager les deux logements dans les bâtiments agricoles et construire le pigeonnier et les toits attenants. Les modifications apportées dans la partie nord du chai doivent également lui être attribuées. Selon un témoignage, Louis de Subras a maintenu sur le domaine une activité viticole importante.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, brique crue

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit en pavillon, toit à longs pans, appentis, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Le domaine d'Avignon est implanté à moins d'un kilomètre au sud des rives du Tarn et au-dessus de la vallée très encaissée du ruisseau de la Mouline (ou ruisseau de la forêt d'Avignon) sur le cours duquel s'est établi un moulin. Sur l'autre versant de la vallée du ruisseau et non loin des rives du Tarn, se trouvent encore les vestiges de la briqueterie d'Avignon. Le domaine est tourné en direction de la vaste plaine de Loupiac. La demeure située entre les deux corps de bâtiment agricoles s'en distingue nettement par son élévation à deux étages et sa façade à trois travées. La toiture actuelle en pavillon offrait à l'origine une pente de toit plus raide, ce dont témoignent les anciens solins en brique sur les conduits de cheminées, qui devait encore distinguer la maison. La terrasse couverte ajoutée à l'est et dont le toit à longs pans et croupe est porté par une colonnade ajoute encore à son caractère de maison de maître. L'enduit actuel vient masquer les encadrements des ouvertures en brique, le cordon qui divise les deux étages et la corniche également en terre cuite. La terrasse permet de profiter du jardin de buis et d'autres essences arbustives aménagé sur ce côté, à l'abri de l'activité de l'exploitation agricole qui se développe en direction du sud et qui est séparé de la demeure par un muret en brique. Un bassin également en brique et un puits occupent le centre de la cour. Les deux bâtiments sont construits principalement en brique et couverts par des toits à longs pans. Le corps ouest est marqué par une surélévation qui se distingue nettement par l'utilisation de matériaux différents : brique crue, brique de terre compressée et brique de forme presque cubique. Le logement aménagé postérieurement dans la partie sud du bâtiment se caractérise en façade par des encadrements de brique industrielle et des linteaux de bois dont on voit bien qu'ils ont été repercés. Le bâtiment abrite étables et greniers à foin. Sur l'arrière, des hangars attenants ont des piliers en brique pour le premier et en brique de terre compressée pour le second. Côté cour, les deux ouvertures en brique couvertes par des linteaux de bois au tracé segmentaire et percées dans la maçonnerie de terre crue pourraient constituer les vestiges d'une première habitation de fermier, même si ces éléments sont ici en remploi. De l'autre côté de la cour, le corps de bâtiment en brique abrite une grande grange caractérisée par de hautes arcades en plein cintre et un ou deux logements. Un petit corps ajouté côté cour qui abritait des toits est construit en moellon de molasse qui alternent avec de la brique de récupération. A l'ouest, un hangar prend appui sur la grange et deux piliers de brique. Un pigeonnier couvert par un toit dit en pied-de-mulet et des petits toits construits en brique crue ont été construits au sud-ouest. Une réserve d'eau maçonnée est associée au potager, l'est. Sur le même côté se trouvaient aussi une serre, dont il ne reste plus que le soubassement. Le chai, implanté au nord de la demeure, se trouve dissocié des bâtiments agricoles.

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Servant Sonia

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

ferme, domaine viticole
ferme, domaine viticole
(c) Conseil départemental du Tarn ; (c) Inventaire général Région Occitanie
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