Demeure appelée pavillon des Rives

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Appelation d'usage

Pavillon

Titre courant

Demeure appelée pavillon des Rives

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Brens

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Rives (les)

Références cadastrales

2013 F 13

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 19e siècle

Description historique

Du mariage du baron Frédéric d'Yversen, chevalier de l'ordre de Pie IX, avec Blanche François Pauline de Solages, célébré en 1828, naît en 1840 Hippolyte Jean Marie d'Yversen. Ce dernier hérite en 1866 de toutes les possessions de son oncle, Victor Bernard d'Yversen, de la branche cadette, soit les domaines de Saint-Fons, de la Pradelle et de Rives sur la commune de Brens. Il épouse en 1869 Charlotte Léontine Marguerite Marie de Lur-Saluces, fille du marquis de Lur-Saluces, propriétaire du domaine viticole Château Yquem dans le Bordelais. Jean d'Yversen entreprend alors un projet ambitieux dont il confie les plans à Louis-Michel Garros, célèbre architecte bordelais spécialisé dans les châteaux viticoles du Bordelais. Il lui commande les plans d'un château à construire sur les terres du domaine des Rives, situé rive gauche du Tarn et face à la ville de Gaillac. L'architecte lui propose deux projets (Archives privées, projets de château pour le baron J. d'Yversen, 1872 et 1873). Le premier, réalisé en 1872, est ambitieux et fait référence aux modèles des châteaux de la Loire dans une composition éclectique, comme toujours chez cet architecte (Cf. Dantarribe, 2005, p. 74-83). Ainsi, le château en brique est-il mis en scène sur un vaste soubassement traité en terrasse bordée par un garde-corps à balustres, auquel mènent deux degrés convergents, et dans un vaste décor naturel bordé de grands arbres. Un portail est placé aux deux extrémités. Le bâtiment est animé par les décrochements successifs du corps principal, des pavillons traités en bow-vindows, d'un autre corps de bâtiment en rez-de-chaussée fermant la façade par l'aménagement d'une terrasse et dégageant la vue des tourelles d'angles arrières. Les hautes toitures en ardoise hérissées d'épis de faîtage et ponctuées de fenêtres pendantes de lucarnes, les hautes cheminées et le belvédère sont autant d'attributs permettant au château d'être visible de loin. Le deuxième projet, proposé en 1873, reprend les grandes lignes du premier mais sans terrasse de soubassement et avec un étage en moins. Le belvédère n'a pas été conservé, les épis de faîtage sont réduits et les lucarnes de toit ont été enlevées. Quelques degrés permettent d'accéder aux salles du rez-de-chaussée. La galerie d'arcades du rez-de-chaussée a été conservée mais des clefs pendantes faisant référence aux modèles d'architecture du 18e siècle ont été privilégiées. L'environnement paysager est plus détaillé, avec l'indication de massifs fleuris, de parterres et d'allées. Ce dernier projet n'a pourtant pas vu le jour et une construction plus modeste a probablement été élevée sur le terrain dans la décennie 1870. Une description en était donnée dans l'inventaire de la succession du baron Jean d'Yversen dressée le 23 février 1881 (Archives privées, Inventaire de la succession de M. le baron Jean d'Yversen, délivré le 8 mars 1881).

Description

Typologie du couvrement

Commentaire descriptif de l'édifice

Une petite demeure, dénommée pavillon, a été élevée sur un soubassement de quelques degrés formant terrasse. Elle est composée d'un corps de bâtiment central de deux étages cantonné de deux pavillons en rez-de-chaussée ménageant une terrasse accessible depuis l'étage. De style néo-classique, elle a une travée axiale soulignée par un entablement saillant couronnant la porte et la fenêtre de l'étage. Le pavillon était environné d'un parc de grands arbres. Dans le même projet, probablement établi dans la décennie 1870, des chais de vinification ont été construits face à la demeure, de l'autre côté de la route qui menait au pont suspendu reliant Gaillac et sur les rives qui surplombent le Tarn.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2013

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

demeure appelée pavillon des Rives
demeure appelée pavillon des Rives
(c) Conseil départemental du Tarn ; (c) Inventaire général Région Occitanie
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