Demeure, ferme

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure, ferme

Titre courant

Demeure, ferme

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Gaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Saint-Laurent

Références cadastrales

1828 I 547 à 550, 2012 BK 117, 142, 143, 283

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Logement, grange, étable, poulailler, pressoir à vin, remise agricole, cuvage, forge artisanale, chai, jardin, lavoir, étable à chevaux

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 18e siècle 19e siècle, 2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1928

Commentaires concernant la datation

Date portée

Description historique

La chapelle Saint-Laurent de Pompirac, élevée sur un petit mont dominant la plaine de Gaillac, est mentionnée parmi les lieux de culte dépendant de l'abbaye Saint-Michel au 10e siècle. Elle est encore représentée sur la carte de Tavernier, en 1642 et dans la 2e moitié du 18e siècle sur la carte de Cassini. A la limite du 18e et du 19e siècle (?) ou dans le 1er quart du 19e siècle, une demeure à la campagne, à la tête d'une ferme, est élevée sur le mont par la famille de Vialar, probablement sur l'emplacement de l'ancienne chapelle dont des remplois sont encore visibles dans la maçonnerie. En 1828, date du levé de plan du cadastre napoléonien, les deux bâtiments parallèles sont bien représentés et le cimetière, alors mentionné comme tel, se tient au nord. La propriété appartenait alors à Augustin de Vialar, frère d'Emilie de Vialar et petit-fils du baron Portal (AD Tarn, 3 P 821). Ce dernier quitte le gaillacois pour faire carrière en Algérie et y fonder une grande propriété. La propriété passa alors aux mains de la famille de Bermond. Vers 1890, la propriété est achetée par la famille de Journès qui fait aménager un jardin de buis devant la maison. Entre 1925 et 1930, la propriété est réorganisée et agrandie pour se trouver à la tête d'un petit domaine vitcole. Le rez-de-chaussée, jusqu'alors réservé aux pièces de services, est réaménagé avec l'établissement d'un vestibule ouvrant sur un escalier en bois. Une nouvelle porte à l'encadrement en brique est installée dans la façade principale. Un chai avec une partie pressoir et cuvier est élevé en brique creuse au nord de la demeure. Au sud-ouest de la ferme, chai et cuvier sont établis dans une extension abritant aussi une cuve portant la date de 1928. Sont aussi construits lors de ce projet un petit bâtiment abritant lapinière et poulailler, un logement indépendant pour le régisseur, à l'ouest, en contrebas du cimetière, et le lavoir comprenant aussi le bassin à sulfater. Douze hectares de vigne étaient répartis autour de la demeure.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, brique, brique creuse, brique crue, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, appentis, toit à deux pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier tournant, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La demeure, à la tête d'un petit domaine viticole, est située au sommet d'un mont qui domine la plaine viticole de Gaillac, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle. Elle était entourrée de vignes. Elle présente sa façade principale au sud-est, ouvrant sur un jardin de buis. Son élévation postérieure est occupée par la cave vinaire, postérieure, construite en brique creuse entre 1925 et 1930 et couverte d'un toit en appentis. Au nord sont aménagés le pressoir et la cuve, sous la baie de décharge, ainsi que le puits. La ferme s'établit au nord de la demeure, sur un tracé parallèle. Le bâtiment primitif est construit en brique de terre crue. Il comprend un logement, plus profond, qui occupe la place centrale et une étable surmontée d'une grange. Avec la réorganisation du domaine agricole, une remise agricole est élevée contre l'élévation postérieure de l'étable-grange, en moellons de calcaire ainsi qu'un bâtiment, en même matériau, au sud-ouest abritant le cuvier (deux cuves de 90 et 95 hl), le chai à barriques et la forge. Le logement du régisseur, à l'écart de l'ensemble, a été élevé sur un replat situé sous le cimetière, à l'ouest. Que ce soit la cave vinaire, le poulailler-lapinière ou le logement du régisseur, ces bâtiments, construits à la même époque en brique creuse ont une couverture en tuile mécanique. Le potager, en contrebas de l'ensemble formé par les bâtiments, est accompagné d'un ensemble composé d'un puits, un lavoir et un bassin à sulfater. La demeure, construite en moellons de calcaire en partie basse et en brique, avait un rez-de-chaussée réservé aux pièces de service qui fut réaménagé avec son entrée vers 1930. Ce niveau était éclairé par des fenêtres de petites dimensions couvertes d'un arc segmentaire. L'étage accueillant les pièces de réception comprend une hauteur sous plafond proche de 4 m, éclairées par de hautes fenêtres couvertes d'un arc segmentaire. La façade principale à sept travées est ordonnancée et soulignée par deux cordons saillants et moulurés en terre cuite. Les entablements saillants en brique des fenêtres du rez-de-chaussée et de l'étage montent jusqu'au niveau du cordon, formant un décor de tables. Le comble à surcroît est éclairé par des oculi circulaires. La travée axiale fait l'objet d'une composition particulière avec l'établissement, à l'origine, d'un perron menant à la porte principale située à l'étage. Elle ouvre actuellement sur un balconnet installé vers 1930 lors de l'établissement de la porte du rez-de-chaussée. La porte-fenêtre, à l'imposte semi-circulaire vitré et rehaussé d'un décor de flêches rayonnant autour d'une fleur de lys, est couronnée par un arc en plein cintre. Deux pilastres à chapiteaux la cantonnent, supportant un entablement détaché en saillie sur le cordon. Au niveau du comble à surcroît, deux pilastres bordent l'oculus axial, leurs chapiteaux étant détachés sur la corniche en terre cuite très saillante et moulurée, faisant office à cet endroit d'entablement. La travée axiale est couronnée par un fronton, à la couverture triangulaire détachée. Le salon situé à l'étage conserve un programme de décor de gypseries réparti sur les trumeaux des portes, du panneau de glace et de la cheminée.

Technique du décor des immeubles par nature

Décor stuqué

Indexation iconographique normalisée

Putto ; putto ailé

Description de l'iconographie

Scènes de petits putti représentés sur les panneaux couronnant portes et glaces et sur le manteau de cheminée.

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

demeure, ferme
demeure, ferme
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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