Château viticole

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château viticole

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Gaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Rhodes

Références cadastrales

1827 B 1291 à 1293, 2011 B 40, 357, 358, 400 à 402

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Chai, cuvage, pressoir, étable à chevaux, étable, grange, logement, puits

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

18e siècle, 4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1896

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Description historique

La ferme de Rhodes, peut-être construite dès le 17e siècle, a fait l'objet d'un réaménagement au 18e siècle. L'étage du logis, probablement en pan de bois, a été remplacé par un niveau en brique et des fenêtres couvertes d'un arc segmentaire ont été mises en place dans la façade. Elle se constituait alors d'un bâtiment principal élevé sur un plan en L, comprenant un logis rectangulaire et un chai sur le retour (1830 B 1291). En 1830, les bâtiments agricoles se trouvaient dans le prolongement du premier édifice au sud, et un peu plus loin, le long de la route. Le jardin se trouvait en fond de cour. La ferme appartenait à Augustin Cancé (AC Gaillac, 1 G 18). Augustin Cahuzac l'acquiert dans la 2e moitié du 19e siècle et entreprend dans le dernier quart du 19e siècle l'agrandissement du domaine avec la construction de nouveaux bâtiments. En 1883, tout en conservant le logis, il réaménage le chai en parcelle 1291 à l'étage de soubassement et fait élever un nouveau bâtiment destiné à la vinification accueillant le pressoir et des cuves accessibles depuis la route par un quai de déchargement (AC Gaillac, 1 G 32). Au-dessus du chai, il fait élever le logement du maître valet. Il clôture l'aménagement autour de la cour par la construction d'écuries. Au sud et le long de la route, il poursuit l'aménagement des bâtiments agricoles destinés à l'élevage et au stockage des récoltes par un ensemble constitué d'étables, grange et remise. Les bâtiments sont mentionnés achevés en 1886 (AC Gaillac, 1 G 33). En 1896, il entreprend la dernière phase d'agrandissement du domaine en faisant élever une belle demeure à allure de château sur un chai à l'étage de souibassement et relié à un important chai enterré à deux vaisseaux de 45 m de long (AC Gaillac, 1 G 1 W 73). Il fait placer ses initiales sur l'imposte de la porte du château, sur les façades principale et postérieure. Augustin Cahuzac, à la tête d'un domaine viticole, investit à Gaillac en 1896, dans le quartier de la Madeleine et rue Denfert Rochereau, en faisant construire de nouveaux bâtiments dans le quartier situé non loin de la gare. Le domaine viticole entourré de parcelles de vigne est toujours en activité.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, brique, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée, élévation à travées

Typologie de couverture

Toit en pavillon, toit à deux pans, toit à longs pans, toit à un pan, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le domaine du château de Rhodes, à la tête de 22 ha de vignes, est implanté à flanc de coteau et en contebas de l'église de Boissel, le long de la route. La demeure, ouvrant au sud sur un niveau de terrasse, domine le premier cercle de bâtiments dédiés à la viniculture et organisés autour de la cour. Le premier logis, établi en contrebas, est suivi des bâtiments à vocation d'élevage (étables) et de stockage des récoltes (grange et grenier) ainsi que la remise agricole. Les bâtiments agricoles sont construits en moellons de calcaire, les encadrements des ouvertures sont en brique, en calcaire et le linteau est en bois. Le premier logis a un rez-de-chaussée en pierre de calcaire et l'étage est en brique. Des fenêtres à l'encadrement en brique sont couvertes d'un arc segmentaire. Le premier chai situé dans le bâtiment en retour a son niveau de soubassement rythmé par des arcs en brique qui soutiennent le niveau de plancher du niveau supérieur. Des petites baies d'aération sont percées dans l'élévation sud. Une cuve en brique, probablement contemporaine du chai du 18e siècle est visible en arrière de la première cloison. Des cuves ouvertes, en béton de chaux, sont placées en fond de bâtiment, en relation avec le pressoir, placé au niveau supérieur. Les bâtiments élevés en fond de cour sont construits en moellons de calcaire, les encadrements sont en brique et les linteaux en bois. La façade principale du logement du maître-valet est percée de fenêtres rectangulaires, aux piédroits en brique alors que les linteaux et appuis sont en grès. La porte, à l'encadrement en brique, est particulièrement soignée. Les piédroits sont rehaussés de pilastres et l'entablement est couronné d'une corniche. Les chais enterrés, à deux vaisseaux de 45 m de long ont été construits en même temps que la demeure et sont reliés à celui situé sous la demeure qui s'agrandit au nord d'une cave à bouteilles. Les deux vaisseaux font 7 m de large chacun et sont couverts d'une voûte en berceau surbaissé en brique. Ce dispositif, exceptionnel dans le gaillacois, a été repéré dans un autre domaine viticole sur les coteaux, à Bosc Long, sur la commune de Cahuzac. L'accès aux chais était pratiqué depuis la cour par deux larges portes percées à l'étage de soubassement de la demeure. Un puits couvert est situé contre la terrasse. La demeure est composée d'un corps de bâtiment principal rectangulaire couvert d'un toit en pavillon et cantonné de deux petites tourelles d'angle. Deux pavillons, élevés en retrait, sont couverts d'un toit à deux pans terminé par une croupe. La façade principale est ordonnancée et à neuf travées d'ouvertures qui sont percées tant sur la partie centrale que sur les tourelles et les pavillons. Un cordon en brique souligne le niveau des ouvertures à chaque étage et une corniche en brique couronne la façade. Les baies ont un les piédroits en brique, le linteau et l'appui sont en grès. Au rez-de-chaussée surélevé se trouvent les salles de réception et la bibliothèque, auxquelles on accède par un escalier extérieur en pierre qui mène à un perron. La porte est couverte d'un arc en plein cintre qui retombe sur des pilastres supportant un entablement couronné d'une corniche. L'imposte semi-circulaire ajourée est soulignée par deux cercles de rayons en fer forgé établis autour des initiales "AC" du propriétaire. Le propriétaire a souhaité qu'une porte établie sur le même modèle soit percée dans la façade postérieure, plus modeste. La régularité des travées de fenêtres est interrompue pour l'éclairage de l'escalier.

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

château viticole
château viticole
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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