Demeure, domaine viticole

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Domaine viticole

Titre courant

Demeure, domaine viticole

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Gaillac

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Brisses (les)

Références cadastrales

1827 H 9 à 12, 16-17, 2011 NR 10, 39

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Chai, cuvage, cellier, pigeonnier, étable, grange, étable à chevaux

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

17e siècle, 4e quart 18e siècle

Description historique

Dans la généalogie des Blanc de Brisses (archives privées), le premier de la lignée dénommé Antoine Blanc est présenté comme le "constructeur" ou le "fondateur" de Brisse en 1663. Au regard du rez-de-chaussée conservé dans son état du 17e siècle, l'analyse architecturale de la demeure révèle qu'un grand logis a été construit au 17e siècle. Un chai indépendant est construit au 17e siècle, dans un deuxième temps, révélant déjà une part importante de la culture de la vigne ainsi qu'un pigeonnier. La famille connaît une ascension sociale sensible au cours du 18e siècle. A la quatrième génération, après un deuxième mariage avec Marianne Farjanel, les descendants accèdent au rang de parlementaire. Jean Antoine Blanc, 1737-1791, est avocat au parlement, 1er consul puis maire de Gaillac et député aux Etats Généraux du Languedoc à Montpelllier. Son frère, Pierre Blanc de Brisse dit La Tour, 1754-1825, est avocat au parlement et juge d'appel au tribunal de Gaillac. Il contracte deux mariages. Le premier est passé avec Marie-Hippolyte Cassanhol en 1789, duquel naîtra Antoine Alexis Philippe Blanc, successeur aux Brisses. Le second est contracté en 1795 ou 1796 avec Henriette Farjanel, duquel naquirent deux fils, Henri et Jean-Augustin Blanc qui s'établirent à Gaillac. Selon toute vraisemblance, c'est à Pierre Blanc de Brisse dit La Tour qu'il faut attribuer le réaménagement des deux étages de la demeure à la fin du 18e siècle, ainsi que la construction des écuries et un agrandissement notoire du chai en dernier lieu. Tous ces bâtiments sont représentés sur le plan cadastral de 1827, en possession alors de son fils Antoine Alexis Philippe Blanc. L'aménagement de la demeure s'échelonna jusqu'au début du 19e siècle, notamment dans la partie orientale et l'aménagement du dernier niveau ne fut jamais achevé ainsi que la mise en place des joints entre les briques. La propriété resta dans les descendants de la famille jusque dans le dernier quart du 20e siècle. Dans les années 1970, la propriété ne comptait plus que 24 ha de terres dont 7 ha de vigne.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, terre, brique et pierre, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau ; en brique

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit à un pan, toit en pavillon, lanterneau

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit

Commentaire descriptif de l'édifice

L'accès au domaine des Brisses s'effectue par un chemin rectiligne depuis l'ancienne route du 18e siècle reliant Gaillac à Lisle-sur-Tarn. Le chemin débouche sur un pigeonnier à arcades et les bâtiments de la métairie, comprenant étable, logement, lapinière et toit à porcs, maintenant détruits, se trouvaient au sud. Un mur de clôture relie les bâtiments principaux du domaine qui ferment les trois côtés de la cour, il est ouvert par un portail à piliers de brique comprenant porte charretière et porte piétonne. Au nord de la cour s'élève la demeure, établie sur un plan rectangulaire formant une avancée au sud-ouest. Elle est couverte d'un toit à longs pans terminé par une croupe et d'un toit à un pan. Elle est construite en brique, les murs de refends sont en brique avec des parties en terre massive au rez-de-chaussée, constituée de couches de terre successives et continues. Au dernier niveau, les cloisons sont en pan-de-bois avec hourdis de brique. Le rez-de-chaussée a conservé son organisation du 17e siècle. De l'ouest vers l'est se trouvent (cf croquis) cuvier et chai, cuisines et cellier, cellier (chai?), escalier, salle et cellier. La salle, située dans la partie orientale, conserve une cheminée en brique ornée. L'arc segmentaire retombe sur des piédroits en quart-de-rond ; sous la corniche se trouve un cadre ornemental et un congé à bec rentrant clôture le traitement arrondi de l'angle. La distribution de la demeure s'organise à partir de la pièce principale ouvrant au sud, desservie par un cellier ou autre pièce fonctionnelle située en arrière. Ainsi à l'étage, se trouvait à l'est de l'escalier droit, le grand salon aménagé au début du 19e siècle, et, la salle à manger à l'ouest, avec une cuisine à l'arrière. Des chambres de tailles différentes avec placards et cheminées occupent les autres pièces. Au sud-est de la cour se trouvaient les écuries et au sud-ouest, le chai à deux vaisseaux. Ce dernier, de 23 m sur 14 m est composé du chai à barriques à l'ouest et du cuvier accueillant le pressoir et conservant les aménagements du chai du 17e siècle, à l'est. Le chai à barriques ouvrait à l'origine à l'ouest par le biais de grands arcs, murés lors de la division de la propriété. Ceci a demandé un agrandissement du bâtiment au nord afin de pouvoir faire circuler la marchandise. A l'est et séparé par un mur composé de lits alternés de brique et de galets, le cuvier englobe l'emprise du chai du 17e siècle, long de 13 m et large de 7 m. Dallé de carreaux de terre cuite et au niveau inférieur entièrement enterré, il comprend une partie destinée à accueillir les foudres, maintenant occupée par de grandes cuves en ciment établies dans les années 1950 sur un plan en L. Une petite halle couverte d'une voûte en berceau segmentaire pouvait accueillir les barriques. Elle ouvrait sur un deuxième espace de logement pour le vin, couvert d'un plancher soutenu par un arc sur lequel se trouvait un pressoir. Ce niveau était accessible par un escalier en brique. L'aménagement originel du fouloir se situe au-dessus de la partie voûtée, avec une maie en terre cuite muni d'une évacuation en grès. Le pigeonnier, construit en brique et couvert d'un toit en pavillon à lanternon, a le rez-de-chaussée ouvert par quatre arcades et fermé d'un plancher. Le deuxième niveau est réservé au logement des pigeons. Des nichoirs en carreaux de terre cuite superposés s'élèvent sur toute la hauteur des quatre côtés tout en réservant la place des ouvertures. A l'extérieur, une randière de carreaux de terre cuite vernissée souligne la piste d'envol en forte saillie et moulurée, ornée d'un décor de petites consoles. Les murs sont couronnés d'une corniche saillante et moulurée supportée par un décor de consoles en terre cuite.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

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demeure, domaine viticole
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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