Porte de ville

Désignation

Dénomination de l'édifice

Porte de ville

Titre courant

Porte de ville

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Brens ; place du Lavoir

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Adresse de l'édifice

Lavoir (place du)

Références cadastrales

1827 C 91, 2011 C 87

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 14e siècle, 1er quart 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1615

Commentaires concernant la datation

Date portée

Description historique

L'abbaye cistercienne de Candeil fonda la bastide de Brens en 1306 (Lauret et alii, p. 284) par un traité de paréage établi entre l'abbaye et le pouvoir royal. Le plan de l'agglomération est alors dressé sur un tracé régulier, sur un site profitant des défenses naturelles que sont le Tarn, au nord, et le ruisseau de Rieucourt aux pentes abruptes, au sud. La bastide ne fut pas protégée par une enceinte dans un premier temps. Dans la 2e moitié du 14e siècle, une enceinte maçonnée protégeant le village fut élevée sur son pourtour avec une porte de ville ouverte au nord-est. La porte était surmontée d'une salle de gardes qui ouvrait au nord sur la courtine. E. Rossignol (Rossignol, p. 41) rapporte que le village aurait été détruit et brûlé en 1568. En 1580, les archives de la communauté rendent compte de réparations à effectuer aux murailles, gabions et ravelins de l'église (AD Tarn, 38 EDT CC 14). En décembre 1584, les comptes des consuls décrivent des réparations à effectuer à la porte de ville ainsi qu'au pont-levis de l'église. En 1615, la porte fut reprise et exhaussée ainsi que la tour d'escalier contiguë qui la dessert. Les deuxième et troisième étages datent de cette campagne de travaux ainsi que les niveaux attachés de la tour. Ceci est encore identifiable dans le bâtiment à travers le traitement des ouvertures, rectangulaires ou couvertes d'un arc en plein cintre ou segmentaires ainsi que les fentes de tir pour les armes à feu portatives. Une inscription gravée sur une plaque de calcaire rend compte de ces travaux. Il est inscrit : " A LA POVASVITE DE ME MARTIN DEMURS DOCTEUR ES DROIT ADVOCAT LIEU DE BERENS HABITANT DE LA PROCHAINE VILLE DE GAILLAC LA REPARATION DE CETTE TOUR ET DEPENDANCE DICELLE A ESTE ORDONNE ET FAITE EN L'AN 1615 D'AUTHORITE DE MESSEIGNEURS DUDIT PARLEMENT ET DE MM LES TRESORIERS GENERAUX DE FRANCE ESTABLIS AUDIT THOLOSE EN PARLEMENT DE THOLOSE ET LIEU TENANT AU SIEGE ROYAL DU PRESENT (...)". La commune acquiert la porte en 1890 (AD Tarn, 2 O 38/2) et en 1891, elle met en afferme le pigeonnier qui se trouve dans les salles des deux derniers niveaux. En 1894, un petit bâtiment est établi contre la tour d'escalier (AD Tarn, 3 P 355). Le bail est renouvelé en 1901. En 1916, une maison de garde est construite contre la tour d'escalier. En 1922-1923, les briques et pierres qui constituent la partie inférieure de la porte ont été remplacées par le maçon G. Toinote (AD Tarn, 2 O 38/2). La porte a été protégée au titre des Sites Classés le 24 décembre 1943.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Typologie de couverture

Toit en pavillon, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur, escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La porte de ville de Brens s'élève au nord-est du village correspondant au parcellaire de la bastide du 14e siècle. Les murs de clôture des jardins des propriétés voisines s'alignent sur le tracé de la porte et révèlent l'emprise de l'enceinte. La porte est composée d'un passage couvert vouté en berceau et d'une salle par niveau sur trois étages. Une tour d'escalier en vis, hors-oeuvre, dessert les trois salles. La tour-porte, de 19 m de haut et de 7 m de large, et la tour d'escalier, large de 2,50 m, sont construites en brique mais les soubassements intègrent aussi des moellons de calcaire pour une meilleure résistance aux intempéries. La porte est couverte d'un arc brisé à l'encadrement chanfreiné. En arrière, le passage de la herse est encore visible et au revers de l'arc, une petite niche devait accueillir une statue. La porte ouvre sur un passage couvert voûté en berceau. La porte est surmontée d'une salle de gardes, disposant de deux petites baies au nord-est et au sud-ouest et d'une porte couverte d'un arc brisé percée dans le mur nord qui permettait de rejoindre la courtine. L'escalier en vis en bois permettait d'accéder à la porte couverte d'un arc segmentaire en brique chanfreiné. Le décor sculpté gothique est inséré à ce niveau dans l'élévation extérieure. La reprise est visible dans l'élévation de la tour d'escalier, qui est moins large à partir de ce niveau et à partir du deuxième étage avec l'adoption d'un type différent de baie. Une baie horizontale composée de deux jours rectangulaires séparés par un panneau aveugle et encadrée par un cordon saillant et mouluré formant corniche dans la partie supérieure. La baie de l'escalier est encore couverte d'un arc brisé mais elle est accompagnée d'une fente de tir pour armes à feu portatives. Les portes des salles du deuxième et du troisième étages sont couvertes d'un linteau en bois chanfreiné et ont des baies rectangulaires à encadrement en pierre à arêtes vives. Les crochets et les paniers rendent compte de son affectation en pigeonnier. L'élévation sud-ouest de la tour est percée d'une petite baie couverte d'un arc en plein cintre et accompagnée de la fente de tir. La tour d'escalier est couverte d'un toit en appentis alors que la tour de la porte est couverte d'un toit en pavillon. La toiture originelle avait une lucarne sur la face nord-est surmontée d'un couronnement ornemental.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ange ; écu

Description de l'iconographie

Au-dessus de la porte de ville, un panneau sculpté représentant deux anges encadrant un blason est délimité par un cadre saillant et mouluré.

État de conservation (normalisé)

Menacé

Protection et label

Typologie de la zone de protection

Site classé

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

porte de ville
porte de ville
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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