Ferme

Désignation

Dénomination de l'édifice

Ferme

Titre courant

Ferme

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Brens

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Fontrantoulayre

Références cadastrales

1827 B 187, 250, 251, 541, 2010 ZB 70

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Chai, cuvage, étable, étable à chevaux, grange, remise agricole, logement, pigeonnier, puits, abreuvoir

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle

Description historique

La ferme de Fontrantoulayre est représentée sur la carte de Cassini levée dans la 2e moitié du 18e siècle. Sur le plan cadastral de 1827, elle a déjà une organisation similaire à ce que nous pouvons voir de nos jours. Une grande parcelle bâtie qui abritait le logis et l'étable et une deuxième, un bâtiment en retour, accueillant le logement. La ferme appartenait à la famille Breil qui avait sa résidence principale à Gaillac. Les registres des propriétés rendent compte de modifications importantes apportées à la maison. En 1864, il est précisé "augmentation de construction" dans le registre (AD Tarn, 3 P 354) pour la maison ainsi qu'en 1877. En 1882, il est bien mentionné qu'il s'agit d'un nouveau bâtiment (AD Tarn, 3 P 354). En 1889, néanmoins, il est converti en bâtiment rural et en 1901, à nouveau en maison (AD Tarn, 3 P 355). En 1902, date de déclaration du nouveau bâtiment, il est déclaré que le bâtiment disposait de 21 ouvertures. La parcelle 250 mentionnée maison sur le registre comporte deux autres bâtiments qui sont l'étable surmontée de la grange et le chai qui font l'objet d'un exhaussement et sont abrités sous un même toit à longs pans terminé par une croupe. L'élévation nord du chai fut reprise dans les années 1920-1930 avec du parpaing. En 1939, un décor peint de motifs au pochoir ou de scènes plus complexes fut entrepris dans la maison par la propriétaire d'alors.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique crue, calcaire, brique, galet, moellon, appareil mixte, parpaing de béton, enduit, badigeon partiel

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile plate

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à un pan, croupe, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier tournant, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La ferme est composée de deux corps de bâtiments principaux qui s'organisent sur un plan en L autour de la cour. Elle disposait de 25 ha de terres dont une dizaine plantées en vigne. Le logis est un bâtiment profond disposant d'une élévation ordonnancée à cinq travées en façade principale et d'une élévation à quatre travées sur le jardin, au sud. Ce dernier avait un jardin de buis. Au nord du logis sont élevés perpendiculairement et séparés par un mur de refend, la grange-étable, ouvrant sur la cour, et le chai accessible depuis les élévations postérieures, à l'ouest et au nord. Il était possible de rejoindre le chai par deux grands arcs en brique depuis le logis à partir du cellier aménagé au nord-ouest, derrière la cage de l'escalier. Le logement du métayer ou du maître-valet se trouve dans le bâtiment formant retour au nord. Il ouvre sur la cour par deux portes et est suivi d'une remise plus récente. La cour est fermée au sud-est par un mur de clôture ménageant un portail borné par deux piliers en brique. Le puits couvert en brique alimentant deux abreuvoirs se trouve en arrière du mur de clôture ainsi que deux petits bâtiments agricoles. Au sud-ouest, un autre petit bâtiment agricole ferme la cour au sud-ouest. Le pigeonnier est situé en dehors de l'enceinte de la ferme, dans une ancienne parcelle de vigne, mentionnée en 1827. Le logis, double en profondeur, est desservi par un large couloir central sur toute la profondeur. L'escalier est installé au nord du couloir, en position centrale. Les chambres de bonnes était aménagées au premier palier. La cuisine au sud, avait un système de citerne aménagé sous l'évier. En arrière de cette dernière se trouvait une chambre disposant d'une cheminée au décor de gypseries. Les chambres étaient à l'étage. Les portes intérieures ont un encadrement en bois surmonté d'une corniche. A l'extérieur, les encadrements des ouvertures sont en brique. La façade relève d'un traitement décoratif homogène destiné être enduit. Les encadrements des ouvertures en brique sont en relief et forment un panneau de brique saillant rejoignant les cordons. Une succession de panneaux saillants dans lesquels sont percés les fenêtres et de panneaux délimités par ces derniers rythment la façade bordée par des pilastres en brique et enduits superposés.
La porte d'entrée, aux piédroits ornés de pilastres qui supportent un entablement couronné par une corniche, a conservé l'enduit recouvert d'un badigeon de couleur rouge qui pouvait se retrouver sur d'autres parties de la façade. Entre le niveau du rez-de-chaussée et du premier étage, deux cordons en brique délimitent un bandeau courant sur toute la largeur de la façade. Les fenêtres du comble à surcroît, plus petites, ont un linteau en bois et les encadrements ne sont pas saillants, formant ainsi une surface uniforme. Une corniche en brique moulurée couronne la façade principale et se poursuit sur l'élévation sur cour de l'étable et de la grange. Il est encore possible de distinguer le niveau de toiture des deux bâtiments avant la surélévation entreprise après la reconstruction partielle du logis en 1901 selon le système des toits à longs pans disymétriques. L'étable prévue pour dix vaches environ, avec un sol en galets est séparée de l'écurie par un mur de refend ouvert par deux grands arcs en brique. La grange couvre non seulement la partie de l'étable et de l'écurie mais aussi celui du chai. Un grand arc est percé à ce niveau dans le mur de refend pour la communication des deux parties. Le chai est divisé en deux parties par un mur de refend ouvert au niveau inférieur par deux grands arcs en brique. Au nord, la grande ouverture pour le déchargement de la vendange donne sur la cuve en bois. Elle devait être accompagnée d'autres cuves. La partie sud du chai est résevée à la conservation en barriques, avec un accès percé dans l'élévation occidentale. Le logement disposait de deux salles au rez-de-chaussée équipées d'une cheminée, l'évier et le potager se trouvaient au niveau de l'élévation sud. Une chambre était aussi pourvue d'une cheminée. Les murs de refend et mitoyen sont en brique de terre crue mais les élévations principales sont en galets ou en moellons de calcaire et en brique, assemblés parfois en appareil mixte. Les chaînes d'angle sont en brique ainsi que les encadrements des ouvertures qui sont couvertes pour le chai et la grange-étable par un arc surbaissé. Les linteaux des petites baies de la grange sont en bois. Les fenêtres et portes du logement sont couvertes par un arc segmentaire. Les toits sont à longs pans, terminés sur la grange-étable et le chai et le logis, par une croupe. Le pigeonnier est un bâtiment indépendant couvert d'un toit à pavillon protégé par des tuiles plates. Il percé au rez-de-chaussée de l'élévation nord d'une porte charretière à l'encadrement en brique couverte d'un arc segmentaire et à l'est d'une petite fenêtre. Les grilles d'envol en brique et triangulaires sont percées au niveau du deuxième niveau au nord et à l'est et au-dessus d'un cordon en brique souligné d'une randière en carreaux de terre cuite vernissés. Une deuxième randière très moulurée en brique et faisant fonction de piste d'envol court sur la totalité du bâtiment sous une grille d'envol ménagée en dessous de la rive du toit.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture

Indexation iconographique normalisée

Sujet profane ; paysage ; ornement ; ornement végétal ; fleur

Description de l'iconographie

Des motifs au pochoir, des tableaux de paysages et des compositions ont été peintes dans les principales pièces de la maison, dans le couloir et dans l'escalier.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

ferme
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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