Demeure, domaine viticole de Cazalens

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Domaine viticole

Appelation d'usage

Cazalens

Titre courant

Demeure, domaine viticole de Cazalens

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Brens

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Lieu-dit

Cazalens

Références cadastrales

1827 D1 65, 66, 2000 ZA 76, 75

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Chai, cuvage, pressoir, parc, ferme

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu 19e siècle

Description historique

Les terres de Cazalens furent achetées vers 1820 par la famille Bermond d'Auriac (Roche, p. 58) . Sur le plan cadastral de 1827, une ferme établie sur un plan en L est représentée, avec un moulin à vent au nord-ouest. Le moulin à vent est démoli en 1842 (A.D.T., 3 P 354) et la demeure, comprenant 25 ouvertures, est construite vers 1851 ainsi qu'un autre bâtiment situé au sud-est, le chai probablement. La demeure a été construite sur un étage de soubassement voûté. Le chai abritait pressoir et cuvier. La ferme, élevée au sud-est, correspondant probablement à la parcelle 65, est représentée sur le plan en 1827. Elle est reconstruite en 1882 (A.D.T., 3 P 354 et 355). Hercule Bermond, sous-préfet à Gaillac, est probablement à l'origine de la construction de la demeure mais c'est son fils Charles Théodore Bermond qui l'habite en 1850. La famille conserva la propriété jusqu'en 1936, date à laquelle la propriété fut cédée à la communauté des soeurs de l'Apparition. Les bâtiments furent affectés à la fonction de maison de retraite pour les Soeurs. Les Soeurs réaménagèrent l'intérieur de la demeure avec l'établissement d'une chapelle dans la partie occidentale du premier étage et un petit bâtiment fut ajouté contre l'élévation occidentale dans les années 1950. C'est à cette période aussi que le chai fut agrandi d'un bâtiment en retour à l'est. De nouvelles ouvertures furent percées dans le chai et dans les pavillons latéraux de la demeure. Depuis 1987, les bâtiments sont occupés par un centre de formation agricole qui a aménagé des bureaux dans les anciens bâtiments agricoles et accueil, salles et chambres dans la demeure.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, brique, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau ; voûte d'arêtes

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval, en maçonnerie, escalier intérieur : escalier tournant, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'accès au domaine s'effectue depuis la route par une allée plantée d'arbres. Le ruisseau de Fonbaralière coule à l'est de la propriété. L'ancien domaine viticole de Cazalens s'organise à partir de la demeure, construite sur la pente et ouvrant au nord sur une terrasse dominant le parc situé en contrebas. Les bâtiments agricoles se trouvent au sud-est. Au sud-est de la cour, un bâtiment abritant le chai et le cuvage forme un retour en légère avancée. La ferme, à bâtiments alignés, plus éloignée, est implantée au sud-est du chai. La demeure s'organise à partir d'un corps de bâtiment principal à un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés. Un niveau de comble à surcroît se trouve uniquement dans la partie centrale. Deux pavillons à un seul étage cantonnent le corps de bâtiment principal, ils ont un toit indépendant, en pavillon. Dans le pavillon occidental, une grande porte charretière ouvre sur une pièce dont le niveau de plancher est plus bas que les autres pièces du rez-de-chaussée et dans lequel se trouvaient des trappes. A l'étage de soubassement, une salle voûtée en berceau communiquait avec cette dernière par des trappes. Elle pouvait constituer le premier chai. Elle ouvre au nord par une porte couverte d'un arc en plein cintre. Les autres petites pièces voûtées en berceau pouvaient être des resserres ou celliers. A l'est, la cuisine équipée d'une cheminée occupe le niveau du soubassement du pavillon oriental. Depuis le terrain aménagé en terrasse, un escalier en fer à cheval au garde-corps constitué de balustres en terre cuite mène à une terrasse sur laquelle ouvre la porte axiale du rez-de-chaussée surélevé. La terrasse repose sur une galerie voûtée d'arêtes en brique. Les piliers à dosserets ont des bases, chapiteaux et départs de voûte en pierre de calcaire. Des arcades formant triplet ouvrent sur la galerie. Au rez-de-chaussée surélevé, un large couloir traversant relie la porte de l'élévation postérieure à celle de la façade principale sur le jardin. Deux grandes salles se trouvent de part et d'autre du vestibule, probablement le salon et la salle à manger. Une grande pièce se trouve aussi au revers de l'élévation sur la cour, à l'ouest. L'escalier tournant se trouve contre le vestibule, à droite de l'entrée. Des petites pièces réservées aux offices, services, ou autres destinations se trouvent à l'est. Le premier étage est réservé aux chambres, distribuées en arrière des élévations sur jardin et sur cour et séparées par un couloir central. Le deuxième étage était aussi réservé aux chambres alors que le comble à surcroît, établi en partie centrale et fermé par des portes, était réservé au logement du personnel de service.
Le chai, dans sa partie initiale, est un bâtiment rectangulaire à deux niveaux, de 30 m de long sur 8 m de large. Le dénivelé du terrain a été utilisé pour que le bâtiment soit enterré en partie. Il ouvre sur la cour par deux grandes portes charretières. Au rez-de-chaussée, dans la partie orientale était aménagé le chai à barriques dont il ne reste plus d'aménagements visibles. L'extrémité occidentale, de plus petite capacité pouvait aussi abriter de la futaille et faire office de resserre. La partie centrale abrite l'espace du cuvier et du pressoir. La porte charretière orientale ouvre sur un cuvier aménagé contre l'élévation postérieure du bâtiment. Il est composé de deux grandes cuves de fermentation de 3,30 m sur 2,90 qui pouvaient contenir chacune 162,69 hl. Les cuves maçonnées, adossées contre l'élévation postérieure, sont élevées en couches de mortier à forte teneur en chaux contenant du gravier ou des petits galets. Les montants font 50 cm d'épaisseur. Deux larges baies de 2,30 m de large, ouvertes dans l'élévation postérieure et accessibles de plain-pied depuis l'arrière, permettaient la décharge de la vendange dans ces dernières. A l'entrée, un escalier permettait d'accéder au haut des cuves, de circuler autour d'elles et de rejoindre le pressoir situé au-dessus des cuves par le biais d'une porte percée dans le mur de refend qui séparait les deux espaces. Le pressoir vertical se compose d'un bâti en bois à vis centrale métallique. Il alimentait une cuve maçonnée située en contrebas, de 2,30 m de large sur 3 m de long et de 2,30 de haut, soit une capacité de 151,80 hl. Le pressoir était situé contre une deuxième, élevée en arrière de l'élévation sur cour, de 3,30 m de long sur 3 m de large sur 2,50 m de hauteur environ, soit une capacité de 247,50 hl. Les élévations du chai sont particulièrement soignées : les deux grandes portes charretières sont couvertes d'un arc segmentaire en brique couronné d'une clef en calcaire et le deuxième niveau était souligné par un cordon d'appui et un cordon d'imposte en brique reliant les fenêtres couvertes d'un arc segmentaire et disposant d'un appui en calcaire. Une corniche en terre cuite couronnait les élévations. La demeure et le chai, construits en moellons de calcaire et en brique, étaient recouverts d'un enduit. Les encadrements des ouvertures sont en brique, la clef du linteau ou de l'arc est saillante et en calcaire de couleur blanche. Les appuis des fenêtres sont en calcaire. La façade de la demeure était destinée à être enduite. Aux étages, des cordons en brique relient les appuis de fenêtres entre eux et dessinent des cartouches occupant toute la largeur de la façade. Les encadrements des ouvertures sont saillants et délimités par une baguette. Ils adoptent ensuite un profil incurvé. La façade est couronnée par une corniche en terre cuite à plusieurs corps de moulure soulignée par de petites consoles.

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM81011019

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

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demeure, domaine viticole de Cazalens
demeure, domaine viticole de Cazalens
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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