Église paroissiale Saint-Jacques puis Saint-Eugène

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Jacques ; Saint-Eugène

Titre courant

Église paroissiale Saint-Jacques puis Saint-Eugène

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Brens ; côte de l'Eglise

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Gaillac

Adresse de l'édifice

Eglise (cote de l')

Références cadastrales

1827 C 21, 2010 C 41

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle, 2e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1837, 1843, 1860, 1871, 1882, 1883, 1893

Commentaires concernant la datation

Datation par source, daté par travaux historiques, date portée

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source, signature

Description historique

Mentionnée en 972 en tant qu'annexe de l'église Saint-Eugène, l'église Saint-Jacques (HGL, t. III, p. 448) est bien un édifice distinct du premier. En liaison avec le village qui est institué en bastide en 1306, lors d'un paréage entre le roi de France et l'abbaye de Candeil, l'église Saint-Jacques n'est néanmoins pas construite à l'intérieur du réseau aggloméré mais à ses marges. Entièrement reconstruite au 16e siècle, l'église Saint-Jacques va devenir l'église paroissiale de Brens. La délibération communale de 1650, précise bien qu'il s'agit de l'église paroissiale Saint-Jacques (A.D. Tarn, 38 EDT BB4) . A ce moment-là, l'église Saint-Eugène est dite église votive, elle est alors reléguée au rang de chapelle. Au 17e siècle, il est en effet bien distingué le cimetière de la chapelle champêtre Saint-Eugène de celui de l'église paroissiale Saint-Jacques (Desprats, 26-27). En 1685, le transfert de la titulature est effectif et il s'agit bien de l'église paroissiale Saint-Eugène qui est donnée aux Jésuites. Au début du 18e siècle, en 1710, lorsqu'il est question du cimetière, il est précisé "cimetière de Brens". En 1718, il est nommé cimetière de l'église paroissiale Saint-Eugène (Desprats, 26-27). En 1837, le clocher de l'église est détruit et une nouvelle façade de composition classique disposant d'un porche en avancée et d'une tour-clocher à l'angle sud-ouest est élevée ainsi qu'une travée abritant la tribune et l'orgue, permettant ainsi le raccordement avec la nef de l'église du 16e siècle (Desprats, p. 28). La nouvelle travée est accompagnée au nord d'une chapelle latérale dédiée aux fonts baptismaux. En 1843, le peintre Pierre Morelli entreprend le programme peint des voûtes et de ses supports. En 1860, la sacristie est agrandie avec la construction d'un espace voûté élevé contre le chevet. De nouveaux vitraux sont installés dans le choeur et dans les chapelles latérales entre 1871 et 1893. En 1871, il s'agit de trois vitraux dans le choeur dédiés à saint François de Sales, saint Jacques et saint Joseph. En 1883 et en 1893, les vitraux de la chapelle du Sacré-Coeur et de Sainte-Cécile, dans le choeur, ont été réalisés par Henri Fauré, verrier de Gaillac. Les chapelles de la nef ont bénéficié d'un aménagement dans le 4e quart du 19e siècle avec installation de nouveaux vitraux.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives ; voûte en berceau brisé

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe polygonale, toit en pavillon

Commentaire descriptif de l'édifice

Implantée en bordure du village et sur une légère prééminence, l'église Saint-Eugène est une église de plan allongé comprenant une nef à un vaisseau de trois travées voûtées d'ogives, bordée de chapelles latérales au sud et au nord, voûtées d'ogives. Un porche extérieur, voûté, protège l'entrée de l'église. En amont de la nef, une travée est construite en 1837, couverte d'une voûte en berceau brisé et accueillant la tribune de l'orgue. Le choeur, à cinq pans, est voûté d'ogives. Dans la nef, les arcs doubleaux retombent sur des piliers à pans coupés par l'intermédiaire de fins chapiteaux à tablettes alors que les arcs diagonaux sont reçus par des culots. Dans le choeur, les nervures retombent sur de fines colonnettes à chapiteaux. La sacristie originelle, élevée au sud du chevet, est voûtée d'ogives. Elle a été agrandie au début de la 2e moitié du 19e siècle d'un espace voûté en berceau brisé formant un retour sur le chevet. Les élévations maçonnées sont recouvertes d'un enduit ; le toit à longs pans de la nef, la croupe polygonale du chevet et le toit à pavillon de la tour-clocher, sont couverts de tuile creuse. La façade présente une composition classique : quatre pilastres en brique supportent un entablement à métopes et triglyphes que couronne un fronton. Le programme peint sur les voûtes et ses supports met en scène des motifs en trompe-l'oeil avec la représentation de fausses ouvertures à remplages et la variété de motifs. Des clefs pendantes en bois ont été fixées aux clefs de voûte dans les années 1850-1850, apportant une note décorative supplémentaire.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture, vitrail

Indexation iconographique normalisée

Ornement architectural ; ornement géométrique ; ruban ; saint Jacques ; saint Joseph ; saint Eugène ; sainte Germaine ; Assomption ; sainte Cécile ; Baptême du Christ ; Sacré-Coeur ; Sainte Famille ; saint François de Sales ; saint François Xavier

Description de l'iconographie

Le programme peint sur les voûtes et ses supports de la nef et du choeur représente des motifs de fenêtres à remplage et des motifs de rubans. Les vitraux du choeur et des chapelles latérles réprésentent des saints, des scènes et des symboles religieux (choeur, du nord ves le sud : saints François de Sales, Joseph, Jacques, sainte Cécile, chapelles latérales nord : Baptême du Christ, sainte Germaine, Sainte Famille, Sacré Coeur, chapelles latérales sud : saint François Xavier, Assomption, saint Eugène).

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Malgré un aspect extérieur révélant les aménagements de la 1ère puis 2e moitié du 19e siècle, l'église conserve à l'intérieur sa structure du début du 16e siècle, faisant encore appel à un répertoire architectural gothique.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

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église paroissiale Saint-Jacques puis Saint-Eugène
église paroissiale Saint-Jacques puis Saint-Eugène
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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