Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Vieux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Castelnau-de-Montmiral

Références cadastrales

1812 D 557 à 560, 591, 592, 678, 2000 D 420, 421, 427, 453, 456

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Puits, fontaine, pigeonnier, four à pain, cour, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 17e siècle, 3e quart 17e siècle, 2e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1839, 1845

Commentaires concernant la datation

Porte la date, porte la date

Description historique

Une sauveté est instituée à Vieux au 11e siècle, dans les années 1037-1041 (Biget, 1990, p. 27). En 1269, l'évêque d'Albi Bernard cède la jouissance du péage à Béraud d'Anduze (Rossignol, 1865, p. 325). En 1294, Philippe Le Bel retire la seigneurie à l'évêque et confie le fief de Vieux à un laïque, Gérard de Casaubon (Lacger,1922, p. 236). Le château seigneurial s'est implanté sur un promontoire dominant le village. L'histoire de la seigneurie de Vieux est lacunaire. Nous savons qu'en 1511, Pierre d'Aubière était baron de Vieux. Germain de Saint-Félix et dame Jeanne de Casart l'étaient en 1594 et Jean de Saint-Félix en 1601 (Rossignol, 1865, p. 326). Les premières années du 17e siècle correspondent à une reconstruction complète du château sur un plan en U allongé d'un corps de bâtiment oriental en direction du sud. Dans les différents corps de bâtiments, la porte piétonne est établie sur le même modèle : le linteau est chanfreiné, les piédroits sont en quart-de-rond, amortis à la base par un congé en bec rentrant. Philippe de Ponsard vendit la seigneurie le 25 juin 1666 à François-Bernard Desprats, trésorier de France à Montauban qui le remit à son père, Antoine-Bernard Desprats, pour 49000 livres (Rossignol, 1865, p. 326). L'achat du château fut suivi d'une campagne d'aménagement qui peut être datée du 3e quart du 17e siècle. Une galerie à trois niveaux en appareil mixte, brique et calcaire, est élevée sur la cour avec un accès depuis la cour par un escalier en pierre. Une grotte artificelle, dont l'entrée est matérialisée par des pilastres en brique, est aménagée sous la terrasse. Peut-être au milieu du 18e siècle, la famille Deprats entreprend un réaménagement intérieur. A l'étage de l'aile orientale, la distribution en enfilade est déplacée en arrière de la façade sur jardin et les pièces accueillent une cheminée au décor de stuc. En 1751, Jérôme-Bernard Deprats épouse Marie-Louise de Fumel, de la seigneurie de Gratens (Haute-Garonne). Peu avant 1839 (date portée sur le linteau de la porte arrière du bâtiment occidental), E. Deprats vend tous les biens de l'ancienne seigneurie. Le château est divisé en deux lots. L'aile ouest, une partie de l'aile nord, la cour intérieure et une partie des terrains attenants furent achetés par une famille d'exploitants agricoles. En 1845, date portée sur le linteau de la porte, le corps de bâtiment occidental est doublé en profondeur. L'aile orientale en direction du sud est agrandie d'une remise agricole et d'un édifice agricole présentant sa façade sur rue sur le pignon. Au cours du 19e siècle, l'exploitation se spécialise dans la viticulture dont l'activité est affectée au rez-de-chaussée. Au début du 20e siècle, si l'on en croit la tradition orale, le pigeonnier situé au sud de la terrasse est démoli. Les voûtes d'arêtes des anciennes écuries sont démolies pour l'établissement de cuves en ciment vers 1950.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, badigeon

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Implanté dans la partie la plus haute du village et dominant la petite vallée de la Sesquière, le château se développe sur un plan en U établi autour d'une cour centrale qui était fermée au sud, au 17e siècle, par un haut mur. Une tour pentagonale, maintenant rabaissée, au rez-de-chaussée voûté en berceau segmentaire, flanque l'angle nord-ouest. La façade orientale ouvre sur une terrasse menant au jardin aménagé sur la terrasse inférieure, borné à l'origine au sud et au nord par deux pigeonniers-tours. Elle se poursuit en direction du sud par un corps de bâtiment aligné plus bas, à un étage, faisant partie du dispositif d'origine. Le corps de bâtiment oriental était organisé en deux parties de part et d'autre d'une entrée fortifiée, élevée sur le modèle d'une tour et disposant d'un niveau de toiture plus élevé, rabaissé depuis. A l'est, l'entrée était pratiquée par un grand arc segmentaire surmonté d'une bretèche qui communiquait avec la cour par un arc segmentaire percé dans l'élévation postérieure. Les élévations sont constituées de moellons équarris de calcaire, régulièrement assisés. Les corps de bâtiments disposés autour de la cour ont deux étages carrés. Au sous-sol, une cave voûtée en berceau segmentaire d'une superficie de 12 m² se trouve sous l'aile orientale. Le dernier niveau de l'aile orientale est une galerie à mur-bahut ouverte par une succession de baies couvertes d'un arc en plein cintre. Un jeu d'alternance est créé entre les arcades à arêtes vives et celles abattues par un chanfrein. Sur la cour, l'élévation sud de l'aile nord a été remaniée avec l'installation d'une galerie sur trois niveaux comprenant arcades en plein cintre au rez-de-chaussée, un deuxième niveau de galerie délimité dans la partie inférieure et supérieure par un cordon et un dernier niveau rythmé par des piliers en bois. L'ensemble est bordé à l'est par un escalier extérieur en pierre de calcaire. Les corps de bâtiment sont couverts de toits à longs pans et à croupe. Le pigeonnier nord, à quatre niveaux, est couvert d'un toit en pavillon couronné par un lanterneau. Les encadrements d'origine des ouvertures sont en pierre de taille de calcaire à l'exception du rez-de-chaussée de la galerie sur la cour qui associe assises de calcaire et de brique.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Béa Adeline

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

château
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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