Écart ; ferme

Désignation

Dénomination de l'édifice

Écart, ferme

Titre courant

Écart ; ferme

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Le Verdier

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Castelnau-de-Montmiral

Lieu-dit

Jourdes

Références cadastrales

1812 A 267 à 270, 272 à 275, 2000 A 788

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier, étable, grange, four, toit à porcs, portail, logement

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle (?), 17e siècle (?), 1ère moitié 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1828

Commentaires concernant la datation

Date portée

Description historique

Sur le cadastre de 1812, Jourdes se présente comme un hameau constitué de 6 maisons mitoyennes qui ont chacune leur cour et leur dépendance, signalée comme grange, non attenante. Il est intéressant de noter que 4 des 5 propriétaires portent alors le même patronyme, Bouyssou, et que le cinquième, B. Conjalé, est présenté comme étant du hameau de la Bouyssière. Dans la seconde moitié du 19e siècle, le hameau s'est progressivement transformé pour devenir une ferme importante. Les habitations des parcelles 267 à 270 ont laissé la place au cuvage et au chai. Une grande grange-étable a été construite à neuf dans le dernier quart du 19e siècle. Les granges signalées à l'est sur les parcelles 272 à 275 ont laissé la place à l'habitation principale et à un pigeonnier qui s'inscrit à l'extrémité orientale. La maison conserve cependant des éléments qui la dateraient d'une période bien antérieure au 19e siècle. Deux encadrements d'ouvertures à linteau chanfreiné et piédroits en quart-de-rond peuvent être datés du 16e ou du 17e siècle. De plus, le corps de bâtiment qui s'étend au nord, n° 4 sur le plan de situation, pourrait dater du 17e siècle. Un logement (n° 5) est venu amputer partiellement son pignon ouest au 19e siècle. Le portail situé à l'est (n° 3 sur le plan) est daté de 1828. Il a été remonté récemment. Le logement (n° 6 sur le plan) peut lui aussi être daté de la première moitié du 19e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile plate

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, appentis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble des bâtiments se structurent autour de deux cours, celle de l'est est fermée par un mur de clôture et un portail couvert par un arc en anse de panier. Au nord, le corps de bâtiment rectangulaire à un étage et couvert par un toit à longs pans et une croupe à l'est, est construit en moellons équarris assisés mais non réguliers. Il a fait l'objet d'une reprise importante dans sa partie orientale, où les maçonneries sont faites de petits moellons bruts assisés. Sur l'élévation orientale, on remarque le tracé de l'ancien pignon. Ce corps de bâtiment comporte encore dans sa partie ouest plusieurs ouvertures anciennes : porte en rez-de-chaussée couverte par un arc surbaissé et chanfreiné, porte haute au linteau chanfreiné, piédroits en quart-de-rond et congés à bec rentrant et petits jours rectangulaires à ébrasements internes. Le logement n° 5 sur le plan s'élève sur un étage et est couvert par un toit à longs pans et une croupe au nord. La charpente conserve une poutre moulurée, probablement en remploi. Un évier en pierre subsiste au premier étage. Le logement n° 6 sur le plan construit en moellon de calcaire et chaîne d'angle en pierre de taille s'élève sur un étage et est couvert par un toit à longs pans et une croupe à l'est. Il ouvre sur les deux cours. Ses ouvertures sont couvertes par des arcs monolithes au tracé segmentaire. Le rez-de-chaussée abrite un four dont il ne reste que l'ouverture (la voûte a disparu) et un puits dans l'angle nord-est qui était le puits commun en 1812. Le bâtiment qui abritait le cuvage et le chai a été vidé de ses aménagements récemment ; il est couvert par un toit à longs pans. Etablie perpendiculairement à celui-ci, l'étable surmontée de la grange est couverte par un toit à longs pans et une croupe au sud. Un petit bâtiment abritant les toits à cochons et couvert par un toit en appentis vient s'appuyer contre l'étable, à l'est. La maison d'habitation principale couverte par un toit à longs pans et une croupe à l'ouest a sa façade ouverte au sud. Le grand pigeonnier établi à l'angle sud-est est construit perpendiculairement à l'habitation. Son toit à longs pans et deux croupes est recouvert de tuiles plates et une lucarne en bois est ouverte à l'est. Deux épis de faîtage en terre cuite somment la toiture. Ses maçonneries sont faites de moellons équarris assisés dont seules les parties supérieures sont enduites.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Servant Sonia

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

ferme
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© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
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