Demeure, domaine viticole

Désignation

Dénomination de l'édifice

Demeure

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Domaine viticole

Titre courant

Demeure, domaine viticole

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Le Verdier

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Castelnau-de-Montmiral

Références cadastrales

1812 A 741 à 744, 747 à 750, 2000 A 595, 756

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Chai, pressoir, pigeonnier, parc, orangerie, mur de clôture, puits, écurie, étable, remise

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle (?), 17e siècle (?), 1er quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 18e siècle, 2e moitié 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1772, 1814

Commentaires concernant la datation

Porte la date, porte la date

Description historique

Située en limite sud-est du village, la demeure est venue coloniser une partie du large fossé qui entourait l'agglomération. La majeure partie des élévations ouest et sud du corps de bâtiment nord (construites en moellons équarris régulièrement assisés) et une porte à linteau chanfreiné et piédroits en quart de rond conservée dans l'étage de soubassement indiquent que ce corps de bâtiment remonterait au 16e ou 17e siècle. La maison serait la propriété de la même famille depuis 1750 environ, à l'époque où Jean Maignial est marchand de drap au Verdier, selon le témoignage de son descendant Alain Maignial. Mais l'essentiel des aménagements que l'on observe aujourd'hui datent du 19e siècle. Si dans un premier temps, seul le corps de bâtiment nord existait, le corps sud a été ajouté probablement dans les années 1810 puisqu'il est représenté sur le plan cadastral de 1812 et que la porte ouest est datée de 1814. Cet agrandissement doit être attribué à Jacques Mainfroid Maignial qui est propriétaire de la demeure en 1812 (Etat des sections du cadastre). Un dessin réalisé dans les années 1830 par un cousin germain de la famille, Sylvain Maignial, représente schématiquement la demeure qui ne s'élève que sur l'étage de soubassement et le rez-de-chaussée surélevé. L'ensemble a été exhaussé d'un étage de comble probablement dans le 3e quart du 19e siècle. Dans le même temps, les deux petits avant-corps au nord ont été ajoutés. La terrasse a été aménagée à l'est et au sud et les ouvertures du rez-de-chaussée surélevé sont devenues des portes-fenêtres qui donnent directement accès à la terrasse. L'aménagement du fronton marquant les deux travées centrales de la façade daterait de la même période qui a également vu la réfection de la toiture. La volonté d'embellir la demeure est aussi marquée par l'aménagement d'un jardin de buis en terrasse au pied de la façade orientale. Le pigeonnier visible sur le dessin des années 1830 a été déplacé pour ne pas perturber ce nouvel aménagement. Il a été remonté en contrebas du village, près de la ferme de la Boriette qui appartient aussi à la famille Maignial. A l'occasion d'une restauration récente, la date de 1772 a pu être observée sur une de ses pierres. Ces aménagements sont attribués à Hippolyte Maignial qui transforma la demeure en un véritable domaine vinicole. En effet, toute la partie nord de l'étage de soubassement est alors dévolue à la vinification. Une cuve de 1000 hectolitres est construite à l'angle nord-ouest qui montre l'ambition qu'Hippolyte Maignial avait pour son domaine. Sous la terrasse, il aménage le chai. Il fait l'acquisition de vignes sur le territoire du Verdier. Selon Jean Maignial, trois hectares se trouvaient au lieu-dit le Vignoble (ou le Vigné), trois autres à Vernus, autant aux Maurices et enfin un dernier hectare aux Thermes. La tradition familiale veut enfin que l'orangerie ait été construite autour des années 1875 pour accueillir, dans un premier temps, les convives présents au mariage de la soeur d'Hippolyte.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile plate

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte en berceau plein-cintre

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie, escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble des bâtiments s'organisent autour d'une cour fermée de murs. Les cinq arcades subsistantes au nord de la cour sont les vestiges de l'orangerie dont la façade ouvrait au sud. A l'ouest, les écuries se situent dans un corps de bâtiment couvert par un toit à longs pans et une croupe à l'est et implanté perpendiculairement à la remise qui lui est contiguë. L'étage de soubassement de ce corps de bâtiment abrite les anciennes cuves à vins. Le jardin de buis à l'est est aménagé sur la pente. L'accès depuis la terrasse s'effectue par un escalier maçonné à deux volées. Sous la terrasse, les salles voûtées de berceaux longitudinaux en pierre séparés par des arcs doubleaux constituaient le chai accessible par le terrain en contrebas de la cour principale. La demeure, implantée à l'est de la cour, adopte un plan en L qui s'articule autour de deux corps principaux : l'un de plan rectangulaire au nord et le second qui lui est perpendiculaire au sud. Deux petits avant-corps de même plan ont été ajoutés au nord. Les maçonneries sont faites de moellons ébauchés et assisés de calcaire. La surélévation correspondant à l'ajout du comble à surcroît s'observe encore sur les élévations nord et ouest. La trace d'un rampant de toit subsistant sur l'élévation sud-ouest du corps nord témoigne de la couverture initiale de la première demeure. Seules la façade principale à l'est et l'élévation sud qui ouvrent sur la terrasse sont enduites. Toutes deux ouvrent sur la terrasse par de hautes portes-fenêtres. La façade à huit travées est pourvue d'un léger avant-corps couronné par un fronton qui marque les deux travées centrales. Une génoise à deux rangs est continue sur l'ensemble de la demeure. A l'intérieur, un grand escalier droit en maçonnerie dessert l'étage. Deux puits alimentaient la demeure en eau : l'un se situe devant les écuries et le second au nord du jardin de buis.

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Demeure

Observations concernant la protection de l'édifice

La demeure est conservée dans un état proche de celui d'origine.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Servant Sonia

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

demeure
demeure
© Conseil général du Tarn ; © Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Voir la notice image