Moulin actuellement centrale hydroélectrique André Cantayre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin

Appelation d'usage

Centrale hydroélectrique André Cantayre

Destination actuelle de l'édifice

Centrale hydroélectrique

Titre courant

Moulin actuellement centrale hydroélectrique André Cantayre

Localisation

Localisation

Occitanie ; Tarn (81) ; Briatexte

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou

Canton

Graulhet

Références cadastrales

1811 B 01 614, 615, 2011 B 01 33

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

18e siècle, 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1857

Commentaires concernant la datation

Date portée

Description historique

Le moulin est figuré sur un plan de la ville de Briatexte du début du 18e siècle comme appartenant à M. Daiguevives (Georges Vergnes, Briatexte 700 ans d'histoire). Ce dernier possédait également des écuries, granges, maison et jardin dans le village. Les quelques ouvertures en arc segmentaire conservées (murées), ainsi que les deux fenêtres de même profil qui figurent sur une carte postale ancienne (repercées au 20e siècle) confirment cette datation. Le moulin apparaît également sur le plan cadastral napoléonien de 1811, bâti sur la rive gauche du Dadou, au sud-ouest de la bastide. Il appartient alors à Antoine Bonsirven, meunier à Briatexte et est composé de deux bâtiments distincts. La parcelle 614 abrite le moulin, la parcelle 615 correspond à l'écurie. En janvier 1851, une crue du Dadou causa d'importants dégâts. Des travaux de réparation et/ou de reconstruction furent probablement réalisés par la suite, expliquant la date 1857 gravée sur une pierre de la partie centrale de l'élévation sud. En 1892, la municipalité passa une entente avec le meunier Bonsirven pour l'obtention de la force motrice et la mise en place des dynamos afin d'alimenter l'éclairage public : 40 lampes pour celui de la ville et 208 pour les particuliers. Le 4 septembre 1907, un incendie détruisit une partie du moulin, privant la ville d'électricité. Les dommages furent réparés et l'éclairage fonctionna à nouveau à la mi-janvier 1908.
D'après l'élévation actuelle, une seconde campagne de construction eut lieu au cours du 19e siècle ou au début du 20e siècle. La différence des matériaux et de la mise en oeuvre se distingue aisément entre la partie centrale de l'élévation principale et la partie droite. L'étage comportait initialement six travées régulières (cf. carte postale ancienne) : la seconde fenêtre de gauche a été repercé au 20e siècle. On distingue les vestiges de son encadrement en brique primitif. Le grand portail coulissant a pour sa part remplacé un portail en plein cintre identique au portail central (cf. carte postale ancienne). L'ensemble paraît avoir été l'objet d'un rehaussement.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, pierre

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble

Typologie du couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit conique

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

L'état actuel de la centrale hydroélectrique résulte de trois campagnes de travaux qui ont formé un seul corps de bâtiment rectangulaire.
La partie immergée de l'édifice est en pierre ; le corps de bâtiment est en brique et pierre mêlés. Sur l'élévation sud-ouest de la partie surplombant le Dadou, deux grandes arcades en plein-cintre murées soutiennent le rez-de-chaussée et un étage carré. Les deux ouvertures du rez-de-chaussée ont été repercées, puis celle de gauche a été en partie rebouchée. Elles sont surmontées d'un linteau métallique. Les trois fenêtres murées du premier étage sont délimitées par un encadrement en arc segmentaire de briques et de pierres de taille (grès) alternées et par un appui en pierre. Leur espacement est irrégulier. Le toit à longs pans et croupe, recouvert de tuiles creuses, est souligné par une génoise à deux rangs. L'angle ouest du bâtiment est renforcé par un contrefort en brique jusqu'à hauteur des baies du rez-de-chaussée. La chaîne d'angle se poursuit ensuite en briques et pierres de taille alternées. Une tour pigeonnier enduite surplombe l'angle ouest. Elle est surmontée d'un toit conique en tuiles plates et percée de plusieurs baies hétérogènes. L'élévation nord-ouest était quant à elle percée de deux fenêtres au premier étage du même type que celles de l'élévation sud-ouest, aujourd'hui murées, tandis que le rez-de-chaussée est aveugle. Le toit est également souligné d'une génoise à deux rangs. Les fenêtres de l'élévation nord ont été remaniées au rez-de-chaussée et rebouchées à l'étage. Elles sont dans le même axe que celles de l'élévation sud-ouest. Deux petites arcatures par lesquelles l'eau du Dadou pénètre occupent le soubassement. La transition entre le bâti du 18e siècle et celui du 19e siècle se fait par le biais de deux tours, partiellement enduites, flanquées sur les élévations sud et nord. Elles sont en briques sur leur partie basse et quelques pierres de taille renforcent la partie haute. L'encadrement de l'unique baie percée sur ces tours est en pierre de taille.
L'élévation sud de la partie centrale présente six travées de baies rectangulaires en brique et pierre de taille avec appui saillant au premier étage tandis que les ouvertures du rez-de-chaussée sont hétérogènes. L'étage de comble est aéré grâce à six demi cercles. La deuxième travée a été agrandie : la fenêtre et l'ouverture du comble ont été modifiées. Un premier cordon, en brique simple, sépare le rez-de-chaussée du premier étage. Deux autres cordons, à plusieurs rangs et moulurés, encadrent l'étage de comble et soulignent la toiture en tuile creuse. L'élévation postérieure (nord-est) est rythmée par quatre baies au premier étage, en partie murées. Le soubassement et les combles portent la trace d'ouvertures percées puis rebouchées de manière hétérogène. La toiture est soulignée par une génoise à deux rangs.
La deuxième extension, vers le sud-est, présente deux ouvertures au rez-de-chaussée de l'élévation principale, dont une fenêtre murée encadrée en brique en arc segmentaire et un portail à deux vantaux de bois, encadré en brique et pierre également en arc segmentaire. Trois fenêtres ont été murées à l'étage. La plus ancienne, celle de droite, présente un encadrement en brique et pierre tandis que les deux autres sont uniquement encadrées de briques avec linteau métallique. La partie gauche de ce niveau est aveugle. Quatre ouvertures losangiques, séparées du premier étage par un cordon en brique, marquent le niveau de comble. Une corniche de briques moulurées soulignait le toit aujourd'hui effondré. L'appareil de l'élévation est en moellon (galet?) et brique, la chaîne d'angle en brique et pierre. L'élévation postérieure est en ruine, seul un mur intérieur est conservé. Des traces d'enduit sont encore visibles, ainsi qu'une baie bouchée du rez-de-chaussée de l'élévation ouest.

État de conservation (normalisé)

Inégal suivant les parties

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

La Taille Alice de, Fourcayran Marion

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, enquête thématique départementale (patrimoine vigneron du Pays Gaillacois)

Typologie du dossier

Dossier individuel

moulin actuellement centrale hydroélectrique André Cantayre
moulin actuellement centrale hydroélectrique André Cantayre
(c) Inventaire général Région Occitanie
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