Description historique
"Documents figurés :Le cadastre napoléonien de 1812 (doc. 1) figure une édifice de plan en L, implanté en parcelle d´angle et comprenant une vaste cour. Le cadastre de 1852 (doc. 2) montre la nouvelle église et le presbytère construit à l´est. La parcelle a été partiellement cédée à la compagnie des chemins de fer du Nord. Parmi les archives de la congrégation conservées à Paris, un dessin réalisé vers 1840 donne une représentation de l´église (doc. 3), identique à celle du dessin de Louis Duthoit réalisé en 1856. Une photographie en donne une vue intérieure (doc. 4), également identique au dessin de Duthoit réalisé en 1863, et postérieure à la surélévation de la nef.Sources :Les documents conservés aux archives départementales (série V) indiquent que l'église Sainte-Anne d'Amiens et le presbytère attenant ont été donnés à la congrégation des Lazaristes par la veuve Dupuis de Gerville, en 1829. La donation est autorisée en 1830. L'église est reconstruite entre 1830 et 1834, date à laquelle une ordonnance la déclare église vicariale. Elle fera l'objet d'une expropriation au bénéfice de la compagnie des Chemins de fer du Nord, vers 1865.Les archives de la congrégation conservées à Paris renseignent l´historique de l´ancienne église, dont la construction est achevée en 1835 (doc. 4). Elle remplace la chapelle en bois et l´orphelinat donnés à la congrégation par le marquise de Gerville (doc. 1). Travaux historiques :Pour A. Goze (1861), "cet édifice très lourd est en même temps peu solide ; on a cru l'embellir et l'égayer en le couvrant à l'intérieur de peintures décoratives ; mais le meilleur parti à prendre serait d'en construire un autre mieux disposé et dans une position plus tranquille et favorable au calme que demande la célébration des offices divins".Aimé et Louis Duthoit (1874) publient un dessin de l'ancienne auberge Saint-Antoine abritant l'ancienne chapelle Sainte-Anne, sise dans le faubourg de Noyon (doc. 1). Elle est remplacée par une nouvelle église construite sur les plans de l'architecte Cheussey, entre 1834 (cérémonie de la pose de la première pierre) et 1859, date des décors réalisés à l'initiative du curé Aubert (vitraux et peintures murales). La destruction de l'édifice, en 1866, au moment de l'agrandissement de la gare d'Amiens, est considérée comme une opportunité par les frères Duthoit.La notice hagiographique du père Aubert (1887) indique que l´église est agrandie à son initiative (surélévation de la nef, adjonction d´un bas-côté) et embellie d´un somptueux décor ; «on se souvient encore de la majestueuse simplicité de ce temple, aujourd'hui disparu, où tout portait l´âme au recueillement et à la prière».A. de Calonne (1906) indique que la construction de l´église paroissiale Sainte-Anne est réalisée de 1834 à 1837."