Casino municipal 1 (détruit), puis casino municipal 2 et ses extensions (détruits), puis casino municipal 3 (détruit)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Casino

Appelation d'usage

Casinos municipaux

Titre courant

Casino municipal 1 (détruit), puis casino municipal 2 et ses extensions (détruits), puis casino municipal 3 (détruit)

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Somme (80) ; Ault

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Côte picarde

Canton

Ault

Lieu-dit

Bourg-d'Ault (quartier du)

Références cadastrales

1983 AC 669 ; 1983 AC 669

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom de l'édifice

Le front de mer de la station balnéaire du Bourg-d'Ault

Références de l'édifice de conservation

IA80001231

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1879 ; 1892 ; 1910 ; 1933

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

En 1858, le conseil municipal de la commune d'Ault décide l'édification d'une tente casino ou d'une cabane mobile en bois sur les galets, pour la somme de 500 francs. Il est prévu que la construction fasse 12 mètres de long sur 4 mètres de large (source : Monborgne et délibération du conseil municipal du 16 juin 1858). Cet édifice avait alors pour fonction d'abriter les baigneurs en cas de mauvais temps ou par forte chaleur. En 1879, le projet d'un nouveau casino voit le jour. Un plan et un devis (non retrouvés) sont déposés la même année par l'architecte Morice, mais le projet est rejeté par la municipalité qui préfère ceux de l´architecte Léon Käppler, installé à Eu. Son projet est en effet moins coûteux alors qu'il comprend aussi la construction de bains pour 9564, 14 francs ; Morice proposait de son côté un devis de 9528, 30 francs pour le casino seul. Les travaux sont adjugés le 15 février 1880. A des fins d'économies, il est prévu de remployer certains matériaux de l'ancien édifice (gouttière, couverture, fenêtres). Les premiers plans de Léon Käppler datent de janvier 1879, rectifiés en novembre 1879 : les dimensions sont diminuées afin de pouvoir finir la construction de l'édifice dans le temps imparti par le cahier des charges (2 mois et demi à partir du jour de l'adjudication pour assurer une ouverture pour la saison des bains). Ainsi, la longueur est réduite de 5, 92 mètres (on passe de 25 à 20, 8 mètres) et en largeur de 2, 03 mètres (on passe de 10, 39 à 8, 36 mètres). Les water-closets, l´office du café et le dépôt des costumes sont supprimés. Les élévations ne sont par contre pas modifiées. De plan allongé, l'édifice est élevé en rez-de-chaussée et présente deux pavillons latéraux en légère avancée. Une terrasse couverte dont la couverture présente une ferme débordante ornée de lambrequins découpés, devance le corps central. L'édifice comprend une grande salle de concert dans le pavillon central, devancée par une terrasse couverte. Le pavillon de gauche comprend le cabinet du médecin et un café, celui de droite un salon de lecture et le bureau de la direction. En août 1880, les travaux sont achevés et le casino est inauguré pendant la saison des bains (source : A.D. Somme, 99 O 452). En août 1883, le concessionnaire Louis Dupont, demeurant à Levallois (Seine) obtient l'autorisation ministérielle d'installer le jeux des petits chevaux (source : A.D. Somme, 4 M 98017/2). Le 5 novembre 1891, le Conseil municipal vote le projet d'agrandissement du casino, confié à Jules Mesnard, architecte à Paris. Les premiers plans datent de 1889 mais en novembre 1892, un nouveau projet est demandé par la municipalité. La construction est accolée au nord de l'ancien casino, où subsistent les salles de jeux, la nouvelle construction reçoit une grande salle de bals et de concerts. A partir de la dernière décennie du 19e siècle, les constructions de la plage se trouvent menacées par les assauts des vagues. Ainsi, en 1895, une tempête détruit la salle des petits chevaux et la terrasse du casino qu'il est nécessaire de reconstruire en urgence, de même que l'établissement de bains chauds proche et les brise-lames. En novembre 1910, le conseil municipal vote le projet d'un nouvel agrandissement du casino, étudié par Jacques Robichon, architecte à Ault-Onival, pour un coût de 40.000 francs. Construit au nord des deux anciens édifices encore en place, il est achevé en 1912 (date du procès verbal de réception des travaux) , et est l'objet de plainte pour malfaçon, des fuites d'eau ayant été constatées au niveau du toit. En 1926, une tempête détruit l'épi de protection face à l'établissement ainsi que le mur de protection de l'édifice : le casino est rapidement atteint par les vagues et détruit, remplacé pendant quelques années par un édifice provisoire en bois. Le garde-corps en bois, détruit, est remplacé en 1929 par un garde-corps en fer, comme celui du casino de Tréport, établi en 1896 et toujours en place, ci té en exemple pour justifier ce choix. En 1932-33 est construit le 3e casino de style Art déco, sur les plans de l'architecte Boiret. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il est détruit par l'armée allemande.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Les trois premiers casinos du Bourg-d'Ault sont construits sur la plage, en contrebas de la falaise, et donc très exposés aux assauts des vagues lors des tempêtes. Le casino 2 a été agrandi de 1879 à 1910, alors que le 3e casino construit en 1930-1932 a remplacé l'ensemble des anciennes constructions.

État de conservation (normalisé)

Détruit

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Justome Elisabeth

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens