présentation de la commune de Mougon

Désignation

Titre courant

présentation de la commune de Mougon

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Mougon

Aire d'étude

Celles-sur-Belle

Référence cadastrale

1822, 1983

Milieu d'implantation

en village

Historique

Commentaire historique

Il aurait été trouvé à Longe-Pierre et à La Pierre-Bouty, lieux dits de Mougon, un menhirs et un tumulus. Plusieurs structures ont été repérées pour la plupart grâce à des photographies aériennes : à La Bonne-Moret, en 1975 et 1986, un enclos quadrangulaire a été photographié, il mesure environ 30m sur 40m ; en juin 1976, au lieu-dit Le Frêne, une structure trapézoïdale de 60m sur 55, ouverte au sud et contenant des traces de fosses ; à la Gâtine, en 1986, un fossé circulaire ; aux Rougets, en 1991, une enceinte curviligne protohistorique. Dans les années 1960, au lieu-dit Le Fief-des-Sables (1983 ZI 53) , près de Triou, a été mise au jour une cachette de 52 objets en bronze, interprétée tantôt comme un dépôt cultuel, tantôt comme une cache de fondeur. Elle a été datée du Bronze final III. Aux Chirons ont été signalés des substructions romaines, un puits, de la céramique commune, des tegulae et de la sigillée. Aux Sables (ou Le Fief-des-Sables) , des prospections ont révélé un site romain sur lequel se trouvait un puits fermé par une dalle et d'abondants fragments de tegulae et de céramique commune. D'après la tradition locale, des sarcophages et des ossements auraient été découverts, notamment sous la salle des fêtes et le monument aux morts. Une motte a été signalée, la motte de Fort-Guignon. La commune fut un atelier monétaire dès le 10e siècle. Vers 1020, Cahedon et son fils Guillaume, vicomtes d'Aulnay, obtinrent de l'évêque de Poitiers, Izambert, la concession de l'église Saint-Jean-Baptiste de Mougon. A la mort de son père, Guillaume légua à l'abbé Odillon de Cluny le domaine nécessaire à l'entretien d'un prieuré devant comprendre un prieur et sept moines pour assurer la célébration du service divin et tenir l'hospitalité de l'aumônerie. Les sources concernant cet édifice sont très faibles ; néanmoins, plusieurs ouvrages mentionnent un prieuré clunisien fondé en 1029, sous le vocable de Saint-Martin. La localité fut donné à Cluny, par la comtesse Agnès, de 1030 à 1039 (villa quoe vocatur Molgonem) ; les moines y bâtirent un prieuré de Saint-Jean-et Saint-Paul en 1037. En 1030 la commune est mentionnée sous le nom de Molgonus, elle dépendait alors de la châtellenie, siège royal, élection et subdélégation de Niort. La localité était du ressort du siège de Saint-Maixent et ressortissait par appel à la sénéchaussée de Civray. Vers 1031, apparaît également le nom de Molgonensis pour désigner la commune. Triou, l'un des fiefs de Mougon existait déjà dans les premières années du 11e siècle, son seigneur devait hommage à celui de Chef-Boutonne. En 1170, la commune est citée sous le nom de Mosgon, de Megon en 1248, de Mogon en 1249 et enfin de Mongonium en 1330. Triou est mentionné pour la première fois en 1031 sous le nom de Villa Trionensis in vicaria de castro Metulense. En 1620, l'écart est nommé Tryoux et enfin Triou en 1667. Montaillon apparaît pour la première fois en 1463 sous le nom de Montalin ; le toponyme actuel remonte à 1563. Antogné est mentionné en 1530 sous le nom d'Antoigné puis en 1563, Antoigny. Ecravois est d'abord désigné par Les Cravoys en 1570 puis par Escravois en 1667. Le première mention de La Pelletrie date de 1567, l'écart était alors nommé La Pelleterie. Bonneau apparaît en 1537 sous le nom de Bousneau. Au 15e siècle, le prieur de Mougon fut emprisonné et rançonné par André de Beaumont, il semblerait que les différents troubles que connut le prieuré, ne permissent pas aux religieux de pratiquer une véritable activité d'hospitalité et d'aumônerie. Jérôme Avice, seigneur de la Cour-de-Mougon et maire de Niort en 1594 et 1599, fit au roi hommage de Mougon en 1620. Aux 16e et 17e siècles, Mougon fut le chef lieu de l'église protestante dans la plaine de Niort ; c'est dans son temple que se tint le Colloque de 1646. Les dragonnades s'y déroulèrent en 1681 ; Louis de Marillac, intendant de la province, entrepris une vaste opération de réforme en exigeant des protestants les imp ôts arrières, en les accablants de taxes et enfin en les obligeants à héberger les dragons de Louis XIV. Le temple protestant où se tint le colloque de 1646, fut maintenu jusqu'en 1655 ; mais, à la révocation de l'Edit de Nantes, il fut donné à l'hôpital de Niort et fut démoli en 1684. Plusieurs réunions clandestines eurent lieu pendant ces années de troubles : en 1698, environs 300 fidèles se réunirent autour d'André Archambault ; en 1717, la venue du prédicants Berthelot attira une fois de plus de nombreux protestants. Au 18e siècle, le prieuré, après avoir fait d'importants profits et jouissant d'environ 4 à 5 milles livres de rente, n'allait pas tarder à disparaître ; en effet, en 1731, il fut vendu à Frédéric de la Tour-d'Auvergne prêtre de diocèse de Paris. Il y avait à Mougon 161 feux en 1716 et 156 en 1750. En 1744 il y avait sur la commune 47 métairies de différentes valeurs et 4 moulins à vents. A la même époque s'y tenaient deux foires de bestiaux, l'une le jour de la Saint-Jean, l'autre le jour de la décollation de Saint-Jean. Le canton de Mougon fut créé en 1790, il fut d'abord rattaché au district de Saint-Maixent puis, en l'an VII, à l'arrondissement de Melle et au canton de Celles. Il se composait avant sa suppression, des communes de Mougon, Aigonnay, Baussais, Fressine, Prailles, Thorigné et Vitré. Le 16 septembre 1867 a lieu la bénédiction du couvent que M. le curé de Mougon a fait bâtir pour procurer aux jeunes filles de la paroisse les avantages inappréciables d'une éducation chrétienne . L'oeuvre est confiée à l'ordre de l'Immaculée Conception. L'ancienne mairie-école a été réaménagée en 1994 en une salle des fêtes. En juillet 2000 est implanté sur la place de la poste un manège offert en 1998 par Mme Jeanne Provost.

Description

Commentaire description

Mougon est situé au nord-ouest et à environ 7 km de Celles. Cette commune est la plus vaste du canton de Celles et la deuxième du point de vu démographique ; en effet, il y avait à Mougon, en 1999, 1511 habitants pour une superficie de 21 km2 soit une densité de 71 hab./km2. En 1856 il y avait 1401 habitants, en 1968, il y en avait 1054, ils étaient 1127 en 1975, 1199 en 1982 et 1358 en 1990. La commune compte douze écarts, les plus importants sont Triou et Montaillon. En 1962 il y avait à Triou 241 habitants et 65 logements ; à Montaillon, il y avait 178 habitants et 55 logements. En 1975, il y avait à Triou 227 habitants et 71 logements et à Montaillon, 168 habitants et 54 logement. Montaillon est implanté au nord-est du bourg de Mougon et Triou au sud-ouest. Les autres écarts se composent d'une ou deux fermes. En 1999, il y avait sur la commune 577 logements, soit 536 résidences principales, 14 résidences secondaires et 27 logements vacants. Le nombre de logements n'a cessé d'augmenter, il y en avait 343 en 1968, 372 en 1975, 455 en 1982 et 520 en 1990. Cette augmentation est liée à la construction, depuis quelques années, de nombreuses zones pavillonnaires. En 1988 il y avait, sur la commune, 38 exploitations agricoles ; en 1999, il en reste 26, dont 17 sont des exploitations professionnelles. La superficie agricole utilisée par les exploitations est de 1672 ha. Il y a 1559 ha de terres labourables et 108 ha de terrain toujours en herbe. En 1999, 452 vaches ont été recensées sur la commune. La commune et le bourg sont traversés par la route départementale 948. De rares bois sont implantés sur la commune, essentiellement au nord. Le Lambon prend sa source à Goux, commune de La Couarde, à une altitude de 156 mètres. Il se jette à Niort dans la Sèvre Niortaise à 12 mètres, par rapport à l'océan, près de la source du Vivier. D'une longueur de 37, 85 kilomètres, il s'étend sur 11 communes dont Mougon ; il y marque la frontière avec la commune de Thorigné au nord et il ressort au niveau de Charcogne. C'est dans cette zone que se trouvaient autrefois les moulins à eau, à Bonneau, Antogné et Charcogne. L'altitude la plus importante est de 89 mètres.

Références documentaires

Date d'enquête

2004

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Liège Aurélie

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

présentation de la commune