Distillerie d'alcool de betteraves A. Kruger et Cie ; actuellement école

Désignation

Dénomination de l'édifice

Distillerie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Distillerie d'alcool de betteraves

Appelation d'usage

A. Kruger et Cie

Destination actuelle de l'édifice

École

Titre courant

Distillerie d'alcool de betteraves A. Kruger et Cie ; actuellement école

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Echiré

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Deux-Sèvres

Canton

Niort

Lieu-dit

La Couture

Références cadastrales

2004 AI 11

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1872

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Cette distillerie d'alcool de betteraves est créée en 1872 par la Société A. Kruger et Cie, dirigée par deux Alsaciens, Antony Kruger, ingénieur civil, et Monsieur Coloni, professeur de théologie, financier de l'opération. L'autorisation préfectorale pour le fonctionnement de cette usine, qui a la capacité de traiter de 50 à 60 000 kg de betteraves par jour, est délivrée le 12 juillet 1873. Quatre corps de bâtiments adjacents composent l'établissement : la distillerie proprement dite, une cuverie, un dépotoir et une salle des machines. La méthode utilisée est celle de la macération : les betteraves préalablement lavées, puis élevées par une chaîne à godets, sont découpées en cossettes au moyen d'un coupe-racines, puis envoyées dans des cuviers où elles subissent la macération à l'aide des vinasses qui sortent de l'appareil distillatoire. Après macération, le jus est soumis à une fermentation destinée à transformer le sucre en alcool, puis à la distillation et à des rectifications successives. L'usine ne fonctionne que durant une partie de l'automne et de l'hiver. Il semble que des problèmes de pollution et des difficultés financières contraignent les dirigeants de cette entreprise à cesser son activité dès 1876. Les bâtiments sont vendus en 1879 à la commune qui les transforme en école primaire, fonction qu'ils conservent encore de nos jours. La salle des machines abritant le générateur a vraisemblablement été démoli dès la transformation du site en école.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Charpente en bois apparente

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Les bâtiments, dont le plan actuel forme un L (à l'origine, ce plan était en T) , sont en moellon enduit. Le bâtiment principal est doté d'un étage carré et d'un comble à surcroît avec toit en tuile creuse. A l'arrière, un bâtiment, remanié pour les besoins scolaires avec notamment l'ouverture de nombreuses fenêtres, ne possédait vraisemblablement qu'un seul haut rez-de-chaussée ; il est également couvert en tuile creuse. Le bâtiment servant de dépotoir est en rez-de-chaussée avec toit en tuile mécanique.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté, restauré

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Moisdon-Pouvreau Pascale

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Poitou-Charentes - Service chargé de l'inventaire 102, Grand'Rue - BP 553 86020 Poitiers Cedex - 05.49.36.30.30