distillerie d'alcool de betteraves Braconnier

Désignation

Dénomination

distillerie

Précision sur la dénomination

distillerie d'alcool de betteraves

Appellation et titre

Braconnier

Titre courant

distillerie d'alcool de betteraves Braconnier

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Crèche (La)

Précision sur la localisation

autrefois sur commune de : Chavagné

Aire d'étude

Deux-Sèvres

Canton

Saint-Maixent-l'Ecole-I

Lieu-dit

Chavagné

Adresse

Homme-du-Moulin (chemin de l')

Référence cadastrale

2002 I3 1742

Milieu d'implantation

en village

Parties non étud

magasin industriel

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Datation en années

1862, 1868, 1883, 1889, 1891, 1893, 1899, 1921

Justification de la datation

daté par source

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Cette distillerie d'alcool de betteraves est créée par Jean Braconnier qui en reçoit l'autorisation préfectorale le 1er août 1862. Il fait édifier l'usine dans l'enclos de sa propriété de Bellebat dont la maison vient d'être reconstruite en 1859. En 1863, les mécanismes sont entraînés par une machine à manège et il existe trois cuviers de macération et huit cuviers de fermentation. La fabrique d'alcool prend rapidement de l'ampleur et est agrandie une première fois en 1868. En 1869 fonctionne une petite machine à vapeur de 4 ch et la distillation s'opère à l'aide de trois cuviers de macération, trois cuves de fermentation de 99 hl chacune, d'une colonne à distiller et d'une colonne à rectifier. L'usine fonctionne habituellement du 8 octobre au 31 janvier. Elle est agrandie de façon conséquente en 1883, puis en 1889, en 1891 et en 1899. Un bureau est bâti en 1893. L'établissement est racheté en 1907 par Jean Chapellier qui le revend en 1918 à Chapuis, Ricard, Allenet et Cie, distillateurs à Saint-Léger-de-la-Martinière. La raison sociale de ce dernier établissement à partir de 1925 Distilleries des Deux-Sèvres figure sur l'arc du portail d'entrée de l'usine de Chavagné, qui devient un centre de ramassage des betteraves destinées à être traitées à Saint-Léger-de-la-Martinière. Pour ce faire, un nouveau bureau et une bascule sont bâtis en 1921. Plus tard, les bâtiments sont démolis et ne subsistent de nos jour qu'un magasin, le bâtiment de la bascule, les bassins et des vestiges de murs. En 1864, 25 personnes environ travaillent dans cet établissement.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, moellon, enduit, pierre de taille

Matériau de la couverture

tuile creuse

Type et nature du couvrement

charpente en bois apparente

Type de la couverture

toit à longs pans, pignon couvert

Source de l'énergie

énergie animale, énergie thermique, produite sur place

Commentaire description

Les vestiges de l'usine se trouvent dans l'enceinte de la propriété de Bellebat. De l'élévation sur rue d'un atelier subsiste la partie basse servant désormais de mur de clôture : des encadrements de fenêtres, aujourd'hui bouchées, sont visibles. Un portail, à arc en anse de panier et aux piédroits taillés en biais pour faciliter le passage des charrettes, permet l'accès à la cour où se trouvent les vestiges d'une bascule dont les mécanismes sont renfermés dans un petit bâtiment en pierre de taille vraisemblablement modifié en 1921. Le magasin est en rez-de-chaussée avec toit en tuile creuse ; ses ouvertures sont à arc segmentaire et, sur rue, une porte charretière a été obturée à une époque inconnue. Le logement et ses dépendances, situés entre le logis de Bellebat et l'usine, faisaient peut-être partie de cette dernière. Des vestiges de murs sont visibles par endroits ; l'usine était composée de plusieurs corps de bâtiments, dont certains très élevés comme l'indique une carte postale du début du 20e siècle. La cheminée a disparu mais un tunnel d'entretien souterrain, en pierre de taille et voûte en brique, est encore présent en lisière de propriété du côté est. Des citernes existent aux alentours du magasin et sous l'emplacement de l'atelier de fabrication le long de la rue. Deux grands bassins permettaient l'alimentation en eau de l'usine ; celui situé à l'angle nord est en partie couvert par cinq voûtes en berceau segmentaire en pierre de taille. Un système de pompes amenait l'eau par des tuyaux et des vannes visibles ça et là.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté, vestiges

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2004

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Moisdon-Pouvreau Pascale

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional de Poitou-Charentes - Service chargé de l'inventaire 102, Grand'Rue - BP 553 86020 Poitiers Cedex - 05.49.36.30.30