Tuilerie et briqueterie Guimond, puis Dupré, puis Tranchet

Désignation

Dénomination de l'édifice

Tuilerie, briqueterie

Appelation d'usage

Guimond, puis Dupré, puis Tranchet

Titre courant

Tuilerie et briqueterie Guimond, puis Dupré, puis Tranchet

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Bouillé-Loretz

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Deux-Sèvres

Canton

Argenton-Château

Lieu-dit

Le Ruault

Références cadastrales

2002 H 804

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, four industriel, logement patronal, hangar industriel, château d'eau, salle des machines, atelier de réparation

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1965

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Cette tuilerie-briqueterie, ayant appartenu à A. Guimond, puis à M. Dupré, a été reprise vers 1926 par Clovis Tranchet. Ce dernier fait édifier le logement patronal à côté des bâtiments de production. Les trois carrières de terre se situent dans un rayon de 1 à 5 km. Le premier four couché semble dater de la création de l'entreprise, comme l'un des hangars servant de séchoir. Le travail se fait entièrement à la main, 1000 tuiles creuses peuvent être ainsi fabriquées par jour. La première mouleuse fonctionne avec un moteur diesel installé dans un petit corps de bâtiment construit pour cela. Clovis Tranchet arrête son activité avant 1940 et ce n'est qu'en 1954 que son fils, Moïse, relance l'affaire, qui ne sera à son nom qu'en 1967. La fabrication de brique plâtrière va devenir la principale production. Un séchoir aménagé va permettre de travailler toute l'année. Le premier four chauffé jusque là au bois est alimenté en fuel à partir des années 1960. Un second four couché, d'une capacité de 20 t de marchandises, est édifié en 1965, avec des briques réfractaires fabriquées sur place. Des machines seront achetées peu à peu ; elle ne fonctionneront à l'électricité qu'à partir des années 1970. Un moteur de bateau de 72 ch sera utilisé auparavant pour les actionner. La fabrication se fait sous un hangar édifié à cet effet et non plus dans un coin du vieil hangar servant également de séchoir. Un autre hangar plus élevé remplace un vieux séchoir dans les années 1970. Les livraisons sont effectuées par camions vers les grands chantiers de lotissements de Saumur et Mauléon par exemple. La pose de cloisons sèches entraîne bientôt la mévente des briques plâtrières. L'entreprise cesse son activité lorsque Moïse Tranchet prend sa retraite en 1992. Une partie des hangars a été démolie, mais le reste des bâtiments est resté en l'état ; le logement patronal est toujours habité.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, brique

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile mécanique, ciment amiante en couverture

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Typologie du couvrement

Charpente en bois apparente

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

L'ensemble des bâtiments est en moellon de calcaire enduit, hormis l'atelier de réparation, la salle des machines, le séchoir-tunnel et le château d'eau édifiés en brique. Tous sont dotés d'une charpente en bois et d'un toit en tuile creuse, à l'exception du logement patronal couvert d'un toit à croupes en tuile mécanique et de ceux des deux hangars plus récents en ciment amiante. Une large croupe couvre l'une des extrémités du hangar, qui servait autrefois de séchoir et d'atelier de fabrication ; sa charpente repose sur des piles maçonnées. Un hangar identique situé derrière l'atelier de réparation a été reconstruit et surélevé ; des poteaux de bois le soutiennent. Les deux fours couchés sont construits sur le même modèle, mais le second est un peu plus grand que le premier.

Technique du décor des immeubles par nature

Céramique, ferronnerie

Indexation iconographique normalisée

Monogramme ; ornement à forme géométrique

Description littéraire de l'iconographie

Le logement patronal a été décoré de motifs géométriques en brique formant une bande à motifs triangulaires en haut des élévations. De plus, les souches de ses deux cheminées sont ornées des lettres en ferronnerie T et C pour Clovis Tranchet.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Moisdon-Pouvreau Pascale

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Poitou-Charentes - Service chargé de l'inventaire 102, Grand'Rue - BP 553 86020 Poitiers Cedex - 05.49.36.30.30