établissement élévateur des eaux

Désignation

Dénomination

établissement élévateur des eaux

Titre courant

établissement élévateur des eaux

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Thouars

Aire d'étude

Deux-Sèvres

Canton

Thouars 2

Lieu-dit

la Madeleine

Référence cadastrale

2002 BI 130, 131

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

salle des machines, logement d'ouvriers

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Justification de la datation

daté par source

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

La station de la Madeleine est bâtie vers 1880 pour le pompage des eaux du Thouet et la distribution d'eau potable dans la ville ; par une délibération du 12 mai 1879, le Conseil municipal approuve les plans et devis et autorise le maire à traiter à l'amiable avec la Compagnie d'Anzin pour le prix des constructions, des machines et des tuyaux nécessaires à l'installation. Auparavant existait une prise d'eau située à 500 m en amont du moulin de l'Abbesse et une autre au moulin de Crevant. Ce dernier appartenait en partie à la commune qui y avait installé une machine à vapeur vers 1865. Il est abandonné par la ville au moment de la construction de l'usine de la Madeleine. Cette dernière s'implante auprès d'une petite station créée en 1875 par la Compagnie des chemins de fer de la Vendée permettant d'amener l'eau à la gare. L'établissement de la Madeleine renferme deux chaudières de système Sulzer de 20 m2 de surface de chauffe alimentées au charbon, remplacées par une seule en 1910, couplées à deux pompes Girard à double effet. L'eau est élevée de 62 m jusqu'au château d'eau bâti sur la place du Boël. Dès cette époque, un nouvelle installation est envisagée, qui sera effectuée dans les années 1920 au nord-est des bâtiments de la Madeleine. La nouvelle usine comportera un moteur Otto à gaz pauvre de 80-90 ch commandant un alternateur Thomson Houston relié à une électro-pompe Perreau. Le château d'eau sera surélevé en béton et le réseau des canalisations complété dans les quartiers encore non alimentés. A partir de 1925, le pompage ne se fait plus que grâce à l'énergie électrique fournie par la Société d'énergie électrique du Poitou. La station de 1920 est aujourd'hui démolie et ne subsistent sur le site que les bâtiments édifiés dans les années 1880, agrandis dans les années 1960.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, moellon, enduit, béton armé

Matériau de la couverture

ardoise, béton en couverture

Vaisseau et étage

étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé

Type et nature du couvrement

charpente en bois apparente

Parti d’élévation extérieure

élévation ordonnancée

Type de la couverture

toit à longs pans, pignon couvert, terrasse

Commentaire description

Le corps de bâtiment abritant la salle des machines et un logement au-dessus est en moellon enduit, à un étage de soubassement et en rez-de-chaussée surélevé. Il est couvert d'un toit en ardoise et les encadrements des ouvertures sont en arc segmentaire. Il a été prolongé dans les années 1960 par un bâtiment en béton avec toit en terrasse. Le petit bâtiment, qui renfermait le mécanisme de pompage de la Compagnie des chemins de fer de la Vendée, est en rez-de-chaussée avec toit en ardoise ; les encadrements des baies sont également en arc segmentaire.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété de la commune

Références documentaires

Date d'enquête

2003

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Moisdon-Pouvreau Pascale

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional de Poitou-Charentes - Service chargé de l'inventaire 102, Grand'Rue - BP 553 86020 Poitiers Cedex - 05.49.36.30.30