Manoir, ferme

Désignation

Dénomination

manoir, ferme

Titre courant

Manoir, ferme

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 79 Celles-sur-Belle

Aire d'étude

Celles-sur-Belle

Lieu-dit

Moindrouze

Référence cadastrale

1822 A 492, 1981 ZK 36 à 39, 41, 47

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

cour, logement, grange, étable, écurie, hangar agricole, remise, poulailler, four, buanderie, éolienne, cimetière

Historique

Datation des campagnes principales de construction

Temps modernes, 4e quart 19e siècle

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Nous n'avons que quelques renseignements épars sur cet ancien manoir, mentionné en 1550. Le lieu-dit n'est pas cité dans le Mémoire statistique sur l'élection de Saint-Maixent dressé en 1698, ni dans le Dictionnaire des Deux-Sèvres du baron Dupin, de l'an XI [1803]. Au début du 19e siècle, probablement bien plus tôt, ce manoir était devenu une ferme de rapport. Le premier floréal an X [21 avril 1802], Charles-Joseph Le Breton la Vernelle, administrateur des biens d'Elisabeth Delavault, son épouse, affermait la métairie de Moinderouze, commune de Périgné, une commune voisine où ce lieu-dit n'existe pas. L'ancien plan cadastral figure à l'emplacement du logis principal actuel un bâtiment qui pourrait avoir eu un escalier à vis demi hors oeuvre. L'élévation postérieure du logement actuel présente plusieurs reprises, ainsi qu'une baie à linteau à accolade au niveau de l'étage. Dans le quatrième quart du 19e siècle, ce logis a été entièrement reconstruit en conservant un pan de mur de derrière. Le bâtiment à droite du logis de la fin du 19e siècle a aussi conservé un linteau à accolade. La propriété a vraisemblablement été divisée avant 1882. En cette année, Louis Martin-Migault est propriétaire d'une maison imposée pour deux ouvertures sur la parcelle A 491. Il s'agit probablement d'un petit logement situé dans le bâtiment rectangulaire, une grange avec étable et logement sous la même couverture. C'est donc après 1882 que la maison actuelle a été bâtie, vraisemblablement pour Charles Martin (1844-1921) , époux de Victoire Gateau (1861-1920) , enterrés dans le cimetière au nord du chemin. L'autre cimetière, sur la parcelle ZK 36, dépendant probablement du logis reconstruit à l'emplacement de l'ancien manoir, contient les tombes des familles Dubreuil, Marcusseau, et Simonet-Mansion.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, moellon, enduit

Matériau de la couverture

tuile creuse

Vaisseau et étage

rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît

Parti d’élévation extérieure

élévation à travées, élévation ordonnancée

Type de la couverture

toit à longs pans, pignon couvert

Commentaire description

Le logement principal, avec étage, présente sa façade, à trois travées et porte latérale, sur le mur gouttereau ouest. Le comble à surcroît est très grand éclairé par de grandes baies. Les appuis sont saillants. L'élévation antérieure est sommée d'une corniche moulurée. L'élévation postérieure, exposée à l'est, montre des désordres et des reprises. Une baie à linteau en accolade au niveau de l'étage est un vestige du manoir. L'élévation antérieure du bâtiment au sud de ce logis a conservé plusieurs vestiges antérieurs à la Révolution dont un linteau de porte à accolade. Précédé d'une cour close d'un muret en moellons, le logis adossé à une ancienne grange (transformée) présente sa façade, à cinq travées et porte centrale, sur le mur gouttereau est. Le comble à surcroît est très grand éclairé par de grandes baies. Les appuis sont saillants. La baie de l'évier est en forme de coeur. La grange sur la parcelle 36 dépendait peut-être de l'ancien logis du manoir. La porte d'entrée de l'élévation ouest est surmontée d'un arc de décharge. L'élévation sud de l'écurie accolée possède plusieurs attaches de bétail aménagées dans la mise en oeuvre des moellons. Les stèles des deux tombeaux identiques de Charles Martin et Victoire Gateau sont ornées de colonnes et d'une pensée finement sculptée. La stèle du tombeau de Charles Martin est encore sommée d'un pot à feu. Dans l'autre cimetière, la colonne brisée du tombeau de Simonne Simonet, est sculptée d'une branche de lierre.

Technique du décor des immeubles par nature

sculpture

Représentation

ornement à forme architecturale ; accolade ; colonne ; ornement à forme d'objet ; pot à feu ; ornement à forme végétale ; lierre ; pensée

Précision sur la représentation

L'élévation postérieure du logis avec étage conserve une baie dont le linteau est orné d'une accolade. L'élévation antérieure d'un bâtiment au sud de ce logis a conservé une porte dont le linteau est orné d'une accolade. Les stèles des deux tombeaux identiques de Charles Martin et Victoire Gateau sont ornées de colonnes et d'une pensée finement sculptée. La stèle du tombeau de Charles Martin est encore sommée d'un pot à feu. Dans l'autre cimetière, la colonne brisée du tombeau de Simonne Simonet, est ornée d'une branche de lierre.

Protection

Observations

Le logis à étage est comparable à ceux à Fombelle et à la Touche, à Beaussais, ainsi qu'au Genêt de Sainte-Blandine. Grange à façade en gouttereau.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2002

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Pon Charlotte, Liège Aurélie

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel