Maison dite chalet Arketa

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Appelation d'usage

Chalet Arketa

Titre courant

Maison dite chalet Arketa

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Haute-Savoie (74) ; Morzine ; chemin des Ardoisières

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Avoriaz

Canton

Biot (Le)

Lieu-dit

Dromonts (les)

Adresse de l'édifice

Ardoisières (chemin des)

Références cadastrales

2006 O1 143, 147

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Nom de l'édifice

Secteur urbain concerté : quartier les Dromonts

Références de l'édifice de conservation

IA74000873

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1979

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Brémond Gérard (commanditaire)

Description historique

Le chalet Arketa est la propriété personnelle du promoteur de la station, Gérard Brémond, qui choisit de construire son chalet, quinze ans après le commencement de la station, sur le dernier lot (lots 123 et 124, 800 m2 de terrain) dans la partie aval du chemin des Ardoisières, au coeur du quartier historique des Dromonts. Le projet est étudié en 1979 par Jacques Labro qui peut s'exprimer librement, malgré les fortes contraintes liées à la déclivité importante et à la proximité des constructions déjà bâties. Le projet compose avec les principes du "chalet champignon", consistant à orienter l'espace de vie et les différentes pièces vers la lumière, par un plan en éventail et une volumétrie avec niveaux décalés (321 m2 répartis : 83 m2 et 85 m2 pour les deux niveaux inférieurs, 96 m2 pour le niveau de vie et 57 m2 aménagés sous toiture). Le travail de Jacques Labro apparaît comme une expression particulière dans laquelle le modelé des espaces intérieurs façonne la construction comme une sculpture. Le premier projet inspire une métaphore animale, dont l'épine dorsale formerait l'adossement entre les parties nord destinées aux circulations et les parties exposées de l'est à l'ouest s'élevant vers la lumière et les vues, disposition confirmée avec l'entrée amont placée à l'arrière train et la bibliothèque formant la tête de l'édifice/animal. Le second projet, étudié en 1980 par approfondissement du projet initial, s'enrichit d'une métaphore végétale, déterminant la mise en oeuvre jusque dans ses détails constructifs avec la bibliothèque traitée en "perchoir" dominant la vallée et le béton des murs intérieurs découpé selon un tracé arboré. Le chalet Arkéta concentre tous les éléments de l'architecture de la station, présentés dans leur expression particulièrement étudiée, témoignant de l'évolution du travail de création développée par les architectes pour la station.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Essentage de bardeaux, essentage de planches, bossage, béton

Matériaux de la couverture

Bois en couverture

Description de l'élévation intérieure

2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à deux pans, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier tournant, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

La composition du chalet est adaptée à la configuration du terrain très pentu et entouré de lots déjà bâtis. Les différents angles de vues et échappées visuelles déterminent la disposition des pièces de vie, composant ainsi le plan du niveau principal : vue sur la grenouillère des Hauts-Forts pour la cuisine et la salle à manger, perspective ouverte sur le téléphérique entre les Hauts-Forts et le Cédréla pour le séjour, belvédère sur la vallée des Ardoisières échappant aux résidences en contrebas, pour la bibliothèque. Le plan est dessiné en éventail ouvert de l'est jusqu'au sud-ouest, partagé en 4 travées d'angles différents, convergentes chacune sur une même ligne droite est-ouest, formant repère pour l'implantation des murs de refend. Les circulations sont disposées dans la partie intérieure de l'éventail, distribuant les différents niveaux par une succession de volées d'escaliers aux orientations variées. La construction comprend quatre niveaux superposés avec un encorbellement pour les deux niveaux intermédiaires. Les deux niveaux inférieurs sont encastrés dans le terrain et réalisés en maçonnerie de béton armé. Les deux niveaux supérieurs sont aménagés sous toiture formant un espace unique en partie cloisonné. Le dispositif des entrées est placé à l'amont de la construction et conçu en décalage par rapport aux niveaux habités, organisant ainsi la circulation verticale en une succession de demi-paliers qui conduisent vers la lumière. L'entrée est à double niveau et de dimension modeste, abritée par un porche en charpente, enveloppant une passerelle en bois donnant accès aux niveaux du haut et un escalier maçonné descendant aux niveaux des chambres. L'entrée basse dessert, par une demi-volée descendante, le niveau inférieur où sont aménagés une chambre et un bureau salle de travail prolongé par une terrasse. Une demi-volée montante dessert le second niveau aménagé avec trois chambres et une partie commune prolongée par une terrasse polygonale, formant un appartement indépendant. L'entrée haute, entrée principale mais de dimension réduite, ouvre sur le niveau de vie accessible par une demi-volée d'escalier. La desserte du niveau inférieur des chambres est traitée avec une grande discrétion. Tandis que dès l'entrée, le regard s'élève d'emblée vers la lumière annoncée par le vaste espace aménagé sous charpente, orientant naturellement le parcours vers le haut. L'espace de vie est aménagé sur les trois travées en éventail. Le séjour est dans la travée centrale dont l'espace se développe sur toute la hauteur jusqu'à la toiture et s'ouvre sur le panorama ouvert à 150°. De part et d'autre, la salle à manger prolongée par le coin cuisine à l'est et le petit salon à l'ouest, ouvrent directement sur le séjour installant des échappées visuelles multiples. Chacun de ces deux espaces est surmonté d'une pièce, une chambre à l'est, la bibliothèque "perchoir" à l'ouest, communiquent directement avec le salon. La chambre s'ouvre en retrait sur le séjour par une galerie adossée au mur de refend évidé, à la manière d'un nid perché au sommet d'un arbre. La bibliothèque est au sommet du chalet, placée comme un perchoir panoramique dominant les vues extérieures et la perspective sur le séjour, accessible par une galerie en bois avec garde-corps en tasseaux aux multiples inclinaisons dont le parcours sinueux indépendant de la structure porteuse, révèle la diversité de l'espace sous toiture. Le mur de refend principal, séparant le séjour de la salle à manger, est évidé au maximum de sa matière pour libérer les vues, les passages et la lumière entre les différentes pièces, obtenu par un tracé en arborescence formant un "mur sculpture" au coeur du chalet. Le séjour et le petit salon sont reliés par une cheminée en briques dont le foyer est ouvert de part en part. La toiture est mixte, partagée en deux parties aux versant multiples, les uns inclinés au nord, les autres au sud, dont l'épure général suit le plan en éventail. En couronne de l'éventail, la couverture se compose d'une charpente bois enveloppante aux inclinaisons multiples formant par endroit des "façades toitures" équipées de tuiles de bois. Dans la partie intérieure de l'éventail, les pièces sont couvertes par des dalles de béton armé aux inclinaisons variées et protégées d'une étanchéité et d'un porte neige en planches.

Commentaires d'usage régional

Chalet champignon polygonal, chalet individuel

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Lyon-Caen Jean-François, Salomon-Pelen Catherine

Cadre de l'étude

Recensement du patrimoine des stations de sports d'hiver

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88

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Maison dite chalet Arketa
Maison dite chalet Arketa
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes ; © Ecole d'architecture de Grenoble
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