Établissement thermal dit Bâtiment royal des Bains

Désignation

Dénomination de l'édifice

Établissement thermal

Appelation d'usage

Bâtiment royal des Bains

Titre courant

Établissement thermal dit Bâtiment royal des Bains

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Savoie (73) ; Aix-les-Bains ; place Maurice Mollard ; rue Georges 1er

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Aix-les-Bains

Adresse de l'édifice

Maurice Mollard (place) ; Georges 1er (rue)

Références cadastrales

1728 ; 1879 D 571-572 ; 2004 CD 31

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom de l'édifice

Établissement thermal, Thermes Nationaux

Références de l'édifice de conservation

IA73001191

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1783

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Victor Amédée III (commanditaire)

Description historique

En août 1772, le duc de Chablais, frère du roi Victor Amédée III, fit un séjour à Aix, afin de prendre les eaux dont la renommée ne cessait de croître. Logé à proximité des sources, il fut frappé par l'état de vétusté et le peu de confort des installations existantes, et s´en fit l´écho à la cour de Turin. Le roi lui-même s'arrêta à Aix en 1775 et ne fut pas insensible aux suppliques des syndics d´Aix, concernant l´aménagement des sources. Il commanda les plans d'un bâtiment thermal à l'ingénieur militaire Filippo Nicolis de Robilant. Pour ce faire, celui-ci visita les plus renommés des établissements thermaux d´Europe. Un premier projet incluant les deux sources fut jugé trop coûteux par les intendants généraux du duché qui lui préférèrent un aménagement autour de la source de soufre uniquement. L´architecte Pietro Capellini était associé au projet, et c´est lui qui suivit le chantier, assisté par Félix Louison de Rumilly. L´entrepreneur, Etienne Basso, de la province de Biella en Piémont, fut attributaire du marché. Pour financer le projet, une imposition spéciale fut instituée pour moitié sur l´ensemble du royaume et pour une seconde partie sur le duché de Savoie avec une plus forte proportion pour la ville d´Aix. Les travaux s'achevèrent en 1783. Lors de l´entrée des troupes françaises en Savoie, en 1792, le bâtiment fut dévasté par les soldats de l´armée révolutionnaire qui y étaient logés. A partir de 1800, et après quelques travaux d´aménagement, la division dite des Princes abrita un hôpital militaire, et le reste de l´établissement fut affermé. Sous l´Empire, plusieurs projets de rénovation, d´amélioration, et même d´agrandissement furent étudiés ; celui de l´architecte Trivelly fut même approuvé en 1812, mais aucun n´aboutit, faute de financement. Les seuls travaux de la période française se résument à la construction de deux douches dans la division des Princes et à l´érection d´une fontaine extérieure d´eau thermale. Le bâtiment fut réparé à partir de 1816, grâce à un subside du roi. En 1818, une douche à grande chute fut aménagée dans la division dite d´enfer, jusqu´alors réservée aux indigents. En 1828, l´architecte attaché aux thermes, Joseph Teghil, remplaça le bassin central par six cabinets de bains tempérés, avec trois robinets pour les eaux de soufre, d´alun et les eaux froides. Enfin, en 1855, le bâtiment royal fut englobé dans les nouveaux thermes construits par l'architecte Pellegrini. Une grande piscine pour les hommes fut creusée en 1860, sous le contrôle de l'ingénieur Messonnier, à l'emplacement de la cour et du bassin semi-circulaire. Réhabilité, ce bâtiment est toujours en service aujourd'hui. La façade centrale du bâtiment et le fronton ont été dégagés en 2005, lors de la restauration de la piscine. A cette occasion, des vestiges remontant à l'époque romaine ont été mis au jour à l'avant de cette piscine.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; étage de comble

Typologie du couvrement

Cul-de-four ; voûte d'arêtes ; voûte en arc-de-cloître ; voûte en berceau plein-cintre

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit brisé en pavillon ; toit à longs pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Cet édifice, construit en pierre calcaire et couvert d'ardoises, est implanté sur un terrain en pente d'est en ouest. Il se compose de plusieurs corps de bâtiment disposés, initialement, autour d'une cour fermée. Cette cour a été couverte ultérieurement pour l'aménagement d'une grande piscine centrale incluant le bassin semi-circulaire creusé dans son prolongement. L'ensemble est flanqué, sur son côté gauche, de la division dite d'Enfer réservée aux pauvres et aujourd'hui désaffectée, et sur son côté droit, d'un corps de bâtiment appelé division des Princes, dont les façades antérieure et latérale droite ont été détruites lors des agrandissements successifs. Les cabines de douches de cette division sont couvertes de voûtes en berceau réalisées en brique avec cheminées d'aération. Le corps antérieur du bâtiment principal, flanqué de deux pavillons dans l'angle formant avant-corps, présente une façade d'ordre ionique à quatre colonnes supportant un fronton triangulaire au tympan sculpté. Au centre de cette façade, la porte à encadrement architecturé est elle-même surmontée d'un fronton en arc segmentaire. Seule la façade du pavillon gauche est visible aujourd'hui depuis la rue ; elle est percée de trois baies rectangulaires inscrites dans des encadrements en tables. Celle du corps central, précédée à l'origine d'un perron, se situe à l'intérieur de l'édifice actuel et celle du pavillon droit a disparu. La distribution intérieure s'organise autour de la piscine centrale couverte d'une voûte en berceau à pénétrations prolongée par un cul de four. Un couloir circulaire voûté, ouvert sur la piscine par sept baies rectangulaires, longe sa partie en hémicycle et donne accès à des cabines couvertes de voûtes en arc de cloître ; à l'origine, les cabines de gauche étaient réservées aux hommes et celles de droite aux femmes. A l'arrière, un escalier droit conduit à la division des Princes neufs construite à l'emplacement de l'ancien jardin d'agrément du Bâtiment royal des Bains.

Technique du décor des immeubles par nature

Maçonnerie ; céramique ; mosaïque ; sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme architecturale ; ordre ionique ; colonne ; fronton ; couronne ; armoiries

Description de l'iconographie

Fronton supporté par des colonnes ioniques ; tympan sculpté aux armes couronnées de Victor Amédée III ; piscine ornée de mosaïque et cabines revêtues de céramique.

État de conservation (normalisé)

Remanié

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1986/04/24 : inscrit MH partiellement

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jazé-Charvolin Marie-Reine ; Lagrange Joël ; Combre Clémentine

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88