Pont mobile, pont-levis routier isolé de Montceau (canal du Centre)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Pont mobile

Titre courant

Pont mobile, pont-levis routier isolé de Montceau (canal du Centre)

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Saône-et-Loire (71) ; Montceau-les-Mines

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Bourgogne

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bourgogne

Lieu-dit

Bief 10 du versant Loire-Océan

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Canal du Centre

Partie constituante non étudiée

Poste de commande

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1851, 1871, 1952, 1962

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

La construction d'un pont-levis, sous la direction de l'ingénieur Corjon, est approuvée en 1851. La Compagnie des Mines de Blanzy finance la moitié des travaux du pont, ainsi que le logement du gardien, son chauffage et 150 F de traitement annuel (Archives nationales, F14 6877). Un pont tournant est substitué au pont-levis en 1869, sur la demande de la mairie, qui souhaite également une passerelle. Ces deux éléments "doivent rétablir la communication sur chemin vicinal plus ancien que le canal et coupé par sa construction". Le projet indique un pont-tournant métallique avec chaussée de 2,30 m et trottoirs de 0,75 m en encorbellement sur des consoles. La passerelle doit être ajournée. L'exécution de la partie métallique est confiée à la Compagnie du Creusot (Archives nationales, F 14 5879). Les cartes postales anciennes montrent bien un pont tournant à cet endroit (Musée Niépce, Fonds Combier, 75. 19. 71306. 300), avec une passerelle en dos d'âne en amont, ainsi qu'un poste de commande en aval. Une carte postale (Musée Niépce, Fonds Combier, 75. 19. 71306. 38) montre une passerelle en béton en amont du pont-levis. L'actuel poste de commande, ainsi que le pont-levis, remontent à 1952. La chaussée est large de 7 m et est encadrée par deux trottoirs de deux mètres. Les industries Schneider le réalisent en "acier 42 rivé". Le poids du tablier mobile est compensé par une caisse à lest portée par deux balanciers reliés au tablier par des bielles (projet d'article des ingénieurs Baudet et Deschamps, 1952, Archives départementales de Saône-et-Loire, 1695 W 425). Une maison de pontier est construite pour le "gardien du pont-tournant de Montceau-les-Mines, avec participation financière de la Compagnie des Mines de Blanzy" d'après un plan de l'ingénieur Chabas daté du 7 mars 1871. "[...] la Compagnie des Mines de Blanzy a obtenu sur sa demande et suivant décision ministérielle du 21 mars 1870, d'être exonérée de la part qu'elle payait depuis 1851, dans le salaire du gardien du pont-levis de Montceau-les-Mines (aujourd'hui remplacé par un pont tournant) à la condition qu'elle livrerait à l'Etat pour la construction du logement de cet agent, une surface de terrain de 60 à 70 m et qu'elle resterait chargée des démarches relatives à cette cession, et garderait à sa charge le logement du gardien jusqu'au 11 novembre 1871." "Ils [les ingénieurs] ont dressé le projet de la maison en vue de la construction pendant la campagne prochaine et ses dispositions d'ensemble ne diffèrent de celles du type récemment adopté au Canal qu'en ce que la construction projetée ne comporte pas d'ailes, et que l'accès à la cave au lieu de se faire par un escalier intérieur, se trouvera desservi par une porte de plein pied avec le sol de la rue qui longe la face amont de la maison." Le modèle récent dont il est question est précisé dans certains documents : c'est celui des maisons de la rigole de l'Arroux (Archives nationales, F14 5880). La maison se trouve alors au débouché du pont-tournant sur la rive droite du canal, à droite de la cour des équipages de la compagnie des Mines. Elle est de plan rectangulaire, perpendiculaire au canal (Archives départementales de Saône-et-Loire, 3 S 34). Un marché pour une nouvelle maison de pontier est approuvé en 1962, sur des plans dressé par A. Ruprich-Robert (architecte D.P.L.G. à Montceau-les-Mines), au-dessus des bureaux des Houillères, rue du Gaz (Archives départementales de Saône-et-Loire, 1695 W 145). Elle a disparu avant 1998 (IA71000062).

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Rive droite, en amont, un poste de commande en béton à toit plat accompagne le pont-levis en métal. Une construction métallique située en amont rappelle l'ancienne passerelle en dos d'âne à côté de l'ancien pont basculant et permet le passage de tuyaux.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2012

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Lestienne Cécile, Malherbe Virginie, Lallement Aurélie

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (canaux de Bourgogne)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire
17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55

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pont mobile, pont-levis routier isolé de Montceau (canal du Centre)
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