Sanatorium, puis établissement médical et de cure de Munster-Haslach

Désignation

Dénomination de l'édifice

Sanatorium, établissement médical

Titre courant

Sanatorium, puis établissement médical et de cure de Munster-Haslach

Localisation

Localisation

Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Munster ; 19 route de Haslach

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Munster

Lieu-dit

Haslach

Adresse de l'édifice

Haslach (route de) 19

Références cadastrales

1983 07

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Maison, ferme, fabrique en belvédère

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1912

Commentaires concernant la datation

Datation par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La construction des bâtiments du sanatorium à Haslach a été entreprise à partir de 1912 et s'est poursuivie après la Première Guerre mondiale. Elle a été permise grâce à la cession gracieuse par la ville de Munster d'une parcelle de près de quatre hectares à la Caisse des Pensions des Chemins de fer de l'Etat (par acte notarié du 12 février 1913). L'établissement de cure a été ouvert en 1924. Il était destiné en priorité à soigner les agents de la SNCF adhérents à la Caisse, de sexe masculin et âgés de plus de quinze ans. Il pouvait accueillir également, sous réserve de places disponibles, des malades d'autres régimes de la Sécurité Sociale. D'une capacité de 125 lits, il était agréé pour le traitement des affections pleuro-pulmonaires. Le 10 mars 1927, la Caisse des Pensions a cédé l'établissement à la Caisse de Maladie d'Alsace-Lorraine, qui avait financièrement assuré l'achèvement des travaux de construction après la Grande Guerre. La Caisse de Maladie en est restée propriétaire jusqu'au 31 décembre 1991. La "Maison de santé médicale et de cure de Haslach", suite à protocole d'accord entre le président de la Caisse de Maladie et la direction du personnel de la SNCF (3 juillet 1991), est cédée alors à la SNCF pour être gérée par sa Caisse de Prévoyance et de Retraite. L'établissement devient un établissement médical et de cure privé à but non lucratif pour hommes et femmes de plus de 15 ans.
Destiné d'abord uniquement au traitement de la tuberculose pulmonaire, le sanatorium de Haslach est reconverti en octobre 1972 en un établissement de santé médicale et de cure du fait de la régression de la tuberculose. Il disposait de 50 lits de convalescence et de 61 lits réservés aux malades tuberculeux. Cette reconversion s'est accompagnée de l'introduction de la mixité des malades. En décembre 1985, la capacité d'accueil a été réduite à 90 lits (75 lits pour convalescents et 15 pour les tuberculeux).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie, enduit, essentage d'ardoise

Matériaux de la couverture

Tuile en écaille, cuivre en couverture

Description de l'élévation intérieure

Rez-de-chaussée, 3 étages carrés, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, croupe polygonale

Commentaire descriptif de l'édifice

A 670 m. d'altitude, le site du sanatorium est composé de plusieurs bâtiments agencés sur deux terrasses superposées. La terrasse supérieure est occupée par le bâtiment principal des soins, accessible par deux voies à l'Ouest et à l'Est. La terrasse inférieure comprend deux maisons d'habitation symétriques reliées par une galerie de cure couverte et, isolés sur le côté Ouest, un grand bâtiment rectangulaire et une ferme avec ses dépendances. Elle est accessible par une voie à l'Est. Un bâtiment à toit en terrasse, abritant une piscine, fait la jonction entre la galerie inférieure et le bâtiment principal. De plan rectangulaire, le bâtiment principal est construit en maçonnerie enduite avec les encadrements des ouvertures en pierre artificielle. Il est protégé par un toit à longs pans et croupes couvert de tuiles en écaille (en pose couronnée). Un rang de lucarnes à fronton cintré perce le comble. L'élévation antérieure du bâtiment donnant sur la vallée comporte 13 travées de fenêtres, dont trois ajourent un avant-corps médian de plan semi-circulaire. Celui-ci est dominé par un fronton cintré en maçonnerie à entablement débordant sur consoles. Deux tourelles semi-circulaires à trois travées d'ouvertures marquent les angles de cette élévation, sous des croupes polygonales couvertes de cuivre. L'avant-corps médian se développe sur les trois niveaux inférieurs, percé de la porte d'entrée principale à fronton curviligne décoré (inscription sur le tympan : "SNCF / Région Est. / Caisse de Maladie / de l'ancien réseau A.L"). Il est couvert par une terrasse accessible depuis le troisième étage. L'élévation postérieure du bâtiment principal déploie 14 travées de fenêtres (dont deux à trois formes). Les élévations latérales comportent deux travées d'ouvertures avec une porte d'entrée chacune. Les fenêtres des trois niveaux inférieurs du bâtiment sont réunies sous un arc en plein-cintre et divisées par deux montants. Les fenêtres rectangulaires du 3e étage sont en triplet.
Sur la terrasse inférieure, les maisons d'habitation sont identiques en élévation, bâties en maçonnerie enduite sous un toit à croupes couvert de tuiles en écaille. Elles comportent un rez-de-chaussée et un étage essenté d'ardoises. Un avant-corps sous toit à croupes brisées est placé contre l'élévation donnant sur la galerie de cure. Celle-ci comporte deux niveaux, soit un rez-de-chaussée percé de fenêtres en plein-cintre et un 1er étage ajouré d'un bandeau de fenêtres rectangulaires. Elle est protégée par un toit à deux pans. Son élévation à 21 travées est marquée par un ressaut médian de 9 travées (piscine). La ferme comprend logis et dépendances en maçonnerie, disposés en U autour d'une cour. Son logis dispose d'un sous-sol et d'un étage en surcroît.
La propriété est largement arborée (pins et sapins). Elle comprend aussi à l'arrière du bâtiment principal une fabrique en belvédère établie sur le réservoir d'eau de l'établissement. Sa structure en bois et planches sur poteaux repose sur un soubassement en blocs de granite gris.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Ornement à forme animale : bélier ; ornement à forme végétale : feuille

Description de l'iconographie

Le fronton de la porte d'entrée Sud du bâtiment principal repose sur deux consoles en pierre artificielle sculptées de têtes de bélier. Le tympan du fronton est encadré par une frise de feuilles.

Commentaires d'usage régional

Avant-corps,tympan,baie en plein-cintre,baie en triplet,fronton

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À étudier

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Raimbault Jérôme, Brunel Pierre

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel
Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31