Maison de retraite Saint-Charles

Désignation

Dénomination de l'édifice

Orphelinat, école, maison de retraite

Appelation d'usage

Institut médico-pédagogique

Destination actuelle de l'édifice

Établissement médical

Titre courant

Maison de retraite Saint-Charles

Localisation

Localisation

Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Schiltigheim ; 29, 31 rue Saint-Charles

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Alsace

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Communauté urbaine de Strasbourg

Canton

Schiltigheim

Lieu-dit

Centre ville (quartier du)

Adresse de l'édifice

Saint-Charles (rue) 29, 31

Références cadastrales

1990 : 30

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Piscine, jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

1er quart 20e siècle, 2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1855, 1903, 1956, 1971

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Spitz François Charles (commanditaire)

Description historique

L'orphelinat fut l'oeuvre du chanoine François Charles Spitz (1808-1880), archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg et supérieur de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Strasbourg de 1844 à sa mort. Celui-ci acquit la propriété de 1855 à 1877 are après are : 4 hectares réunis en 1855 permirent la création d'un verger et d'un potager. L'orphelinat s'installa de manière provisoire dès février 1857 dans les bâtiments de la ferme avec école et chapelle. Les bâtiments de l'ancien orphelinat et la chapelle Saint-Charles, plus connus sous le nom de "couvent Saint-Charles," ont été réalisés par les architectes strasbourgeois Eugène Petiti et Gustave Klotz en 1867-1869. En 1870, l'orphelinat comptait 95 enfants. A partir de 1871, seuls les garçons de plus de neuf ans y furent admis. Le 1er avril 1878, la Congrégation des Soeurs de la Charité de Strasbourg reçut l'établissement Saint-Charles et son clos de 16 hectares en pleine propriété. L'établissement semble avoir été peu touché par la guerre de 1870 : seule une grange avec remise et bûcher fut incendiée. L'orphelinat fut fermé en 1914-1918 et les bâtiments occupés par des militaires. De 1920 à 1925, il devint une école primaire communale. La partie sud du clos a été amputée en 1925 par la construction et le lotissement de la rue Jean-Jaurès. De 1939 à 1945, 66 garçons furent évacués en Haute-Vienne et l'établissement occupé. Dès 1945, l'orphelinat devint une maison de retraite. En 1956, la maison familiale Notre-Dame des Anges fut bâtie par l'architecte Antoine Pfirsch pour y accueillir des enfants dyslexiques et leurs familles ; elle prit le nom d'Institut médico-pédagogique en 1959. Un nouvel internat pour enfants fut bâti par l'architecte Kubler en 1992 à l'emplacement du verger, le bâtiment de 1956 demeurant école. La ferme et ses différents bâtiments furent rasés en 1968, à l'exception d'un bâtiment d'exploitation converti en salle de sports et de travaux manuels, finalement rasé en 1994 pour dégager l'accès de la maison de retraite. Cette dernière a été construite par Antoine Pfirsch en 1971 à l'emplacement de l'ancienne grange de la ferme ; la piscine de rééducation a disparu en 1997, au profit des nouvelles cuisines de la maison de retraite rénovée par le cabinet d'architectes Roland Hoernel et Corinne Nisse à Strasbourg. La maison du jardinier et un bâtiment préfabriqué sont désaffectés. Le gymnase des Malteries a été construit en 1994 par l'architecte schilickois Francis Parent à l'emplacement du potager cultivé jusqu'en 1989.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Maçonnerie, enduit, grès

Matériaux de la couverture

Ardoise, tuile mécanique, tuile plate

Typologie de plan

Plan régulier

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Commentaire descriptif de l'édifice

Le plan de masse de 1877 de Klotz et Petiti montre un ensemble de 9 bâtiments regroupés sur deux cours intérieures, alignés sur la rue Saint-Charles, au nord d'un vaste enclos. Ce plan montre un ensemble comprenant un orphelinat et une exploitation agricole contigus dotés chacun de leur propre cour, les 9/10e de l'enclos étant une réserve foncière réservée à l'agriculture. L'orphelinat comprenait alors 3 bâtiments plus la chapelle, et l'exploitation agricole 5 bâtiments. Le clos Saint-Charles comprend aujourd'hui 5 immeubles d'habitation, une chapelle, un cimetière, une école, un gymnase et deux maisons de fonction.

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

Ensemble unique d'un clos conventuel implanté à l'origine en pleine campagne, qui a évolué avec le temps. Les bâtiments les plus anciens ont conservé leur aspect d'origine.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Paillard Elisabeth, Haegel Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31