Phare de la Canche aussi appelé Phare du Touquet (Etablissement de signalisation maritime n°74/000)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare de la Canche aussi appelé Phare du Touquet (Etablissement de signalisation maritime n°74/000)

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Pas-de-Calais (62) ; Le Touquet-Paris-Plage ; allée des Mésanges

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Subdivision de Boulogne-sur-Mer

Canton

Etaples

Adresse de l'édifice

Mésanges (allée des)

Références cadastrales

1993 AM 107

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Canche (au sud de l'embouchure de la)

Partie constituante non étudiée

Jardin, maison, logement, passerelle

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu 19e siècle, milieu 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1845, 1948

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Il existait en 1805, à la Canche 2 petits feux d'une douzaine de mètres de hauteur et séparés de 23 m l'un de l'autre sans doute installés vers 1801. Les appareils se composaient d'un réverbère avec 6 réflecteurs sphériques et 6 mèches plates. En 1836, on y installa deux appareils sidéraux. Avec l'importance de la navigation de la Manche et l'éloignement des feux de Gris-Nez et de l'Ailly, on chercha à y installer un signal qui ne pouvait être confondu avec les feux voisins. On construisit de 1845 à 1851, les deux tours jumelles du premier phare de la Canche. Le coût s'est élevé à 488 000F et les appareils : 98 400F. Il fait partie des premiers feux électrifiés au moyen d'une lampe à arc actionnée par des magnéto-génératrices. C'est-à-dire : La Hève, 2 feux fixes, phare Sud allumé le 26 décembre 1863 (éteint en 1893). Phare Nord allumé le premier septembre 1865. Gris-Nez, à éclat toutes les trente secondes, allumé le 15 février 1869. La Palmyre, rouge et vert alternativement, allumé le 3 novembre 1881. Le Planier, 3 éclats blancs et rouges, allumé le premier décembre 1881. Les Baleines, 4 éclats blancs, allumé le premier octobre 1882. Calais, 4 éclats blancs, allumé le premier octobre 1883. La Canche, 2 feux fixes, allumés le 15 octobre 1884. Dunkerque, 2 éclats blancs, allumé le premier octobre 1885. - 15 octobre 1884 : les deux feux fixes sont électrifiés au moyen de deux locomobiles Rouffet et de 4 magnétos Méritens pour un total de 214 000 francs - 16 septembre 1899 : feu provisoire sur la tour Nord - 15 juillet 1900 : la tour Nord sera éteinte et peinte en noir. Les deux tours sont détruites par les troupes allemandes le 2 septembre 1944 au moyen de charges d'explosifs. La tour sud est sectionnée à une hauteur de 15 mètres au dessus du sol et la tour Nord est entièrement écroulée. Les optiques de ces deux phares avaient par note et transport confidentiel été démontées et stockées dans le dépôt des phares en même temps que l'optique de Berck. Un feu provisoire est installé sur le beffroi de l'hôtel de ville dès octobre 1944. - 1er projet par Louis Quételart : 22 août 1947. Marché du 26 et 30 septembre 1947 pour l'Entreprise du Génie Civil de Lens. Travaux terminés en 1952 avec près de 3 ans de retard imputables à la fabrication des briques des parements. - septembre 1951 : allumage du feu, mêmes caractéristiques, sur une seule tour octogonale à faces concaves en briques de 57, 6 m de hauteur Au fil des ans le phare s'avère être une passoire. Le fût constitué de 1, 50 m de briques creuses laisse passer par temps pluvieux des tonnes d'eau que l'on doit écoper à la base du phare. Une première tentative d'imperméabilisation a été faite en 1955 et une autre très importante en 1973. Toutefois, le phare reste encore à ce jour un bel aquarium.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton armé, brique, pierre

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre

Commentaire descriptif de l'édifice

- Description architecturale : 1er phare : Hauteur au dessus de la mer : 53, 75 m. Taille générale : 54 m Hauteur focale : 52 m. Description : Tours jumelles octogonales en briques et pierres de taille, disposées sur une ligne Nord-Sud à 250 mètres de distance l'une de l'autre. Chaque tour est élevée en saillie sur la façade d'un bâtiment en forme de croix à trois branches. Couronnement par des consoles assemblées par des arcs supportant une balustrade à dés ajourés. Fenêtres rectangulaires. Au milieu des tours se trouve une maison qui contient le logement du maître de phare et deux chambres réservées. Terrain clos de murs. (La maison existe toujours au pied du nouveau phare). 2e phare : Hauteur au dessus de la mer : 67, 15 m. Taille générale : 57, 6 m. Description : Tour octogonale à faces concaves en béton et briques surmontée d'une couronne en béton apparent supportant la partie lanterne. Marbre du Boulonnais et briques et béton. Escalier béton dans le fût. Intérieur couvert de panneaux de briques. Bâtiments dans le jardin, annexes, salles des machines, logements. Terrain 9062 m2. - Description technique : 1ère optique : 01 janvier 1852 : deux feux fixes blancs focale 0, 92 m. Autres optiques : 15 octobre 1884 : 2 feux électriques fixes de focale 0, 30 m dans les tours.15 juillet 1900- optique double focale 0, 30 m sur la tour Sud, la tour Nord est éteinte. Feu à 2 éclats 10 secondes. 1951- optique double focale 0, 30 m BBT. Feu blanc à deux éclats groupés 10 secondes dans la nouvelle tour. Cuve à mercure : Sautter-Harlé 1900. Cuve à mercure : BBT (pissotière) 1951. Combustibles : Huile végétale : 1852. Huile minérale : vers 1875. Electrification : 1884. Automatisation : 2001. - Etat actuel : Optique double tournante à 2 éclats groupés. Focale 0, 30 m de 4 panneaux en verre taillé. Feu blanc à 2 éclats groupés 10 secondes. Portée 25 milles. Cuves à mercure type Pissotière BBT à plateau de 2, 20 m. A l'intérieur de la cuve : ancienne machine de rotation universelle BBT et nouvelle machine 40/50W à deux moteurs. Phare automatisé en 2001. Lampe halo de 250w x2. Lanterne métallique de Ø 4 m à murette métallique et passerelle de visite. Montants verticaux et deux rangs de vitrage cylindrique.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dreyer Francis, Fichou Jean-Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire des phares

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

VISMER-PHARES-BRIQUEL ; VISMER-PHARES-ARCHI ; VISMER-PHARES-FORME-POLYG ; VISMER-PHARES-LOCA-TERRE

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Vue éloignée des deux phares
Vue éloignée des deux phares
Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN-GP
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