Usine de produits chimiques Mohr, puis Salignat et Cie ; puis sucrerie Agricole de Ribécourt ; puis usine d'engrais de la Société des Engrais Chimiques et Organiques (S.E.C.O.)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de produits chimiques, sucrerie, usine d'engrais

Appelation d'usage

Usine de produits chimiques Mohr ; Salignat et Cie ; Sucrerie agricole de Ribécourt ; Usine d'engrais de la Société des Engrais Chimiques et Organiques (Seco)

Titre courant

Usine de produits chimiques Mohr, puis Salignat et Cie ; puis sucrerie Agricole de Ribécourt ; puis usine d'engrais de la Société des Engrais Chimiques et Organiques (S.E.C.O.)

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Oise (60) ; Ribécourt-Dreslincourt ; rue Séverine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Oise

Canton

Ribécourt-Dreslincourt

Adresse de l'édifice

Séverine (rue)

Références cadastrales

1982 AL 36

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Canal latéral de l'Oise

Partie constituante non étudiée

Voie ferrée, atelier de fabrication, hangar industriel, entrepôt industriel, magasin industriel, chaufferie, cheminée d'usine, bureau d'entreprise, conciergerie, logement d'ouvriers

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1865, 1924

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par tradition orale

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le site est d'abord occupé par une usine de produits chimiques, fondée en 1865 par Fleuriet et Mohr. L'établissement produit de l'acide sulfurique et muriatique, du sulfate de soude, du chlorure de sodium et du phosphate de chaux. L'activité est poursuivie par Salignat et Cie entre 1869 et 1885, période durant laquelle les logements ouvriers sont édifiés. En 1886, l'usine est convertie en sucrerie et porte la raison sociale Radot et Cie, avant de devenir, vers 1893, la S. A. Sucrerie Agricole de Ribécourt. En 1902, elle appartient à Léon Labbé, qui la vend en 1911 à la société Wittouck. C'est à cette date qu'elle prend le nom de Sucrerie de Ribécourt. Au cours de la Première Guerre mondiale, plusieurs bâtiments sont endommagés, comme le grand atelier central. Ce dernier est reconstruit entre 1924 et 1928, grâce aux indemnités de dommages de guerre et l'apport du financier Zlatopolski qui, rachète la sucrerie à cette époque. Par la suite, le site connaît une nouvelle vocation en devenant dans les années 1960 une usine d'engrais dénommée S. E. C. O. (Société des Engrais Chimiques et Organiques). Celle-ci constitue l'une des principales usines de la région Picardie dans ce secteur. De cette dernière période datent les extensions importantes pour les bâtiments de fabrication au nord, et ceux destinés au stockage au sud. 1865 : combustion du souffre, grillage du pyrite de fer et installation d'une machine à vapeur. 1872 : 4 chambres de plomb, 4 fours à sulfate de soude. 1962 : plus de 200 salariés. 1995 : 91 salariés.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique, essentage de tôle, béton, parpaing de béton

Matériaux de la couverture

Tôle ondulée, matériau synthétique en couverture, ciment en couverture

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, toit bombé, terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Site desservi par un embranchement ferroviaire et une voie navigable. La halle de fabrication du sucre est le seul bâtiment ancien conservé, intégré actuellement à l'ensemble de stockage. Il est construit en charpente métallique hourdé de brique et comporte deux étages carrés. Sa toiture est à longs pans et pignons couverts. Il est précédé au nord de quatre longs ateliers construits en parpaing de béton et essentage de tôle, également dotés de toits à longs pans. Le premier d'entre eux, plus vaste est coupé dans sa partie centrale d'un volume perpendiculaire, couvert en terrasse, et abritant l'atelier de granulation et une partie de l'expédition. Au sud, la halle de stockage des engrais adopte un couvrement bombé, caractéristique de cette destination. Enfin, les logements d'ouvriers sont en rez-de-chaussée, construits en brique, avec toiture à longs pans et pignons couverts.

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

Site classé Seveso. Visite refusée.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1990

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dufournier Benoît, Fournier Bertrand

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Arrdt_compiegne

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens